Qu’est-ce qui empêche 
que je sois baptisé ?

Dans un numéro récent de Chemin de Vérité, nous avons tiré des leçons de la conversion de l’eunuque éthiopien, dont le récit est préservé pour nous en Actes 8.26-40. L’évangéliste Philippe trouva cet homme en train de lire une prophétie du livre d’Ésaïe, « et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus » (v. 35). Ayant compris à travers l’enseignement de Philippe qu’il avait besoin d’être baptisé, et voyant qu’il y avait suffisamment d’eau à proximité, l’eunuque posa la question qui servira de titre à cette étude : Qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ?

Philippe avait sans aucun doute enseigné, et l’eunuque avait bien compris, ce que Jésus avait dit avant de remonter au ciel après sa résurrection : « Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16.15,16). Philippe avait, de toute évidence, prêché de la même manière que l’apôtre Pierre, qui ordonna à ceux qui avaient cru à sa prédication le jour de la Pentecôte : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés » (Actes 2.38). L’eunuque avait naturellement saisi le caractère urgent de son besoin, cette urgence qu’Ananias avait tenté de communiquer à Saul de Tarse quand il lui dit : « Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur » (Actes 22.16).

Mais il arrive que certaines personnes qui ont compris le sens et la nécessité du baptême pour leur salut ne pensent pas pouvoir le recevoir. Elles croient, à raison ou à tort, qu’il existe des obstacles à leur obéissance. Certains de ces « obstacles » n’existent que dans l’esprit, alors que d’autres, qui sont quand même réels, peuvent être enlevés par les concernés.

Un manque de foi

Pour répondre à la question de l’eunuque, Philippe a indiqué clairement que s’il n’avait pas la foi en Christ, il ne pourrait pas être baptisé : « Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible » (Actes 8.37). Jésus avait bien dit, en effet : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé. » La foi est la base de tout, le point de départ. Que l’on soit baptisé ou pas, les paroles de Christ, « si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés » (Jean 8.24), s’appliquent toujours. Si vous ne pouvez pas dire sincèrement, comme l’eunuque : « Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu » (Actes 8.37), le baptême ne vous servira à rien. Vous ne remplissez pas la première condition pour recevoir le baptême.

Voilà une raison pour laquelle, si vous avez été « baptisé » en tant que bébé, vous n’avez pas vraiment été baptisé. Vous avez subi une cérémonie avec de l’eau, mais cette expérience ne correspond pas au baptême biblique. Même si la forme de votre baptême était conforme à l’enseignement de la Bible, c’est-à-dire que vous avez été immergé dans l’eau, sans la foi ce n’est pas ce que la Bible appelle « baptême ». Vous avez été mouillé, et c’est tout.

Si vous n’êtes pas sûr que vous croyez que Jésus est le Fils de Dieu, lisez encore la Bible, et surtout les Évangiles. Jean dit à la fin de son Évangile : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20.31), et Paul dit en Romains 10.17 : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. »

Un manque de repentance

Une autre condition pour recevoir le baptême, c’est la repentance. Si vous n’êtes pas prêt à vous repentir, cela devrait vous empêcher d’être baptisé.

La repentance n’est pas le simple remords, bien que « la tristesse selon Dieu produit [la] repentance » (2 Corinthiens 7.9,10). La repentance n’est pas le changement de vie, car ce changement est le « fruit digne de la repentance » (Matthieu 3.8), c’est le résultat. La repentance est la décision sincère que l’on prend d’abandonner ses péchés ; c’est une résolution de faire de son mieux pour vivre désormais dans la soumission envers Dieu, dans l’obéissance à sa Parole. Pour que le baptême soit valable, la repentance est aussi nécessaire que la foi.

Nous avons déjà cité les paroles de Pierre en Actes 2.38 : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé pour le pardon de vos péchés. » La foi et le baptême sont des conditions de salut, mais la repentance en est une aussi. « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés » (Actes 3.19). « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice » (Actes 17.30,31).

Si vous êtes conscient de péché dans votre vie auquel vous n’avez pas l’intention de renoncer, vous n’êtes pas apte au baptême. La personne, par exemple, qui vit dans le concubinage, la polygamie, le libertinage sexuel ou une relation adultère, et qui ne s’engage pas à abandonner ces péchés ne devrait pas cacher sa pensée et persister à demander le baptême. Il serait inutile de procéder au baptême dans un tel cas. L’apôtre Pierre décrit ainsi ceux qui se font purifier du péché, mais qui se plongent de nouveau dans « les souillures du monde » :

« Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. » (2 Pierre 2.21,22)

Jésus a comparé la personne qui pense devenir son disciple à celui qui se propose de construire un bâtiment :

« Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pas pu achever ? » (Luc 14.28-30)

Ainsi, la personne qui veut devenir chrétienne, mais qui n’a pas, par exemple, l’intention de participer fidèlement à la vie de l’Église (Hébreux 10.25,26), à laquelle le Seigneur ajoute ceux qui sont sauvés (Actes 2.47), le corps du Christ que nous formons à partir de notre baptême (1 Corinthiens 12.13) – cette personne ne se soumet pas encore à la volonté de Dieu et n’est donc pas prête pour le baptême.

La réaction des autres

Trop souvent, des gens qui ont compris leur besoin d’être baptisés craignent ce que les autres diront ou feront. Dans certains cas, les autres membres de la famille ne croient pas en Christ et ne veulent pas que l’un des leurs accepte l’Évangile, soit parce que ce ne serait pas dans son intérêt, soit parce qu’ils pensent à l’honneur de la famille au sein de leur communauté. Dans d’autres cas, la famille se considère chrétienne, et les membres sont profondément blessés de ce que l’enfant à qui ils croyaient avoir donné la bonne éducation spirituelle accepte une doctrine différente. Quelle que soit la situation précise, certaines familles exercent une pression énorme sur celui dont la conscience le pousse au baptême. Elles le boudent ou elles crient sur lui ; elles le privent d’assistance ou elles le déshéritent ; dans certains cas extrêmes, des familles font mourir celui ou celle qui ose quitter la religion familiale.

Même quand la personne qui pense se faire baptiser ne dépend pas matériellement de sa famille, il est difficile de se voir rejeter par ceux qu’on aime. Mais Jésus est catégorique : il n’accepte pas la deuxième place. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10.37). Nos actions révèlent ce qui nous importe le plus. Par exemple, certains des chefs juifs ont cru en Jésus, « mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue » (Jean 12.42). Qu’ils l’aient reconnu ou pas, leur problème, selon le verset suivant, était ceci : « Ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. » Nous devons parfois nous demander à qui nous cherchons à plaire. Quant à l’apôtre Paul, il a bien fait son choix : « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire ou celle de Dieu ? […] Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ » (Galates 1.10).

Il y a des gens qui veulent, plus que tout, être acceptés et appréciés par les autres, mais la faveur des hommes ne donne pas le bonheur dans cette vie, et elle aura encore moins d’utilité au Jugement dernier. Le but de notre existence est de faire la volonté de celui qui nous a créés et de lui plaire.

Les parents décédés

Parfois, ce n’est pas seulement les membres de la famille encore en vie qui découragent l’obéissance au commandement du Seigneur ; certaines personnes hésitent à se faire baptiser parce qu’elles pensent à des parents ou des grands-parents morts qui n’ont pas été baptisés. Elles se disent que ce serait un acte de déloyauté envers leurs aïeux que de recevoir un baptême que ces bien-aimés n’ont pas connu ou n’ont pas accepté. Ils étaient pourtant de braves gens, voire même des personnes pieuses qui aimaient Dieu.

Prenons d’abord le scénario où l’on ne leur a jamais enseigné pleinement ce que la Bible enseigne au sujet du baptême ; ils ne comprenaient pas son vrai sens. Nous n’avons aucun besoin de nous mettre à la place de Dieu et de prononcer leur sort éternel ; nous avons simplement le devoir d’enseigner fidèlement aux vivants ce que la Parole de Dieu ordonne et d’y obéir nous-mêmes. Mais supposons que ces personnes étaient maintenant privées de toute espérance de vie éternelle à cause de leurs péchés, n’ayant pas obéi à la vraie doctrine pour obtenir le pardon de ces péchés. Ne pensez-vous pas que, s’ils avaient connu la vérité, étant des gens sincères et justes, ils auraient obéi à cette vérité ? Si oui, nous marchons quand même dans les traces de leur soumission pieuse quand nous obéissons à l’ordre de nous faire baptiser. (D’ailleurs, nous ne nous abstenons pas des avantages terrestres, tels que la médecine moderne, les téléphones cellulaires, les voitures et les avions, parce que nos ancêtres n’ont pas pu en jouir. Pourquoi donc nous passer des biens célestes ? En quoi est-ce que cela ferait honneur à qui que ce soit ?)

Même si nos parents n’étaient pas très spirituels pendant leur vie sur terre, même s’ils entendirent et rejetèrent la Vérité de leur vivant, pensez-vous vraiment qu’ils voudraient que leurs enfants et petits-enfants les rejoignent inutilement dans un lieu de châtiment ? Dans l’Évangile de Luc, Jésus a raconté l’histoire d’un homme riche qui avait mené une vie plutôt égoïste et qui, après sa mort, s’est retrouvé dans une souffrance atroce au séjour des morts. Voyant le patriarche Abraham à l’autre côté d’un abîme infranchissable, avec un pauvre nommé Lazare, qui était consolé des maux qu’il avait supportés pendant sa vie, l’homme riche fit cette demande : « Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments » (Luc 16.27,28). Qu’il ait la possibilité d’un soulagement pour lui-même ou pas, cet homme perdu ne voulait pas que les membres de sa famille soient perdus comme lui.

De fausses conceptions

D’autres personnes ne se font pas baptiser ou tardent à le faire parce qu’ils ont diverses idées erronées. Par exemple, elles pensent qu’il faut avoir une large connaissance de la Bible avant d’être qualifié pour le baptême. Cette idée est appuyée par la pratique de certaines dénominations qui imposent des cours de baptême de quelques mois, ou même des années. À la fin du cours et avant d’accéder au baptême, le candidat doit apprendre par cœur les Dix commandements, les noms des douze apôtres ou d’autres informations bibliques. On ne remarque pas que, dans le livre des Actes, la plupart des convertis furent baptisés après avoir entendu un seul message au sujet du Christ. Il y avait forcément plein de choses qu’ils ne connaissaient pas encore. Mais cela s’accorde avec ce que Jésus a commandé en Matthieu 28.19,20 :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. »

Remarquez que Jésus parle d’enseigner avant de baptiser (faire des disciples), de baptiser, et puis d’enseigner encore. Logiquement, avant de s’engager à être disciple de Jésus, on doit comprendre que l’on a désespérément besoin de lui (parce qu’on est pécheur et parce que le Fils de Dieu est le seul Sauveur), on doit « s’asseoir et calculer la dépense », ou mesurer l’engagement qui est demandé (Luc 14.28-30), et l’on doit comprendre le vrai sens de l’acte que l’on s’apprête à poser (le baptême). Mais il est clair que l’enseignement essentiel pour ces choses peut se dispenser en une seule séance, puisque plusieurs récits le confirment :

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ 3 000 âmes. » (Actes 2.41)

« Comme ils continuaient leur chemin, ils rencontrèrent de l’eau. Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? […] Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque. » (Actes 8.36-38)

« Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. » (Actes 16.32,33 – le geôlier philippien)

Après le baptême en Christ (où a lieu la nouvelle naissance, selon Jean 3.1-5), une personne est une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17), un nouveau-né spirituel qui a besoin de l’aliment spirituel de la Parole de Dieu : « Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut » (1 Pierre 2.2). C’est ainsi qu’après la conversion des Juifs le jour de la Pentecôte, « ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres » (Actes 2.42). Il n’était pas nécessaire de tout savoir avant le baptême, car après, on devait leur enseigner à observer tout ce que le Seigneur avait ordonné.

D’autres personnes pensent à tort qu’il faut avoir déjà surmonté presque tous les péchés dans leur vie avant de procéder au baptême, et encore, certaines dénominations appuient cette fausse idée en faisant attendre les candidats pour qu’on observe leur conduite pendant des mois ou des années avant de les approuver. Les mêmes versets que nous venons de voir concernant ceux qui recevaient le baptême juste après avoir entendu l’Évangile montrent que cette pratique n’est pas biblique. D’ailleurs, c’est lors du baptême que l’on reçoit le don du Saint-Esprit (Actes 2.38), qui nous aide à vivre la vie chrétienne. S’il fallait atteindre la quasi-perfection avant de recevoir le baptême, c’est que finalement le don du Saint-Esprit ne servirait pas à grand-chose. Non, si l’on veut être baptisé, il faut se résoudre à chercher la conformité parfaite à la volonté de Dieu, sachant que cette recherche se poursuivra, avec l’aide de Dieu, tout au long de sa vie chrétienne. Le baptême ressemble plus à l’inscription dans l’école de Dieu qu’à la cérémonie de remise de diplômes.

Beaucoup pensent que le baptême doit avoir lieu dans certaines circonstances « sacrées », dans une chapelle ou cathédrale, administré par un membre du clergé, avec des habits « appropriés » (soutane ou robe blanche) et suffisamment de pompe. La date doit être choisie avec soin, bien à l’avance, et des personnes importantes devraient être présentes pour y assister. Mais l’eunuque a été baptisé sur-le-champ au bord de la route sur laquelle il voyageait. Et aucun récit d’un baptême dans le Nouveau Testament ne mentionne ces différentes circonstances qui sont aujourd’hui considérées comme étant essentielles au baptême.

Des obstacles créés par les Églises

Enfin, ce sont parfois les Églises elles-mêmes qui empêchent d’être baptisés ceux qui le désirent. Dans la plupart des dénominations, un baptême n’est pas reconnu s’il n’a pas été administré par une personne autorisée – un prêtre ou un « pasteur titulaire ». J’ai connu une Église protestante dans un village en Afrique où une centaine de croyants avaient attendu le baptême depuis 10 ans pour la simple raison que le pasteur n’était pas venu de la ville pour organiser la cérémonie. Le prédicateur, qui n’était pas un pasteur « ordonné », n’osait pas les baptiser, car son Église ne le lui permettait pas. Mais la Bible n’enseigne nulle part que seuls certains individus ont le droit de plonger dans l’eau au nom de Jésus ceux qui ont cru et qui se sont repentis. Tous les chrétiens à Corinthe avaient été baptisés (Actes 18.8; 1 Cor. 6.11; 12.13), mais ce n’était pas l’apôtre Paul qui les avait immergés (1 Cor. 1.14-17). Pour Paul, il n’était pas important de savoir qui administrait le baptême – c’est celui qui reçoit le baptême qui compte. La Bible ne parle même pas de « clergé ». On n’a pas besoin de demander si l’homme qui baptise est « ordonné » pasteur ou prêtre, puisque n’importe quel chrétien peut obéir à l’ordre de baptiser (Matt. 28.19). Il faut plutôt demander si celui qui est baptisé croit en Jésus de tout son cœur et s’il se repent de ses péchés.

Les Églises font fréquemment attendre des candidats au baptême jusqu’à une date fixée pour baptiser tout un groupe ensemble, parfois en période de Pâques ou d’une autre fête. On pense que baptiser plusieurs à la fois fait joli et rend la cérémonie plus impressionnante, en plus du fait que c’est commode. Mais cette façon de faire révèle une grave erreur dans la manière de comprendre le baptême, et donc inévitablement d’enseigner sur le baptême. Elle révèle que cette Église ne croit pas ce que la Bible dit sur le but du baptême, qui est le pardon des péchés, le salut (Marc 16.16; Actes 2.38; 22.16; etc.). Si l’on comprenait cet aspect fondamental du baptême, on reconnaîtrait aussi son urgence et ne mettrait pas les âmes en péril par le fait de tant reporter leur obéissance à l’Évangile. Si ce qui vous empêche d’être baptisé, c’est la pratique que nous venons de décrire, vous ne cherchez pas le baptême là où il faut.

Qu’est-ce qui VOUS empêche d’être baptisé ?

Comme nous l’avons vu, certains obstacles au baptême ont été créés par des hommes, et vous n’avez aucun besoin de les permettre de vous empêcher d’être sauvé. D’autres obstacles, tels qu’un manque de foi ou de repentance, sont réels, mais vous avez la possibilité de les balayer – le choix est à vous.

Si vous voulez être lavé de vos péchés par le sang précieux de Jésus, vous avez besoin d’être baptisé, immergé dans l’eau à l’image de sa mort, son ensevelissement et sa résurrection. Le baptême seul ne sauve pas, mais sans passer par le baptême biblique un pécheur n’a pas la promesse de la vie éternelle. Si vous croyez que Jésus est le Fils de Dieu et si vous vous repentez de vos péchés, ne tardez pas pour rien à vous faire baptiser. Le jour de la Pentecôte, Pierre « les implorait et les exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse » (Actes 2.40). Nous voulons faire de même à votre égard.

B. B.
(dans vol. 18, no. 6)