La modestie

Cet article fut adapté d’un écrit de Rachel Baggott à l’intention des filles et femmes chrétiennes. Les hommes y trouveront des idées utiles pour leurs épouses, leurs filles et leurs sœurs, mais ils feront bien de reconnaître que le principe de la modestie s’applique aux hommes aussi bien qu’aux femmes.


J’ai entendu parler d’une femme qui portait un chemisier qui mettait trop en valeur sa poitrine et dévoilait ses seins. La mère de cette femme, afin de lui montrer sa désapprobation, lui dit en parabole : « On ne fait pas la publicité de ce qu’on ne vend pas. »

En tant que filles et femmes chrétiennes, vous ne devez pas faire la publicité de ce que vous n’avez pas à vendre. Vivez plutôt dans la pureté, et habillez-vous d’une manière décente et modeste.

Lisons deux passages clés au sujet de la modestie. La première est 1 Timothée 2.9,10 où l’apôtre Paul écrit :

« Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent des bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. »

La version Français courant de ce même passage dit :

« Je désire aussi que les femmes s’habillent d’une façon convenable, avec modestie et simplicité ; qu’elles ne s’ornent pas de coiffures compliquées, ou de bijoux d’or, ou de perles, ou de vêtements coûteux, mais d’œuvres bonnes, comme il convient à des femmes qui déclarent respecter Dieu. »

Le deuxième passage, c’est 1 Pierre 3.3,4 :

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. »

L’enfant de Dieu, homme ou femme, ne s’habille pas de manière à séduire ou s’attirer les regards du sexe opposé. Il faut « avoir l’extérieur qui convient à la sainteté » (Tite 2.3). Le principe de la modestie peut être violé par un habillement qui est trop coûteux, qui révèle trop ou qui est choisi parce qu’il sera vu comme bizarre ou comme un signe de rébellion à l’égard de la société.

Depuis le jardin d’Éden, les hommes et les femmes ont compris qu’ils devraient se couvrir le corps. Aujourd’hui encore c’est toujours honteux de trop dévoiler son corps en public. Une telle façon d’agir est contraire à la modestie. Ce sont les fous qui se promènent nus. Ceux qui ont du bon sens portent des habits pour se couvrir.

  • Un dimanche matin, j’assistais à un cours biblique pour les enfants à l’Église. Il y avait là une jeune femme chrétienne qui désirait enseigner ces enfants et observait donc la classe pour savoir comment s’y prendre. Elle portait une mini-jupe et était assise juste en face de moi sur un banc. Pendant tout le cours, on pouvait facilement voir le slip de cette jeune femme parce que sa jupe était beaucoup trop courte. Malheureusement après un certain temps, cette fille a quitté l’Église.
  • Il y avait une autre fille, une non-chrétienne qui venait au culte avec ses parents. Je me rappelle qu’une fois, j’étais sortie de la salle pendant le culte, et j’ai vu cette fille assise dehors sur un petit rocher. J’ai été surprise de voir que la fille avait relevé sa jupe de sorte qu’on pouvait bien voir ses jambes et ses cuisses. Quelques temps après, j’ai appris que cette fille était tombée enceinte d’un élève qu’elle connaissait.
  • Il y avait une troisième jeune femme, une chrétienne très dévouée à l’Église et appréciée de tous. Pourtant, j’ai remarqué qu’elle portait souvent des habits moulants ou des chemisiers transparents. Un jour j’ai appris que la sœur avait eu un bébé avec un non-chrétien. Je me suis demandé si c’était sa façon de s’habiller qui avait attiré cet homme. Je me suis demandé aussi si j’aurais dû lui parler de sa manière de s’habiller.

Pensez-vous qu’il existe un rapport entre ces trois cas d’infidélité au Seigneur ? Le fait de ne pas s’habiller avec modestie pouvait être ou bien un symptôme d’une attitude mondaine, ou bien ce qui a ouvert la porte à des tentations sexuelles auxquelles ces jeunes femmes n’ont pas su résister. Si vous êtes une jeune femme et qu’une sœur en Christ, peut-être une femme plus âgée, prend son courage pour vous parler de votre façon de vous habiller, écoutez-la avec respect, et ne dites pas en vous-même que l’avis de cette femme n’a pas d’importance parce qu’elle est trop âgée pour comprendre la mode actuelle. Rappelez-vous ceci : les habits ou les coiffures qui sont à la mode ne sont souvent pas modestes. Ne soyez pas esclaves de la mode. Même si « tout le monde » les porte, cela ne veut pas dire que Dieu les accepte ou que vous pouvez lui plaire en suivant ces modes.

La modestie et la décence impliquent deux idées :

1. Couvrir son corps pour ne pas éveiller la convoitise des hommes.

Matthieu 5.28 : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. » La femme chrétienne ne doit pas provoquer le péché d’un homme par son habillement « sexy » ou indécent.

Une femme ne devrait pas s’habiller de façon séduisante (habits qui serrent trop, jupes trop courtes, excès de maquillage, etc.) tout en se disant : « Si les hommes ont des convoitises à mon égard, c’est leur problème ; ils ne devraient pas penser ainsi. J’ai le droit de porter ce que je veux. » Au contraire, la Bible enseigne une toute autre attitude. En Romains 14 Paul parle du fait que, même si le chrétien a droit de manger de toute sorte de nourriture, il doit penser à l’effet de son action sur les autres, car son frère peut penser que c’est un péché que de manger de certaines choses. Même s’il a tort, ce n’est pas la peine de le choquer ou de le tenter à violer sa conscience en mangeant en sa présence ce qu’il croit être interdit. Paul dit :

« Si tu fais de la peine à ton frère à cause d’un aliment que tu manges, tu ne te conduis plus selon l’amour. Ne va pas entraîner la perte de celui pour qui le Christ est mort, simplement à cause de ce que tu manges !… Il est bien de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. » (Romains 14.15, FC ; 14.21, LSG)

Jésus emploie des termes encore plus forts : « Quel malheur pour le monde qu’il y ait des faits qui entraînent les hommes à pécher ! Il y aura toujours de tels faits, mais malheur à l’homme qui en est la cause ! » (Matthieu 18.7). (On pourrait dire « malheur à l’homme ou à la femme », car les principes dont nous parlons, y compris la modestie, concernent les deux sexes.)

On a souvent suggéré que les hommes sont plus facilement excités que les femmes par ce qui est visuel. Ils sont un peu plus aptes que les femmes à développer une addiction à la pornographie. Voilà pourquoi on insiste particulièrement sur l’idée que les femmes devraient se couvrir pour ne pas s’attirer les regards impurs des hommes. Mais souvent, les femmes ne choisissent pas tel ou tel style pour séduire les hommes – elles cherchent plutôt à impressionner d’autres femmes. Elles ne se demandent pas ce qui peut attirer le regard des hommes – elles se demandent ce que leurs amies ou leurs voisines portent. Il s’agit de la concurrence entre femmes et de la conformité à la mode. Tout comme les hommes portent bêtement des pantalons de telle façon qu’on voie leurs sous-vêtements ou leurs fesses ou qu’ils soient obligés de constamment attraper leurs pantalons pour les soulever – non pas parce que c’est pratique ou joli à voir, mais parce qu’ils sont esclaves de la mode, de même des femmes, à cause de la mode, portent bêtement des habits qui ne les couvrent pas suffisamment quand il fait froid ; elles disent : « Le style n’a pas froid. » La version « Parole Vivante » de la Bible (une synthèse de plusieurs traductions) nous dit en Romains 12.2 :

« Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde. Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent le siècle présent ; ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi, vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité. »

2. La modestie implique aussi que l’on doit s’habiller correctement mais pas d’une façon sophistiquée, compliquée, élaborée ou très coûteuse. On ne doit pas s’habiller de manière à attirer l’attention des autres, mais plutôt d’une façon discrète et sans exagération.

Dans les magazines, on voit parfois des femmes qui portent des tresses élaborées, ou avec de l’or, des perles coûteuses et autres bijoux tissés dans les cheveux. On voit aussi des vêtements de luxe, des vêtements très chers. Nous avons déjà lu 1 Pierre 3.3,4, qui dit :

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. »

La version Français courant dit :

« Ne cherchez pas à vous rendre belles par des moyens extérieurs, comme la façon d’arranger vos cheveux et les bijoux d’or ou les beaux vêtements que vous pourriez porter. Mais que votre beauté soit celle de votre être intérieure, qu’elle soit la beauté impérissable d’un esprit doux et tranquille, qui est d’une grande valeur devant Dieu. »

Les choses qui embellissent l’apparence extérieure n’ont aucune valeur quand on les compare aux bonnes œuvres et aux qualités d’un esprit doux et paisible. Ce sont ces dernières qui font qu’une chrétienne plaît à Dieu. Des caractéristiques comme l’honnêteté, la gentillesse et l’amour pour Dieu sont plus importantes que la beauté ou le charme, qui sont éphémères. Dieu veut des œuvres bonnes, un cœur pur, un esprit doux et tranquille. Les choses qui viennent de notre cœur, voilà ce qui déterminera où nous passerons l’éternité.

  1. Pour réviser, rappelons-nous que Dieu nous demande de nous habiller d’une manière modeste, ce qui comporte deux idées :
  2. Couvrir notre corps pour ne pas éveiller la convoitise des hommes.

Nous habiller correctement et non pas d’une façon très coûteuse, compliquée ou qui attire l’attention.

Dieu voudrait que nous mettions l’accent sur les qualités qu’il demande de nous et sur les pensées de notre cœur plutôt que sur l’habillement et la beauté extérieure.

Rachel BAGGOTT

Que les hommes s’habillent et se coiffent comme des hommes, et que les femmes s’habillent et se coiffent comme des femmes

Quand on parle de l’habillement, il y a un autre phénomène, en plus du manque de modestie, qui est devenu assez courant, surtout dans les sociétés occidentales. Il s’agit du travestissement, qui consiste à porter les vêtements qui sont généralement associés au sexe opposé du sien.

« Le travestissement peut être effectué dans un but purement récréatif et de manière ponctuelle, mais il peut également impliquer d’adopter les comportements – y compris sexuels – associés à un genre différent de son sexe assigné à la naissance. » (Wikipedia)

Disons aussi qu’il peut s’agir de quelques détails de l’apparence mais qui ne font pas douter du sexe réel de la personne – un homme, par exemple, qui porte des effets féminins, mais qui laisse pousser en même temps sa barbe. Par contre, il peut s’agir d’un effort soigné de revêtir l’apparence du sexe opposé, jusqu’aux sous-vêtements et au maquillage.

Quelle que soit la raison ou le degré de ce comportement, la Parole de Dieu n’approuve pas l’acte du travestissement. La loi de Moïse disait clairement : « Une femme ne doit pas porter des vêtements d’homme, ni un homme des vêtements de femme. Le Seigneur votre Dieu a en horreur ceux qui agissent ainsi » (Deutéronome 22.5, FC).

Quand Dieu créa les premiers êtres humains, « il les créa homme et femme ». En plus, qu’on le veuille ou pas, Dieu a assigné à chacun de nous soit le sexe masculin soit le sexe féminin. Ce choix de Dieu est manifeste lors de notre naissance et devrait être accepté et respecté. Si l’on est né homme, on ne peut pas changer son sexe par le fait de « s’identifier comme femme », tout comme je ne serais pas un ours polaire par le fait de « m’identifier » comme tel, de déménager au pôle nord et de vivre désormais de poisson cru. Même si un homme se faisait castrer, il serait toujours, dans la réalité et selon les chromosomes dans chaque cellule de son corps, un homme plutôt qu’une femme.

Certes, tout homme qui porte des habits de femme ne se considère pas forcément comme étant une femme dans un corps d’homme. Une femme qui s’habille dans un style masculin n’est pas forcément lesbienne. Il peut s’agir d’une question de mode, d’humour ou de simple rébellion à l’égard des normes de la société. Le commandement en Deutéronome n’interdit pas le travestissement pour telle raison tout en le permettant s’il est pratiqué pour d’autres raisons. Dieu dit simplement de ne pas le faire.

Quant au Nouveau Testament, il appuie clairement le principe du respect de la distinction entre les deux sexes. Quelques-uns des Corinthiens avaient été coupables, avant leur conversion, de plusieurs péchés :

« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les insulteurs, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. » (1 Corinthiens 6.9-11a)

Le terme « efféminés » désignait des hommes ou garçons qui se laissaient abuser homosexuellement, mais il désignait généralement, en plus, un homme mou, ou qui avait les manières d’une femme. Un homme peut être efféminé sans porter des habits de femme, mais porter des vêtements féminins est un acte efféminé.

Quelques chapitres plus tard en 1 Corinthiens se trouve une discussion qu’il nous est difficile de comprendre parfaitement, car nous ne disposons pas des détails sur une situation que l’apôtre Paul et ses destinataires connaissaient bien. Ces détails concernent le sens précis du port du voile par les femmes à l’époque. Nous pouvons néanmoins dégager de ce passage certains principes spirituels :

La distinction entre les hommes et les femmes, y compris la soumission de la femme, fait partie de l’ordre établi par Dieu lui-même. « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ » (1 Cor. 11.3).

– Au premier siècle, les différences entre l’homme de la femme étaient marquées par leur façon de se coiffer ou de se couvrir la tête. « Car si une femme n’a pas la tête couverte, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se couvre la tête. L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme » (1 Cor. 11.6,7). Sans nous prononcer sur le besoin ou non d’une femme de se couvrir la tête par un voile de nos jours, soulignons simplement qu’il aurait été honteux pour une femme de porter les cheveux à la manière d’un homme, et il aurait été honteux pour un homme de se voiler à la manière d’une femme. Le chrétien a tort de refuser les signes extérieurs qui, dans sa culture, conviennent à son sexe.

– Paul dit qu’un sens inné de bienséance ordonne que les hommes n’aient pas les cheveux longs et que les femmes ne portent pas les cheveux à la manière des hommes. « La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux, mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter ? » (1 Cor. 11.14,15). Dans toutes les cultures, des femmes qui désirent se rendre belles prêtent une attention particulière à leur coiffure ou à la façon dont elles ornent la tête. C’est un aspect de leur féminité, et elles ne devraient pas en avoir honte. Seulement, comme nous l’avons vu, la femme chrétienne ne doit pas exagérer en se donnant des coiffures extravagantes (1 Timothée 2.9,10). L’homme qui se fait plaisir de se coiffer comme une femme ne fait pas bien. (Inutile de citer l’exemple de Jésus pour justifier les longs cheveux. Aucun témoin n’a laissé de description de son apparence physique. D’ailleurs, les artistes et les réalisateurs de films qui représentent Jésus comme ayant des cheveux longs ne tiennent pas compte de ce que nous connaissons des coiffures des hommes du premier siècle.)

Depuis environ un siècle les créateurs de la mode essaient de brouiller les frontières entre ce qui caractérise l’homme et ce qui appartient à la femme. Certes, les styles changent avec le temps, mais en tant que chrétiens, quelle que soit notre époque, nous devons choisir des façons de nous habiller et de nous coiffer qui conviennent au sexe que Dieu nous a assigné.

Une petite mise en garde : N’oublions pas que Dieu regarde toujours au cœur (1 Sam. 16.7). À ses yeux, il n’est pas vrai que l’habit fait le moine, ou le chrétien. Jésus nous dit de ne pas juger selon les apparences (Jean 7.24). On peut avoir l’extérieur irréprochable, tout en étant cruel, hypocrite, impur, et orgueilleux ; et ce n’est pas parce qu’un homme porte des cheveux très longs et un boucle d’oreille qu’il n’a pas un cœur de compassion pour son prochain ou qu’il ne prie pas Dieu dans la sincérité. Le but de cet article n’est pas de pousser les chrétiens à rejeter les autres sur la base de leur apparence ; il s’agit plutôt d’appeler chacun à s’examiner personnellement et à se poser la question : Est-ce que ma façon de m’habiller reflète ma soumission à la volonté de Dieu et mon désir de lui plaire dans tous les aspects de ma vie ?

B.B.