La suffisance des Écritures

De faux docteurs troublaient l’Église dans la ville de Colosses. Pour vendre leur fausse doctrine, ils essayaient de semer le doute dans l’esprit des chrétiens et leur faire croire qu’il leur manquait quelque chose. Ils prétendaient détenir des vérités cachées, des trésors spirituels, une sorte de « plénitude » qui n’était pas à la portée de tous ceux qui étaient en Christ. Ces enseignants voulaient faire croire aux chrétiens qu’ils n’avaient pas encore tout ce qu’il fallait pour leur épanouissement. Paul dit dans son Épître aux Colossiens qu’en réalité Dieu leur avait déjà donné tout pleinement en Christ. Il leur rappela qu’en lui « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants » (Col. 2.3,4). Il poursuit son idée quelques versets plus loin :

« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui. » (Col. 2.8-10)

Oui, dans son amour et sa sagesse parfaite Dieu « nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété » (2 Pierre 1.3). Par la mort et la résurrection de Jésus, il nous donne l’espérance de la vie éternelle et le courage de persévérer (1 Cor. 15). Par son pouvoir absolu sur le monde (Éph. 1.20,21; 1 Cor. 3.21-23), il fait concourir toutes choses à notre bien (Rom. 8.28). Par son Saint-Esprit dans notre homme intérieur, il nous fortifie spirituellement et nous aide à développer les différents fruits de l’Esprit, tels que l’amour, la joie, la paix, la patience, etc. (Éph. 3.16; Gal. 5.22). Dieu a aussi mis à notre disposition toute la connaissance dont nous avons besoin pour guider nos pas dans ce monde, pour le servir comme il faut, pour amener les autres à croire et pour arriver nous-mêmes au ciel. Dans la Bible Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin :

« Toute Écriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » (2 Tim. 3.17)

Comme à Colosses au premier siècle, il y a de nos jours ceux qui voudraient nous faire douter de la suffisance de ce que Dieu nous a donné. Ils suggèrent que la Bible n’est pas complète, qu’elle ne pourrait convenir à toutes les cultures et toutes les générations ou qu’elle n’est pas capable de produire la foi. Ils disent que nous avons donc besoin d’autre chose. Comme Paul le dit, « que personne ne vous trompe par des discours séduisants ».

Il n’y a pas besoin d’autres révélations pour compléter les Écritures.

Dieu a toujours su révéler ce dont son peuple avait besoin de savoir pour le servir, même s’il ne dévoilait pas tout ce qui aurait pu satisfaire à leur curiosité. Moïse dit au peuple d’Israël : « Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi » (Deut. 29.29). Dans l’ère chrétienne, aussi, Dieu a fait connaître par Jésus et ses apôtres tout ce qui nous est utile pour notre salut. Paul dit aux Éphésiens : « Je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu » (Actes 20.27). Ce conseil de Dieu est conservé dans « les saintes lettres [les Écritures] qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ » (2 Tim. 3.15).

Quand Jésus était encore avec ses apôtres, il leur a fait cette promesse : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13). Cette promesse fut accomplie. Inspirés du Saint-Esprit, les apôtres ont transmis de la part du Seigneur toute la vérité concernant la volonté de Dieu, tout ce que l’homme doit savoir pour plaire à Dieu. Ils ont aussi consigné par écrit ces révélations dont toute génération aurait besoin. Pierre dit, par exemple :

« Voilà pourquoi je vous rappellerai toujours ces choses, bien que vous les connaissiez déjà et que vous restiez fermement attachés à la vérité que vous avez reçue. Mais j’estime juste de vous tenir en éveil par mes rappels, tant que je suis encore en vie. Car je sais que je vais bientôt quitter ce corps mortel, comme notre Seigneur Jésus-Christ me l’a révélé. Je ferai donc en sorte que, même après ma mort, vous puissiez toujours vous rappeler ces choses. » (2 Pierre 1.12-15, FC)

Les écrits des apôtres ne sont pas de simples paroles d’hommes. Paul dit sans ambiguïté : « Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur » (1 Cor. 14.37).

Puisque les Écritures suffisent pour que « l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre », Paul exhorte les Corinthiens « à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit » (1 Cor. 4.6). Ils doivent au contraire demeurer dans la Parole de Christ. Comme Jésus lui-même dit en Jean 8.31,32 : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » L’apôtre Jean reprend la même expression en 2 Jean 9 : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. » Compte tenu des mots « quiconque va plus loin », les mots « demeurer dans la doctrine » portent surtout l’idée de ne pas emprunter sa propre voie au lieu de rester dans les limites de l’enseignement autorisé par Dieu, c’est-à-dire de la révélation que nous avons dans l’Écriture.

Voilà pourquoi dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament nous trouvons de nombreux avertissements de ne pas ajouter à la Parole de Dieu.

« Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien ; mais vous observerez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris. » (Deut. 4.2)

Remarquez qu’il est assez clair que l’on peut être coupable d’avoir « ajouté » à la Parole par la manière de l’observer. Qu’on ajoute des mots au texte ou pas, on ajoute à la Parole quand on introduit dans la religion des pratiques, des devoirs, des exceptions, etc. qui ne font pas partie de la loi de Dieu.

Encore nous lisons :

« N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur. » (Prov. 30.6)

« Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre. » (Apoc. 22.18)

La Bible, telle que Dieu l’a donnée, répond à nos besoins spirituels. Il ne faut donc pas modifier son enseignement de quelque manière que ce soit.

« Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. » (1 Cor. 15.1,2)

« Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un Évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit maudit ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un Évangile s’écartant de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit. » (Gal. 1.8,9)

Dieu n’enverra pas de message, ni par un ange ni par un prophète ou soi-disant apôtre, qui soit différent de celui qui est conservé dans l’Écriture. Comme Jude le dit, la foi chrétienne « a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3). Évidemment, si tel est le cas, Dieu doit veiller sur sa Parole. C’est exactement ce qu’il a promis de faire, car elle doit être préservée afin de remplir son rôle dans le salut des hommes :

« Je veille sur ma parole, pour l’exécuter. » (Jér. 1.12)

« Vous êtes nés de nouveau, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. Car toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe. L’herbe sèche, et la fleur tombe ; mais la parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l’Évangile. » (1 Pierre 1.23,25)

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » (Marc 13.31)

Quand on considère tous les efforts par des hommes puissants au cours de l’histoire pour détruire toutes les copies de l’Écriture, quand on pense à tous les ouvrages des siècles passés dont pas un seul exemplaire n’existe de nos jours, il serait difficile de croire que la Bible ait survécu sans l’intervention de Dieu. Il veille réellement sur ce livre.

Dieu n’a aucun besoin de donner de nouvelles révélations aux hommes aujourd’hui, car

  • il a déjà révélé tout ce dont nous avons besoin ;
  • cette révélation a été conservée dans les Écritures ;
  • les Écritures ont été préservées à travers les siècles jusqu’à nos temps.

Il n’y a pas besoin de traditions humaines pour compléter les Écritures.

Bien que Dieu ait donné toutes les instructions dont nous avons besoin dans la Sainte Bible, les hommes ont toujours eu une tendance à chercher ailleurs. Ils semblent se considérer comme obligés de se conformer, par exemple, aux traditions reçues de leurs parents ou de leurs prédécesseurs, plus qu’aux Écritures. Jésus accusait les Juifs de son temps d’avoir élevé au-dessus de la Parole de Dieu leurs traditions, qu’il qualifiait de « commandements d’hommes ».

« Jésus leur répondit : Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. » (Marc 7.6-9)

Si, au lieu de se référer aux Écritures pour justifier une croyance ou une pratique, on parle du fait qu’on a toujours cru ou fait de cette façon, c’est qu’il s’agit d’une tradition. Même si la pratique n’est pas contraire à l’enseignement de la Bible, on n’a pas le droit de l’imposer aux hommes, et l’on aurait tort de permettre à cette coutume d’empêcher l’obéissance à ce que Dieu a réellement commandé dans sa Parole.

Le monde dit chrétien est rempli de pratiques transmises d’une génération à l’autre mais qui ne sont autorisées nulle part dans le Nouveau Testament :

  • le baptême des nouveau-nés ou les cérémonies de présentation d’enfants
  • l’emploi d’instruments de musique, de bougies, d’encens, d’images et de danse dans les cultes
  • les fêtes telles que Pâques, Noël, Toussaint, Assomption, etc.
  • les hiérarchies ecclésiastiques, les sièges et organisations nationales, régionales ou internationales
  • le célibat, les ordres monastiques, le chapelet
  • les noms protestant, évangélique, catholique, etc.

Au lieu de fournir quelque chose d’utile qui manquerait à la Bible, les traditions humaines éloignent les hommes de ce que Dieu demande réellement. Comme le prophète Ésaïe dit au peuple de son temps : « C’est aux instructions et aux messages du Seigneur qu’il faut revenir. Celui qui n’adoptera pas ce mot d’ordre ne verra pas l’aurore » (Ésaïe 8.20, FC).

Le problème n’est pas que la Bible n’adresse pas tous les besoins des hommes individuels ou tous les besoins de l’Église ; notre problème, c’est que nous n’étudions pas suffisamment et ne connaissons pas suffisamment la Bible pour profiter pleinement de sa lumière.

Il n’y a pas besoin de miracles pour compléter les Écritures.

Encore une autre manière de traiter les Écritures comme insuffisantes, c’est de prétendre qu’il faut des miracles modernes pour que les hommes soient amenés à la conversion. On se dit que sans guérisons miraculeuses, sans prophéties, sans prodiges impressionnants, la plupart des gens n’accepteront jamais l’Évangile.

La Bible elle-même, par contre, insiste beaucoup sur la puissance de la Parole de Dieu pour produire la foi, pour transformer des vies, pour sauver les hommes perdus.

Romains 10.17 : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. »

Jean 20.30,31 : « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »

Romains 1.16 : « Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec. »

Hébreux 4.12 : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. »

Luc 8.11,15 : « Voici ce que signifie cette parabole : La semence, c’est la parole de Dieu… Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. »

Il est vrai que le Saint-Esprit convainc les hommes en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement, comme Jésus l’a dit en Jean 16.8-11, mais le Saint-Esprit le fait au moyen des Écritures qu’il a inspirées (2 Pierre 1.21). Ceux qui insistent sur la nécessité de révélations modernes déprécient toujours la Bible, qu’ils l’avouent ou pas. Ils pensent que la Bible est insuffisante.

Dans l’histoire de l’homme riche et Lazare que Jésus a racontée en Luc, l’homme riche, dans le séjour des morts, a demandé dans un premier temps que Lazare soit envoyé du « sein d’Abraham », où il était consolé, pour apporter un peu d’eau afin de soulager la soif de l’homme riche, qui était tourmenté dans les flammes. Quand Abraham l’informa que cela n’était pas possible, il dit :

« Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Abraham répondit [en se référant aux Écritures dont les Juifs disposaient au temps de Jésus] : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent. Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (Luc 16.27-31)

L’homme riche pensait que l’Écriture n’était pas suffisante pour convaincre ses frères, et qu’il fallait y ajouter un grand miracle. Abraham lui dit qu’il avait tort.

Quand Dieu donna ses lois par Moïse, beaucoup de miracles ont attesté que Moïse parlait réellement de la part de Dieu. Les livres de Moïse étaient donc reconnus comme étant inspirés. C’était la loi de Dieu. Le temps n’a pas changé l’origine ou l’inspiration des livres de Moïse – ils avaient été confirmés quand Dieu les a donnés, et ils demeuraient sa Parole.

Quand Dieu a introduit la nouvelle alliance, l’Évangile de Christ, beaucoup de miracles ont attesté que Jésus et ses apôtres parlaient de la part de Dieu. Les écrits du Nouveau Testament et leur message de salut en Christ ont ainsi été reconnus comme étant inspirés. Ce « si grand salut… annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu, Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté » (Hébreux 2.3,4). L’apôtre Paul dit aux Corinthiens : « Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles » (2 Cor. 12.12). Les lecteurs pouvaient donc être convaincus que ce qu’il écrivait était les commandements du Seigneur (1 Cor. 14.37). Comme pour les livres de Moïse et des prophètes, les écrits des apôtres demeurent la Parole de Dieu, toujours vivante et efficace.

Cette Parole est une vraie arme spirituelle. C’est « l’épée de l’Esprit » (Éph. 6.17). C’est à l’aide de cette arme que nous pouvons partir à la conquête du monde pour notre Seigneur. C’est par elle que les perdus seront régénérés, ou nés de nouveau (1 Pi. 1.23 ; 1 Cor. 4.15). C’est par elle que les âmes perdues seront sauvées (Jacques 1.21).

Conclusion

Comme Paul a exhorté les Colossiens, que personne ne vous trompe. Dieu vous a vraiment donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété. Son Esprit a conduit les apôtres dans toute la vérité, et cette vérité est à notre portée, dans les pages de la Sainte Bible. Nous n’avons pas besoin d’autre révélation pour nous guider, et les traditions des hommes n’ont rien à ajouter à la sagesse de Dieu contenue dans sa Parole. Cette Parole n’a pas besoin d’être complétée par des miracles, étant confirmée depuis deux mille ans et déjà capable de produire la foi dans des cœurs honnêtes.

B.B.

Ce que Dieu a déclaré pur

Un musulman m’a demandé récemment pourquoi certains chrétiens mangent du porc. Il voulait savoir si Jésus avait autorisé cela.

Règles alimentaires et la religion

En fait, les questions du manger ont toujours été d’actualité un peu partout au monde, et les différentes religions ont leurs règles ou leurs principes à cet égard.

Bon nombre d’hindous, de bouddhistes et de sikhs pratiquent le végétarisme. Le régime ital des rastafariens, lui aussi, recommande l’abstinence de tout aliment d’origine animale.

Le véganisme (appelé également le végétalisme intégral) est une « philosophie et mode de vie qui tend à exclure, autant qu’il est possible, toutes formes d’exploitation et de cruauté faites aux animaux afin de se nourrir, se vêtir ou dans n’importe quel autre but » (wikipedia.fr). Bien que dans la population de l’état moderne d’Israël on trouve le pourcentage le plus élevé au monde qui pratique le véganisme, un tel système n’est pas imposé dans la religion juive. Dieu a bien interdit aux Israélites plusieurs sortes de viande, mais il n’a jamais ordonné au peuple de pratiquer le végétarisme.

En fait, l’Éternel imposa un grand nombre de restrictions alimentaires aux Juifs (Lévitique 11, Deutéronome 14.3-21). Parmi les animaux terrestres, ils ne devaient manger que ceux qui ont le pied fourchu et qui ruminent (par exemple, le bœuf, la brebis, la chèvre, le cerf, la gazelle, la girafe, etc.). Défendus étaient le chameau, le lièvre, et le porc (Lév. 11.1-8). Parmi les animaux marins, les Israélites ne devaient manger que ceux qui avaient des nageoires et des écailles (Lév. 11.9-12). La liste d’oiseaux impurs est assez longue et comporte pratiquement tous les oiseaux de proie (Lév. 11.13-19). Les insectes ayant des ailes et des pattes étaient impurs, sauf ceux qui sautent, comme la sauterelle et le criquet (Lév. 11.20-25).

Les règles semblent assez compliquées chez les musulmans aussi.

« En règle générale, la nourriture licite est dite “halal”. La viande est halal s’il s’agit d’animaux autorisés et abattus rituellement en prononçant la formule : “Au Nom de Dieu, Dieu est Le plus Grand” Bismilah, allaho akbar, en dirigeant l’animal vers la Mecque. Toutefois, le Coran, dans la sourate 5, Al Maïda, La Table servie, au verset 3 énumère des aliments dits “haram” ou illicites : Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah.

L’on y ajoute les dérivés du sang (boudin…), la graisse de porc, les animaux nécrophages, l’âne domestique, les félidés, le mulet, l’aigle, l’éléphant, le singe, les oiseaux carnassiers et en général tout omnivore. » (islamfrance.com)

Quant à ceux qui se réclament du nom chrétien, plusieurs groupes, y compris les adventistes, les harristes, les chrétiens célestes, les mormons, les orthodoxes éthiopiens et d’autres, recommandent de s’abstenir de certains aliments (porc, oiseaux blancs ou même la viande en général) afin de plaire à Dieu. Certains se basent sur les mêmes passages de l’Ancien Testament que nous avons évoqués plus haut en parlant des Juifs.

La majorité de ceux qui croient en Jésus, par contre, se considèrent libres de manger de tout. Mais qu’en dit la Bible ? C’est elle qui doit avoir le dernier mot.

Lors de la création, Dieu dit à l’homme et la femme : « Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture » (Genèse 1.29). En revanche, après le déluge Dieu modifia ses instructions à cet égard. Il dit à Noé et ses descendants : « Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang » (Gen. 9.3,4). Ce principe devait s’appliquer évidemment à toute l’humanité.

La loi mosaïque et les aliments impurs

Des siècles plus tard Dieu fit une alliance avec un peuple particulier, les enfants d’Israël. Ce peuple devait désormais appartenir à Dieu d’une manière spéciale et jouer un rôle très important dans son plan pour les hommes. Dans un monde porté vers l’idolâtrie, Israël devait rester fidèle au seul vrai Dieu et être ainsi une sorte de lumière aux nations. Et de ce peuple sortirait un jour la véritable lumière du monde, le Messie, Jésus-Christ.

Dieu donna donc aux Israélites un ensemble de commandements que nous appelons la loi de Moïse. Cette loi avait plusieurs fonctions : entre autres, elle donnait aux Israélites une idée plus correcte de la vraie justice ; elle faisait ressentir la distance qui sépare le Dieu saint et l’homme pécheur et donc le besoin d’un sauveur ; elle aidait le peuple d’Israël à conserver son identité unique parmi les nations jusqu’à l’arrivée du Sauveur de tous les hommes. Les lois alimentaires semblent avoir joué un rôle dans cela, et les Juifs reconnaissent que leurs pratiques alimentaires les aident dans ce sens jusqu’à ce jour. Dieu semble associer ces règlements au fait qu’Israël devait rester à part : « Vous observerez la distinction entre les animaux purs et impurs… que je vous ai appris à distinguer comme impurs. Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l’Éternel ; je vous ai séparés des peuples afin que vous soyez à moi » (Lévitique 20.25,26). Malgré de multiples fois où Israël s’est détourné de Dieu, il était toujours, lorsque Jésus est venu, un peuple distinct et qui était en gros très zélé pour la loi que Dieu avait donnée.

Une bonne partie de la loi mosaïque concernait la pureté, mais une pureté que nous appelons souvent cérémonielle. Certains aliments, certaines conditions corporelles, le contact avec des cadavres, etc., rendaient des personnes impures devant Dieu. Parfois la condition impure passait après un certain délai, mais souvent un sacrifice ou une cérémonie était nécessaire pour que la personne soit purifiée.

Se trouver dans un état d’impureté, bien que ce soit lié à l’idée du péché, n’était pas toujours un péché. Certaines souillures ne pouvaient même pas être évitées, telles que les règles d’une femme ou son accouchement. Tandis que le péché vient du fait de céder à la tentation (Jacques 1.14,15), cela n’était pas toujours le cas de l’impureté traitée dans la loi de Moïse. Néanmoins, on devait éviter le plus possible de se trouver dans une condition souillée.

Certaines lois de Dieu sont liées à sa nature même ou la nature du monde tel qu’il l’a créé. Par exemple, Dieu ne peut pas mentir (Tite 1.2), et il ne tolère pas le mensonge chez les hommes. Il a créé l’homme à son image, et il exige que la vie humaine soit respectée. D’autres lois auraient pu être différentes. Cela se verra dans la suite de cette étude dans le fait qu’elles ne sont plus en vigueur.

Il a été suggéré que les lois sur l’impureté se rapportent aux principes de santé et d’hygiène. La lèpre est contagieuse, les cadavres et les excréments peuvent répandre la maladie, la viande de porc qui n’est pas bien cuite peut transmettre des parasites, et ainsi de suite. Dieu, pourtant, n’a pas précisé les raisons pour lesquelles il déclarait impure telle ou telle chose. Il n’a pas jugé nécessaire de dire aux Israélites les raisons pour certains commandements. Il leur demandait tout simplement d’obéir. [Et il faut remarquer qu’il y avait de nombreux commandements dans cette loi qui ne concernaient pas les non-Israélites, y compris les règlements alimentaires. Par exemple : « Vous ne mangerez d’aucune bête morte ; tu la donneras à l’étranger qui sera dans tes portes, afin qu’il la mange, ou tu la vendras à un étranger ; car tu es un peuple saint pour l’Éternel, ton Dieu » (Deutéronome 14.21).]

Une nouvelle alliance

Déjà dans l’Ancien Testament Dieu a fait comprendre que l’alliance faite avec Israël au mont Sinaï serait remplacée par une nouvelle alliance (Jérémie 31.31,32). Quand Jésus est venu, il a signalé que la distinction entre les Juifs et les non-Juifs était sur le point de disparaître. « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger » (Jean 10.16). Il dit à la femme samaritaine qu’il ne serait plus nécessaire d’adorer à Jérusalem, comme la loi juive ordonnait : « Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père… Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande » (Jean 4.21,23). Il ordonna à ses apôtres de « faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19). Et il a indiqué clairement que les restrictions alimentaires qui distinguaient les Juifs des non-Juifs s’en allaient :

« Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller ? Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets. Il déclarait ainsi tous les aliments purs. Il dit encore : Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les actes immoraux, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. » (Marc 7.18b-23)

Il y a bien des principes moraux qui figuraient dans la loi de Moïse et qui sont incorporés dans la nouvelle alliance sous laquelle vit le chrétien aujourd’hui, mais la distinction entre aliments purs et impurs ne fait pas partie de la moralité que Dieu cherche en tous les hommes. Hébreux 9.10 nous dit que les lois sur les aliments « étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réforme ».

Il n’est pas facile de changer

Les Juifs avaient respecté ces lois alimentaires depuis fort longtemps, et ils ont eu du mal à accepter que la distinction entre l’aliment pur et l’aliment impur n’existait plus. Même l’apôtre Pierre n’avait pas changé sa façon de manger plusieurs années après l’établissement de l’Église. Actes 10 décrit une vision qu’il a eue :

« Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. » (Actes 10.10-15)

Pierre n’était pas le seul chrétien juif qui était lent à comprendre sur ce point. Voilà pourquoi plusieurs épîtres du Nouveau Testament insistent sur le fait que les commandements qui traitaient divers aliments comme étant impurs avaient été enlevés en même temps que la loi mosaïque dans son ensemble. Paul dit, par exemple, en Colossiens 2 que Dieu

« … a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous [la loi de Moïse], et il l’a détruit en le clouant à la croix… Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. » (Colossiens 2.14,16,17)

Selon 1 Timothée 4.1-5, ce serait propager une doctrine des démons que d’imposer aux hommes aujourd’hui de :

« s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâce par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. » (1 Timothée 4.4,5)

Il est important de noter que même si l’apôtre Paul n’acceptait pas qu’une telle doctrine soit enseignée à l’Église, il demandait qu’on fasse preuve d’amour et de patience envers ceux qui n’étaient pas encore convaincus qu’ils avaient le droit de manger de tout. Paul qualifiait ces frères et sœurs de « faibles » : « Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli » (Romains 14.2,3). Il dit clairement que celui qui ne croyait pas pouvoir manger de tout avait tort : « Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure » (Rom. 14.14). Mais Paul reconnaît qu’une personne qui croit de cette manière, bien qu’elle ait tort, commettra un péché devant Dieu si elle viole sa conscience en mangeant ce qu’elle croit être défendu. « Celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Rom. 14.23).

Une autre sorte de pureté

La question de pureté est toujours importante dans le Nouveau Testament, car Dieu est toujours saint, et il demande que son peuple soit, à cause de sa présence, pur et séparé du monde pécheur. Ainsi, Paul cite la loi (Exode 29.45) quand il écrit en 2 Corinthiens 6.16–7.1 :

« J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai… Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant votre sanctification dans la crainte de Dieu. »

Mais la pureté dont nous devons nous occuper en tant que chrétiens est plutôt du cœur, en nous gardant du péché. « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu » (Matthieu 5.8).

Pour terminer, rappelons les paroles de Jésus que nous avons déjà vues :

« Rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller… C’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les actes immoraux, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. » (Marc 7.18,21-23)


Deux choses à ne pas consommer

Bien que la nouvelle alliance ne qualifie aucun aliment d’« impur », il y a deux choses que le chrétien ne doit pas manger : la viande sacrifiée aux idoles et le sang.

En 1 Corinthiens 10 l’apôtre Paul répond à trois questions des Corinthiens concernant la viande sacrifiée :

  1. Peut-on s’asseoir dans un temple païen et manger de cette viande, sachant intérieurement que l’idole n’est rien et se disant qu’on ne l’adore pas ?
  2. Peut-on acheter au marché de la viande qui a été sacrifiée à un dieu païen ?
  3. Peut-on manger chez un païen ne sachant pas si la viande qu’il sert a été offerte en sacrifice ?

Pour la première question, Paul explique aux versets 14-22 que participer à un festin en honneur d’une idole, quelle que soit son intention personnelle, est un acte d’adoration qui met le participant en communion avec l’idole. Ce serait manger à la table des démons et provoquer la jalousie du Seigneur. La réponse est non.

Pour la deuxième question, Paul répond aux versets 25 et 26 que l’on pouvait manger de tout ce qui était vendu au marché, mais que l’on ne devait pas poser des questions pour savoir si la viande avait été sacrifiée. En ajoutant : « Car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme », il veut dire que la viande n’appartenait pas réellement à l’idole, même si elle lui avait été consacrée. Dieu est le propriétaire de toutes choses, et les actions des hommes ne peuvent rien changer à cette vérité. La viande n’était pas souillée en elle-même.

Pour la troisième question, Paul dit aux versets 27 et 28 que nous pouvons manger ce qu’on nous sert chez un païen, mais que si quelqu’un nous informe que la viande a été sacrifiée, nous ne devons pas en manger.

La conclusion est que le chrétien doit s’abstenir totalement de tout ce qui est identifié comme ayant été sacrifié à une idole, mais manger d’un sacrifice sans le savoir ne souille pas.

Le livre de l’Apocalypse appuie la conclusion qu’on ne doit jamais manger sciemment de ces choses. Après avoir reproché à l’Église de Pergame d’avoir toléré des gens comme Balaam, qui « enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles » (Apocalypse 2.14), Jésus condamne l’Église de Thyatire pour une faute semblable. Le Seigneur dit :

« Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. » (Apoc. 2.20)

Pour ce qui est du sang, on remarque qu’il fut interdit avant la loi de Moïse (l’ère patriarcale), sous la loi de Moïse et sous la nouvelle alliance. Quand Dieu autorisa la consommation de viande au temps de Noé, il dit : « Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang » (Gen. 9.3,4). Sous la loi que Dieu donna aux Israélites, ce commandement s’appliquait aux étrangers aussi bien qu’aux Israélites :

« Si un homme de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux mange du sang d’une espèce quelconque, je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes. » (Lévitique 17.10,11)

Soulignons que le sang n’est pas dans la catégorie d’aliments impurs. Il n’était pas interdit d’en manger parce que le sang serait impur, mais parce qu’il était consacré par Dieu pour un usage spécial – pour expier les péchés. Ce n’était pas seulement le sang des animaux que l’on pouvait sacrifier qu’il ne fallait pas manger – le sang de n’importe quel animal ou oiseau était défendu (Lév. 17.13,14). Même si nous ne faisons pas de sacrifice d’animaux en tant que chrétiens, le principe reste toujours. Après l’établissement de l’Église, la défense de manger du sang devait être maintenue. En Actes 15 les apôtres et prophètes réunis à Jérusalem ont communiqué ce principe aux nouveaux convertis parmi les païens :

« Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire, savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. » (Actes 15.28,29)

B.B.

La modestie

Cet article fut adapté d’un écrit de Rachel Baggott à l’intention des filles et femmes chrétiennes. Les hommes y trouveront des idées utiles pour leurs épouses, leurs filles et leurs sœurs, mais ils feront bien de reconnaître que le principe de la modestie s’applique aux hommes aussi bien qu’aux femmes.


J’ai entendu parler d’une femme qui portait un chemisier qui mettait trop en valeur sa poitrine et dévoilait ses seins. La mère de cette femme, afin de lui montrer sa désapprobation, lui dit en parabole : « On ne fait pas la publicité de ce qu’on ne vend pas. »

En tant que filles et femmes chrétiennes, vous ne devez pas faire la publicité de ce que vous n’avez pas à vendre. Vivez plutôt dans la pureté, et habillez-vous d’une manière décente et modeste.

Lisons deux passages clés au sujet de la modestie. La première est 1 Timothée 2.9,10 où l’apôtre Paul écrit :

« Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent des bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. »

La version Français courant de ce même passage dit :

« Je désire aussi que les femmes s’habillent d’une façon convenable, avec modestie et simplicité ; qu’elles ne s’ornent pas de coiffures compliquées, ou de bijoux d’or, ou de perles, ou de vêtements coûteux, mais d’œuvres bonnes, comme il convient à des femmes qui déclarent respecter Dieu. »

Le deuxième passage, c’est 1 Pierre 3.3,4 :

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. »

L’enfant de Dieu, homme ou femme, ne s’habille pas de manière à séduire ou s’attirer les regards du sexe opposé. Il faut « avoir l’extérieur qui convient à la sainteté » (Tite 2.3). Le principe de la modestie peut être violé par un habillement qui est trop coûteux, qui révèle trop ou qui est choisi parce qu’il sera vu comme bizarre ou comme un signe de rébellion à l’égard de la société.

Depuis le jardin d’Éden, les hommes et les femmes ont compris qu’ils devraient se couvrir le corps. Aujourd’hui encore c’est toujours honteux de trop dévoiler son corps en public. Une telle façon d’agir est contraire à la modestie. Ce sont les fous qui se promènent nus. Ceux qui ont du bon sens portent des habits pour se couvrir.

  • Un dimanche matin, j’assistais à un cours biblique pour les enfants à l’Église. Il y avait là une jeune femme chrétienne qui désirait enseigner ces enfants et observait donc la classe pour savoir comment s’y prendre. Elle portait une mini-jupe et était assise juste en face de moi sur un banc. Pendant tout le cours, on pouvait facilement voir le slip de cette jeune femme parce que sa jupe était beaucoup trop courte. Malheureusement après un certain temps, cette fille a quitté l’Église.
  • Il y avait une autre fille, une non-chrétienne qui venait au culte avec ses parents. Je me rappelle qu’une fois, j’étais sortie de la salle pendant le culte, et j’ai vu cette fille assise dehors sur un petit rocher. J’ai été surprise de voir que la fille avait relevé sa jupe de sorte qu’on pouvait bien voir ses jambes et ses cuisses. Quelques temps après, j’ai appris que cette fille était tombée enceinte d’un élève qu’elle connaissait.
  • Il y avait une troisième jeune femme, une chrétienne très dévouée à l’Église et appréciée de tous. Pourtant, j’ai remarqué qu’elle portait souvent des habits moulants ou des chemisiers transparents. Un jour j’ai appris que la sœur avait eu un bébé avec un non-chrétien. Je me suis demandé si c’était sa façon de s’habiller qui avait attiré cet homme. Je me suis demandé aussi si j’aurais dû lui parler de sa manière de s’habiller.

Pensez-vous qu’il existe un rapport entre ces trois cas d’infidélité au Seigneur ? Le fait de ne pas s’habiller avec modestie pouvait être ou bien un symptôme d’une attitude mondaine, ou bien ce qui a ouvert la porte à des tentations sexuelles auxquelles ces jeunes femmes n’ont pas su résister. Si vous êtes une jeune femme et qu’une sœur en Christ, peut-être une femme plus âgée, prend son courage pour vous parler de votre façon de vous habiller, écoutez-la avec respect, et ne dites pas en vous-même que l’avis de cette femme n’a pas d’importance parce qu’elle est trop âgée pour comprendre la mode actuelle. Rappelez-vous ceci : les habits ou les coiffures qui sont à la mode ne sont souvent pas modestes. Ne soyez pas esclaves de la mode. Même si « tout le monde » les porte, cela ne veut pas dire que Dieu les accepte ou que vous pouvez lui plaire en suivant ces modes.

La modestie et la décence impliquent deux idées :

1. Couvrir son corps pour ne pas éveiller la convoitise des hommes.

Matthieu 5.28 : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. » La femme chrétienne ne doit pas provoquer le péché d’un homme par son habillement « sexy » ou indécent.

Une femme ne devrait pas s’habiller de façon séduisante (habits qui serrent trop, jupes trop courtes, excès de maquillage, etc.) tout en se disant : « Si les hommes ont des convoitises à mon égard, c’est leur problème ; ils ne devraient pas penser ainsi. J’ai le droit de porter ce que je veux. » Au contraire, la Bible enseigne une toute autre attitude. En Romains 14 Paul parle du fait que, même si le chrétien a droit de manger de toute sorte de nourriture, il doit penser à l’effet de son action sur les autres, car son frère peut penser que c’est un péché que de manger de certaines choses. Même s’il a tort, ce n’est pas la peine de le choquer ou de le tenter à violer sa conscience en mangeant en sa présence ce qu’il croit être interdit. Paul dit :

« Si tu fais de la peine à ton frère à cause d’un aliment que tu manges, tu ne te conduis plus selon l’amour. Ne va pas entraîner la perte de celui pour qui le Christ est mort, simplement à cause de ce que tu manges !… Il est bien de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. » (Romains 14.15, FC ; 14.21, LSG)

Jésus emploie des termes encore plus forts : « Quel malheur pour le monde qu’il y ait des faits qui entraînent les hommes à pécher ! Il y aura toujours de tels faits, mais malheur à l’homme qui en est la cause ! » (Matthieu 18.7). (On pourrait dire « malheur à l’homme ou à la femme », car les principes dont nous parlons, y compris la modestie, concernent les deux sexes.)

On a souvent suggéré que les hommes sont plus facilement excités que les femmes par ce qui est visuel. Ils sont un peu plus aptes que les femmes à développer une addiction à la pornographie. Voilà pourquoi on insiste particulièrement sur l’idée que les femmes devraient se couvrir pour ne pas s’attirer les regards impurs des hommes. Mais souvent, les femmes ne choisissent pas tel ou tel style pour séduire les hommes – elles cherchent plutôt à impressionner d’autres femmes. Elles ne se demandent pas ce qui peut attirer le regard des hommes – elles se demandent ce que leurs amies ou leurs voisines portent. Il s’agit de la concurrence entre femmes et de la conformité à la mode. Tout comme les hommes portent bêtement des pantalons de telle façon qu’on voie leurs sous-vêtements ou leurs fesses ou qu’ils soient obligés de constamment attraper leurs pantalons pour les soulever – non pas parce que c’est pratique ou joli à voir, mais parce qu’ils sont esclaves de la mode, de même des femmes, à cause de la mode, portent bêtement des habits qui ne les couvrent pas suffisamment quand il fait froid ; elles disent : « Le style n’a pas froid. » La version « Parole Vivante » de la Bible (une synthèse de plusieurs traductions) nous dit en Romains 12.2 :

« Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde. Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent le siècle présent ; ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi, vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité. »

2. La modestie implique aussi que l’on doit s’habiller correctement mais pas d’une façon sophistiquée, compliquée, élaborée ou très coûteuse. On ne doit pas s’habiller de manière à attirer l’attention des autres, mais plutôt d’une façon discrète et sans exagération.

Dans les magazines, on voit parfois des femmes qui portent des tresses élaborées, ou avec de l’or, des perles coûteuses et autres bijoux tissés dans les cheveux. On voit aussi des vêtements de luxe, des vêtements très chers. Nous avons déjà lu 1 Pierre 3.3,4, qui dit :

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. »

La version Français courant dit :

« Ne cherchez pas à vous rendre belles par des moyens extérieurs, comme la façon d’arranger vos cheveux et les bijoux d’or ou les beaux vêtements que vous pourriez porter. Mais que votre beauté soit celle de votre être intérieure, qu’elle soit la beauté impérissable d’un esprit doux et tranquille, qui est d’une grande valeur devant Dieu. »

Les choses qui embellissent l’apparence extérieure n’ont aucune valeur quand on les compare aux bonnes œuvres et aux qualités d’un esprit doux et paisible. Ce sont ces dernières qui font qu’une chrétienne plaît à Dieu. Des caractéristiques comme l’honnêteté, la gentillesse et l’amour pour Dieu sont plus importantes que la beauté ou le charme, qui sont éphémères. Dieu veut des œuvres bonnes, un cœur pur, un esprit doux et tranquille. Les choses qui viennent de notre cœur, voilà ce qui déterminera où nous passerons l’éternité.

  1. Pour réviser, rappelons-nous que Dieu nous demande de nous habiller d’une manière modeste, ce qui comporte deux idées :
  2. Couvrir notre corps pour ne pas éveiller la convoitise des hommes.

Nous habiller correctement et non pas d’une façon très coûteuse, compliquée ou qui attire l’attention.

Dieu voudrait que nous mettions l’accent sur les qualités qu’il demande de nous et sur les pensées de notre cœur plutôt que sur l’habillement et la beauté extérieure.

Rachel BAGGOTT

Que les hommes s’habillent et se coiffent comme des hommes, et que les femmes s’habillent et se coiffent comme des femmes

Quand on parle de l’habillement, il y a un autre phénomène, en plus du manque de modestie, qui est devenu assez courant, surtout dans les sociétés occidentales. Il s’agit du travestissement, qui consiste à porter les vêtements qui sont généralement associés au sexe opposé du sien.

« Le travestissement peut être effectué dans un but purement récréatif et de manière ponctuelle, mais il peut également impliquer d’adopter les comportements – y compris sexuels – associés à un genre différent de son sexe assigné à la naissance. » (Wikipedia)

Disons aussi qu’il peut s’agir de quelques détails de l’apparence mais qui ne font pas douter du sexe réel de la personne – un homme, par exemple, qui porte des effets féminins, mais qui laisse pousser en même temps sa barbe. Par contre, il peut s’agir d’un effort soigné de revêtir l’apparence du sexe opposé, jusqu’aux sous-vêtements et au maquillage.

Quelle que soit la raison ou le degré de ce comportement, la Parole de Dieu n’approuve pas l’acte du travestissement. La loi de Moïse disait clairement : « Une femme ne doit pas porter des vêtements d’homme, ni un homme des vêtements de femme. Le Seigneur votre Dieu a en horreur ceux qui agissent ainsi » (Deutéronome 22.5, FC).

Quand Dieu créa les premiers êtres humains, « il les créa homme et femme ». En plus, qu’on le veuille ou pas, Dieu a assigné à chacun de nous soit le sexe masculin soit le sexe féminin. Ce choix de Dieu est manifeste lors de notre naissance et devrait être accepté et respecté. Si l’on est né homme, on ne peut pas changer son sexe par le fait de « s’identifier comme femme », tout comme je ne serais pas un ours polaire par le fait de « m’identifier » comme tel, de déménager au pôle nord et de vivre désormais de poisson cru. Même si un homme se faisait castrer, il serait toujours, dans la réalité et selon les chromosomes dans chaque cellule de son corps, un homme plutôt qu’une femme.

Certes, tout homme qui porte des habits de femme ne se considère pas forcément comme étant une femme dans un corps d’homme. Une femme qui s’habille dans un style masculin n’est pas forcément lesbienne. Il peut s’agir d’une question de mode, d’humour ou de simple rébellion à l’égard des normes de la société. Le commandement en Deutéronome n’interdit pas le travestissement pour telle raison tout en le permettant s’il est pratiqué pour d’autres raisons. Dieu dit simplement de ne pas le faire.

Quant au Nouveau Testament, il appuie clairement le principe du respect de la distinction entre les deux sexes. Quelques-uns des Corinthiens avaient été coupables, avant leur conversion, de plusieurs péchés :

« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les insulteurs, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. » (1 Corinthiens 6.9-11a)

Le terme « efféminés » désignait des hommes ou garçons qui se laissaient abuser homosexuellement, mais il désignait généralement, en plus, un homme mou, ou qui avait les manières d’une femme. Un homme peut être efféminé sans porter des habits de femme, mais porter des vêtements féminins est un acte efféminé.

Quelques chapitres plus tard en 1 Corinthiens se trouve une discussion qu’il nous est difficile de comprendre parfaitement, car nous ne disposons pas des détails sur une situation que l’apôtre Paul et ses destinataires connaissaient bien. Ces détails concernent le sens précis du port du voile par les femmes à l’époque. Nous pouvons néanmoins dégager de ce passage certains principes spirituels :

La distinction entre les hommes et les femmes, y compris la soumission de la femme, fait partie de l’ordre établi par Dieu lui-même. « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ » (1 Cor. 11.3).

– Au premier siècle, les différences entre l’homme de la femme étaient marquées par leur façon de se coiffer ou de se couvrir la tête. « Car si une femme n’a pas la tête couverte, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se couvre la tête. L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme » (1 Cor. 11.6,7). Sans nous prononcer sur le besoin ou non d’une femme de se couvrir la tête par un voile de nos jours, soulignons simplement qu’il aurait été honteux pour une femme de porter les cheveux à la manière d’un homme, et il aurait été honteux pour un homme de se voiler à la manière d’une femme. Le chrétien a tort de refuser les signes extérieurs qui, dans sa culture, conviennent à son sexe.

– Paul dit qu’un sens inné de bienséance ordonne que les hommes n’aient pas les cheveux longs et que les femmes ne portent pas les cheveux à la manière des hommes. « La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux, mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter ? » (1 Cor. 11.14,15). Dans toutes les cultures, des femmes qui désirent se rendre belles prêtent une attention particulière à leur coiffure ou à la façon dont elles ornent la tête. C’est un aspect de leur féminité, et elles ne devraient pas en avoir honte. Seulement, comme nous l’avons vu, la femme chrétienne ne doit pas exagérer en se donnant des coiffures extravagantes (1 Timothée 2.9,10). L’homme qui se fait plaisir de se coiffer comme une femme ne fait pas bien. (Inutile de citer l’exemple de Jésus pour justifier les longs cheveux. Aucun témoin n’a laissé de description de son apparence physique. D’ailleurs, les artistes et les réalisateurs de films qui représentent Jésus comme ayant des cheveux longs ne tiennent pas compte de ce que nous connaissons des coiffures des hommes du premier siècle.)

Depuis environ un siècle les créateurs de la mode essaient de brouiller les frontières entre ce qui caractérise l’homme et ce qui appartient à la femme. Certes, les styles changent avec le temps, mais en tant que chrétiens, quelle que soit notre époque, nous devons choisir des façons de nous habiller et de nous coiffer qui conviennent au sexe que Dieu nous a assigné.

Une petite mise en garde : N’oublions pas que Dieu regarde toujours au cœur (1 Sam. 16.7). À ses yeux, il n’est pas vrai que l’habit fait le moine, ou le chrétien. Jésus nous dit de ne pas juger selon les apparences (Jean 7.24). On peut avoir l’extérieur irréprochable, tout en étant cruel, hypocrite, impur, et orgueilleux ; et ce n’est pas parce qu’un homme porte des cheveux très longs et un boucle d’oreille qu’il n’a pas un cœur de compassion pour son prochain ou qu’il ne prie pas Dieu dans la sincérité. Le but de cet article n’est pas de pousser les chrétiens à rejeter les autres sur la base de leur apparence ; il s’agit plutôt d’appeler chacun à s’examiner personnellement et à se poser la question : Est-ce que ma façon de m’habiller reflète ma soumission à la volonté de Dieu et mon désir de lui plaire dans tous les aspects de ma vie ?

B.B.

Cherchez les choses d’en haut

La vie chrétienne est remplie de bénédictions que l’on reçoit déjà dans cette vie sur la terre. Nous avons la paix avec Dieu et l’assurance de son amour pour nous ; nous avons accès auprès de Dieu par la prière grâce à notre médiateur, Jésus-Christ ; nous avons une famille spirituelle, l’Église ; nous avons l’Esprit de Dieu lui-même qui habite en nous ; nous avons une mission importante à laquelle nous pouvons consacrer nos efforts, qui est l’évangélisation du monde entier ; nous avons appris la joie de servir les autres et les secourir dans leurs difficultés, à la gloire de notre Seigneur ; nous avons la Parole de Dieu pour nous guider, nous fortifier, nous consoler et nous enseigner.

Mais cette vie comporte en même temps sa part de souffrances et douleurs, de déceptions et découragements, de moments de solitude ou même d’abandon, de pertes et d’injustices. Le chrétien n’en est pas épargné. Au contraire, il peut être l’objet de raillerie, de mépris ou même de persécution violente pour la simple raison qu’il est chrétien.

L’apôtre Paul, souvent prisonnier à cause de sa prédication, raconte quelques-unes de ses épreuves :

« Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé… J’ai été… en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens,… en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises. » (2 Corinthiens 11.23-28)

Ce n’est donc pas surprenant que Paul dit ailleurs : « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes » (1 Corinthiens 15.19). Mais ce n’est pas dans cette vie seulement que le chrétien espère, et cette espérance en Christ – cette attente d’une récompense éternelle – fait qu’au lieu d’être réellement les plus malheureux des hommes, nous sommes les plus bénis. Paul, bien que prisonnier, dit au roi Agrippa : « Plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis, à l’exception de ces liens ! » (Actes 26.29).

En parlant des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, la Bible dit qu’ils ont reconnu « qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste » (Hébreux 11.13-16). La patrie céleste est sans aucun doute meilleure que n’importe quel pays sur la terre, y compris le pays de Canaan que Dieu promit à Abraham et ses descendants, y compris la France, le Canada, les États-Unis ou n’importe quel autre pays vers lequel de nombreuses personnes cherchent à émigrer. Mais qu’est-ce qui le rend si attrayant qu’on accepterait de payer n’importe quel prix pour l’atteindre ? Qu’est qui nous attend au ciel ?

Une récompense éternelle

Persévérer dans la fidélité n’est pas facile, mais le Seigneur nous rassure de plusieurs manières que nos efforts seront pleinement récompensés.

D’abord nous connaîtrons la joie de l’entendre nous dire des mots d’approbation et d’accueil : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître… Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Matthieu 25.21,34). Quelle joie de savoir que nous avons fait plaisir au Maître que nous aimons !

Tel un athlète victorieux qui, après des années de discipline, d’effort laborieux et de sacrifices, se voit honoré d’une médaille d’or (ou, comme au temps des premiers Jeux Olympiques, par une couronne d’olivier), le chrétien fidèle attend sa couronne. Vers la fin de sa vie l’apôtre Paul dit :

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » (2 Timothée 4.7,8)

Cette récompense est souvent décrite comme un trésor, un héritage. Des hommes passent toute leur vie à chercher des richesses dans ce monde, des richesses incertaines qu’ils perdent inévitablement lorsqu’ils meurent (et qu’ils perdent très souvent bien avant de mourir). Mais les biens célestes qui nous sont proposés sont tellement supérieurs à ces trésors terrestres, qu’il nous est difficile de les imaginer. Il fut dit aux chrétiens persécutés : « Vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours. N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération » (Hébreux 10.34,35). « Dieu… nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux » (1 Pierre 1.3,4).

Jésus nous exhorte en Matthieu 6.19-21 :

« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les vers et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les vers et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

(Remarquez que là où se trouve notre trésor, et là où devrait se trouver notre cœur, c’est au ciel, ce qui semble bien être en contradiction avec la doctrine de certains qui disent que les justes vivront éternellement sur une terre transformée en paradis.)

Un corps glorifié, immortel, incorruptible

Non seulement nous aurons un héritage merveilleux dans notre pays promis, le ciel, mais nous y vivrons dans des corps merveilleux.

« Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens 3.20,21)

Depuis que le péché est entré dans le monde, le corps de l’homme est sujet à la mort. Nos corps sont atteints de maladie, ils sont affaiblis et même déformés par l’âge, et ils finissent par pourrir dans la tombe. Comme Job le dit, ils « deviennent la pâture des vers » (Job 21.26). Malgré les bénédictions dont nous jouissons déjà en tant que sauvés, bénédictions que nous avons commencé à énumérer au début de cet article, « nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romains 8.23). Au ciel chacun de nous aura un nouveau corps et sera libéré de tout ce qui nous fait souffrir dans nos corps actuels.

« Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel… Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. » (1 Corinthiens 15.42-44,50-53)

Jésus nous promet que les sauvés « ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection » (Luc 20.36).

Le repos

Êtes-vous jamais fatigué de la vie ? Fatigué par l’effort continuel qu’il faut juste pour survivre sur le plan matériel ? Fatigué de la lutte continuelle que vous devez mener sur le plan spirituel dans un monde où Satan vous assaille de tous côtés ? Fatigué de pleurer la perte de vos bien-aimés ? Fatigué de voir jour après jour toute sorte d’injustice et de péché ? Fatigué de la « vanité » de la plupart de ce qui se passe « sous le soleil » ? Qu’est-ce qu’il est réconfortant de savoir que le repos nous attend au ciel !

« Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres. » (Hébreux 4.9,10)

La voix du ciel dit en Apocalypse 14.13 : « Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les accompagnent. » Le contraste avec les âmes perdues est terrible, car il est écrit à leur sujet : « La fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit » (Apocalypse 14.11).

Ceux qui sont persécutés pour Jésus auront du repos (2 Thessaloniciens 1.6-8). Ceux qui sont affligés seront consolés (Matthieu 5.4). Ceux qui sont éprouvés n’auront plus d’épreuves à supporter, car ces épreuves ne sont que « pour un peu de temps » (1 Pierre 1.6). Nous aurons fini avec tout ce qui fait souffrir dans ce monde.

« Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. » (Apocalypse 7.16,17)

La ressemblance au Seigneur

1 Jean 3.2,3 contient une promesse étonnante :

« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. »

La gloire qui nous attend est si merveilleuse que nous ne pouvons pas la saisir, et elle ne peut probablement pas être clairement exprimée en paroles humaines. Notre souhait le plus profond en tant que chrétiens est de ressembler à notre Seigneur, non pas en autorité, puissance ou omniscience, mais en sainteté, pureté et amour. Celui qui désire ardemment cette ressemblance fait déjà des efforts pour imiter l’objet de son admiration. On ne réussit jamais totalement dans cette vie, mais on s’y donne avec persévérance. Quelle joie de savoir qu’au ciel nous aurons réellement fini avec la tentation et le péché. Dieu « peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse » (Jude 24).

Cet aspect de notre espérance céleste s’exprime bien dans le cantique « Grandis en moi » :

Grandis en moi, Seigneur, et que je diminue,
C’est là tout mon souhait.
Hâte l’œuvre en mon cœur, car j’attends ta venue ;
Bientôt tu reviendras, glorieux, sur la nue,
Et je veux être prêt.

Prêt à te rencontrer, Mon Sauveur adorable,
Parfait en sainteté.
Oh ! quel ravissement, quelle joie ineffable,
Quand ton disciple enfin te sera fait semblable,
Contemplant ta beauté.

La communion avec les saints de tous les âges

On pose parfois la question de savoir si nous pourrons nous reconnaître les uns les autres au ciel. La Bible semble répondre par l’affirmative. Jésus dit en Matthieu 8.11 : « Je vous déclare que plusieurs viendront de l’orient et de l’occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. » À quoi bon une telle promesse si ceux qui en bénéficieront ne pourront pas savoir qu’ils se trouvent effectivement en présence de ces grands patriarches ?

À la transfiguration de Jésus, les apôtres ont reconnu Moïse et Élie, car « Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie » (Matthieu 17.4). Or, ces deux hommes étaient morts depuis des siècles, et Pierre, Jean et Jacques ne les avaient pas connus en personne. Si donc il sera possible de reconnaître des individus que nous n’avons pas connus personnellement sur terre, n’est-il pas sous-entendu que nous reconnaîtrons ceux que nous avons connus pendant notre vie ?

Onésime était un esclave qui s’est enfui de son maître, un chrétien du nom de Philémon. Arrivé à Rome, Onésime rencontra Paul et devint, lui aussi, chrétien. L’apôtre renvoya Onésime auprès de Philémon, en lui remettant l’épître qui porte son nom. Il écrit concernant Onésime : « Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l’éternité, non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé » (Philémon 15,16). Cette nouvelle relation fraternelle entre Philémon et Onésime devait évidemment se poursuivre au ciel.

Selon Hébreux 12.22,23, en s’approchant de la Jérusalem céleste, on s’approche non seulement de Dieu, de Jésus et des anges, mais aussi de « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux » (l’Église glorifiée) et « des esprits des justes parvenus à la perfection » (probablement ceux qui, sous la première alliance, sont morts dans la fidélité).

Ce sera une grande joie que de s’associer avec ceux qui ont aimé et fidèlement servi Dieu au cours de l’histoire, que ce soit de grands personnages de la Bible, des personnes que nous avons déjà connues et aimées dans nos familles et nos assemblées ou bien d’autres que nous découvrirons dans l’au-delà. Par contre, on ne peut éviter la conclusion que l’enfer sera encore plus horrible parce qu’on y passera l’éternité avec des êtres méchants, égoïstes et rebelles envers Dieu.

La présence de Dieu

Il est réconfortant de penser que nous retrouverons au ciel nos bien-aimés « un instant disparus », mais ce qui devrait nous attirer le plus, c’est la joie de nous trouver en présence de notre Seigneur. Avant de remonter au ciel, Jésus dit à ses disciples : « Lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14.3). Il dit aussi à Dieu : « Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi » (Jean 17.24).

L’apôtre Paul dit plus d’une fois qu’il préférait mourir que de vivre sur terre, car il voulait tellement être auprès du Seigneur (Philippiens 1.21-23; 2 Corinthiens 5.8). Et il nous exhorte tous : « Cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Colossiens 3.1,2). Nous devrions cultiver un cœur pour Dieu comme celui de David, qui dit : « Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment : je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, pour contempler la magnificence de l’Éternel » (Psaume 27.4). « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? » (Psaume 42.2,3). Trop souvent nous ne sommes pas motivés par l’idée du ciel parce que l’amour de ce monde nous habite plus que l’amour de Dieu. Plus nous aimons Dieu lui-même, plus nous aurons hâte de le voir et de l’adorer dans toute sa splendeur.

Conclusion

Partout au monde on trouve que les gens évitent de mal parler des morts, quel que soit leur comportement de leur vivant. Mais on va plus loin : lors des funérailles, on parle comme si TOUS sont destinés au ciel. L’espérance d’une demeure au ciel est une belle chose, mais tous n’y ont pas droit. Jésus dit : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7.21). Quant à « ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus, ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force » (2 Thessaloniciens 1.8,9).

Si vous n’avez pas encore obéi à l’Évangile par la foi, la repentance et le baptême, ou si vous ne vivez pas dans la fidélité au Seigneur, n’attendez plus. « Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard » (Hébreux 4.1). Faites en sorte que vous puissiez réellement dire, comme l’apôtre Paul : « Nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Corinthiens 5.8).

B.B.

Le baptême des enfants

Supposez que vous venez de faire un enfant. Serait-il important de le faire baptiser ? Peut-être que vous avez reçu le baptême quand vous étiez trop jeune pour vous en souvenir. Faut-il mettre en doute la validité de ce baptême ? Faut-il écouter ceux qui vous conseilleraient de vous faire rebaptiser ?

La grande majorité de ceux qui se considèrent chrétiens acceptent la pratique de baptiser des enfants, y compris des nouveaux-nés. On trouve le baptême des enfants chez les catholiques, les orthodoxes, et beaucoup de protestants (luthériens, réformés, anglicans, presbytériens, méthodistes, nazaréens, etc.). L’Église catholique le considère si important qu’elle enseigne que des parents chrétiens qui retardent excessivement ou qui négligent complètement de procéder au baptême de leurs enfants commettent un péché « mortel » ; ils priveraient leurs enfants de la certitude d’une entrée dans la présence de Dieu en cas de mort, et ils s’exposeraient eux-mêmes au danger de l’enfer.

Des millions d’autres rejettent le baptême des enfants pour plusieurs raisons, notamment parce qu’il n’est jamais mentionné dans la Bible et qu’il présente plusieurs conflits avec ce que les Écritures enseignent au sujet du baptême, du salut et de la responsabilité individuelle.

Arguments en faveur

Voyons d’abord les arguments que l’on avance pour soutenir le baptême des enfants.

1. Les enfants seraient souillés par le péché originel ; ils hériteraient la faute commise par Adam et Ève dans le jardin d’Éden.

Nous avons traité cette erreur en long et en large dans un autre numéro de Chemin de Vérité, (Vol. 15, No. 2, Le péché originel), et nous vous encourageons à lire cette étude. Parmi les vérités bibliques qui démentent l’idée d’un péché originel héréditaire, il y a le fait que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. Il est vrai que mes actions peuvent avoir des effets négatifs dans la vie d’autres personnes, mais ces personnes ne sont pas jugées ou condamnées pour mes péchés.

En Ézéchiel 18, le prophète répond au peuple qui, puni par Dieu, essayait de rejeter la faute sur leurs ancêtres. Il leur dit : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui » (Ézéchiel 18.20). Ce principe fondamental de la justice ne s’applique pas seulement dans cette vie sur terre ; Dieu nous dit clairement et à maintes reprises qu’il agira selon le même principe d’équité au dernier jugement. Romains 14.12 dit simplement : « Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (et non, évidemment, pour Adam et Ève).

Deux Corinthiens 5.10 énonce le même principe : « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps. »

Si l’enfant n’est pas souillé par le péché de son ancêtre et s’il n’a pas encore la faculté de choisir et donc de commettre du péché, c’est qu’il n’a pas besoin d’être purifié. Il est déjà pur.

De nos jours, beaucoup n’acceptent ni l’idée que le nouveau-né serait perdu à cause du péché originel ni l’idée que le baptême se fait pour le pardon des péchés. Ils tiennent quand même à conserver le baptême des enfants. Pour justifier la pratique, ils en font une cérémonie de dédicace de l’enfant et une occasion de permettre aux parents de l’enfant de s’engager à l’élever dans la foi chrétienne. Le problème principal en cela est que cette façon de faire déforme totalement le sens du baptême. Dans la Bible, le baptême n’a rien à voir avec l’éducation spirituelle que doit recevoir un nouveau-né. C’est un acte d’obéissance par lequel un pécheur exprime sa foi au Sauveur, s’engage à se conformer à la volonté de Dieu, et obtient, grâce au sang de Jésus, le pardon de ses péchés.

2. Le baptême des enfants serait valable parce que c’est une vieille tradition de l’Église.

Il est vrai que la pratique de baptiser des enfants remonte très loin dans l’histoire chrétienne, mais aucune preuve ne permet de dire que Jésus et ses apôtres l’ont instituée. La Bible n’en parle pas du tout. Aucun auteur du deuxième siècle ne parle clairement du baptême des enfants, ni pour l’appuyer ni pour s’y opposer. Le célèbre Justin Martyr, qui mourut en 166 apr. J.-C., était de l’Église de Rome mais ne semblait pas connaître un tel baptême. Dans son Apologie I, 61, il donne une raison pour le baptême qui exclut le baptême des nouveau-nés : « Pour ce qui est [du baptême d’eau] nous avons appris des apôtres cette raison. Puisque lors de notre naissance nous naissons sans notre connaissance ou notre choix, le mélange fortuit de nos parents ; et ensuite nous sommes élevés dans l’habitude du mal et des leçons de l’iniquité. Or, pour que nous ne restions pas ainsi les fils du hasard et de l’ignorance, mais de choix et de connaissance, l’eau vient nous obtenir la rémission de toutes nos fautes passées. » Justin fait donc un contraste : pour notre naissance physique, nous n’avons pas de choix ; pour la naissance spirituelle lors du baptême, nous devons choisir en connaissance de cause.

Au troisième siècle, le baptême des enfants était répandu, mais il n’était pas accepté partout. Tertullien, par exemple, un « Père de l’Église » d’Afrique, qui naquit vers 150 et mourut entre 220 et 240, était hostile au baptême des petits enfants.

Mais en réalité, même une vieille tradition, même une tradition qui semble être acceptée universellement, si elle ne provient pas de Jésus et des apôtres inspirés, si elle n’est pas enseignée dans les pages de la Bible, ne fait pas autorité pour l’enfant de Dieu. Jésus met solennellement en garde contre le danger de se laisser guider par les traditions humaines. Il dit en Marc 7.7,8 : « C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. »

3. La Bible parle du baptême de plusieurs familles entières. Comme une famille a généralement des enfants, ceux-ci ont dû recevoir le baptême aussi.

Nous voyons la conversion de trois familles entières dans le livre des Actes : Corneille (10.44-48), Lydie (16.14,15) et le geôlier philippien (16.32-34). On nous dit qu’il y avait sûrement des enfants dans ces familles et que ces enfants ont donc été baptisés. Mais dans le cas de la famille de Corneille, le texte parle explicitement de « ceux qui écoutaient la parole ». Pour ce qui est du geôlier, il est dit que Paul et Silas « lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison », et après le baptême, « il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu ». Est-ce que les bébés, aussi, ont suivi la prédication et se sont-ils réjouis de la conversion du geôlier ? Quant à Lydie, afin de s’appuyer sur son cas pour soutenir le baptême des bébés, il faut supposer : 1) qu’elle était mariée (sa « famille » pouvait se composer de sœurs, de neveux, de domestiques, etc.) ; 2) qu’elle avait des enfants ; 3) que quelques-uns de ces enfants étaient des bébés. Tout cela est possible, mais pas forcément le cas. On peut avoir une famille sans être marié, sans avoir des enfants, ou sans avoir des bébés ou enfants très jeunes.

4. Il ne serait pas normal de refuser à son enfant les bénédictions qu’apportent le baptême et l’appartenance à l’Église (pardon, renaissance, participation à la vie divine, aide pour la croissance spirituelle, etc.). Pourquoi attendre pour faire vivre le don de Dieu à l’enfant ?

Il faut se rappeler que celui qui n’a pas encore péché n’a pas besoin de pardon et n’est point séparé de Dieu. En même temps il faut dire que la personne qui reçoit le baptême doit croire et s’engager personnellement pour que le baptême ait sa valeur. « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé » (Marc 16.16). « Qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible » (Actes 8.36,37). « Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés » (Actes 2.41). Le baptême « ne consiste pas à laver les impuretés du corps, mais à s’engager envers Dieu avec une conscience pure » (1 Pierre 3.21, Bible du Semeur). Penser que le baptême peut avoir des effets profonds dans la vie d’une personne, quelle que soit la croyance, l’intention ou l’attitude de la personne, c’est traiter le baptême comme une formule magique plutôt qu’une expression sincère de la foi de celui qui a besoin de la grâce de Dieu.

Une personne qui croit peut certainement demander à Dieu d’accorder des bénédictions (telle que la guérison) à d’autres personnes, même si ces personnes ne croient pas. Mais le Christ a clairement commandé certaines choses qu’une personne doit faire elle-même pour être sauvé : croire, se repentir, confesser sa foi en Christ et se faire baptiser (Marc 16.16; Luc 13.5; Matt. 10.32,33). Il n’a jamais suggéré que quelqu’un pourrait faire ces choses au nom d’un autre ou prendre un engagement pour lui sans son consentement. « Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Rom. 14.12).

5. Ne pas baptiser son enfant serait ne pas respecter le souhait de Jésus, qui a bien dit : « Laissez venir à moi les petits enfants ».

Avant d’en tirer des conclusions sur le baptême des enfants, il est important de considérer le contexte de ces propos du Seigneur : « On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent… Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains » (Marc 10.13-16). On n’amenait pas ces enfants pour les faire baptiser. On ne prenait aucun engagement au nom de ces enfants. On ne prétendait pas que ces enfants aient besoin de repentance ou de pardon. On demandait simplement à Jésus de prier pour eux et de poser ses mains sur eux (voir Matt. 19.13-15). Les enfants étaient importants aux yeux de Jésus et méritaient son temps et son attention. Mais la parole qu’il a prononcée à cette occasion n’avait rien à voir avec le baptême.

Le baptême des enfants ne correspond pas au baptême biblique

1. Les conditions pour recevoir le baptême

Le Nouveau Testament nous parle de trois choses qui doivent précéder le baptême : Il faut écouter l’Évangile (Rom. 1.16; 1 Cor. 15.1,2), croire en Jésus comme Fils de Dieu (Marc 16.15,16; Actes 2.41; 8.12,13,36,37; 18.8), et se repentir de ses péchés (Luc 24.46,47; Actes 2.38).

La repentance est la décision ferme et sincère d’abandonner ses péchés et de pratiquer la volonté de Dieu. Cette exigence s’accorde avec la description du baptême en 1 Pierre 3.21 : « Le baptême… est l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu. » Quand on se fait baptiser, on s’engage à suivre Jésus. Sans repentance, sans engagement, sans désir de changer de vie, le baptême n’a plus sons sens.

Qui peut être baptisé ? Celui qui entend l’Évangile, croit en Jésus, et se repent de ses péchés. Au vu de ce que nous venons de lire, qu’est-ce qu’on peut dire de la pratique de baptiser des bébés ? Il est claire qu’un nouveau-né n’est capable de remplir aucune de ces conditions.

2. Le but du baptême.

Dans la Bible, le baptême est toujours pour le pardon des péchés, et là on parle de ses péchés personnels et non pas les péchés commis par autrui. Pierre dit le jour de Pentecôte : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé… pour le pardon vos péchés » (Actes 2.38). Ananias dit à Saul de Tarse : « Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé et lavé de tes péchés » (Actes 22.16).

L’enfant n’a pas encore commis du péché, et il ne vient pas dans ce monde ayant une âme déjà souillée par le péché d’autrui. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle des « innocents ». N’ayant pas de péché, les bébés n’ont pas besoin du baptême.

3. La forme du baptême.

Le baptême biblique est une immersion dans l’eau. Cela est clair quand on considère le sens du mot grec qui est traduit par baptiser (il signifie « immerger »), quand on regarde les exemples bibliques où des personnes « descendent dans l’eau » pour recevoir le baptême et en sortent après (Actes 8.38,39; Matt. 3.16), et quand on réfléchit au symbolisme du baptême qui représente la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus (Rom. 6.2-7; Col. 2.12). La vaste majorité des soi-disant baptêmes administrés aux enfants se font par aspersion et ne constituent même pas des baptêmes. (Pour une étude plus approfondie de ce sujet, voyez Chemin de Vérité, Vol. 10, No. 4, La forme et le but du baptême.)

Conclusion

Dieu ne vous demande pas de faire baptiser votre nouveau-né. Il vous demande de faire de votre mieux pour l’éduquer de telle sorte qu’il se donne au Seigneur quand il sera assez grand, mais la Bible ne vous autorise nulle part à faire le choix à la place de votre enfant.

Si vous avez été « baptisé » quand vous étiez trop jeune pour savoir de quoi il s’agissait, si vos parents ont cru et se sont engagés à votre place, sachez que vous n’avez pas encore fait ce que Dieu demande. Cette cérémonie que l’on fait autour d’un bébé n’est pas le baptême dont parle la Parole de Dieu. Pour être sûr d’avoir obéi à Dieu, sûr de votre salut, « repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés » (Actes 2.38).

B.B.


Voir aussi Les cérémonies de présentation d’enfant.

Les cérémonies de présentation d’enfant

Certaines dénominations qui n’acceptent pas le baptême des enfants organisent plutôt des cérémonies de présentation d’enfant. Une Église chrétienne évangélique au Canada, par exemple, explique sur son site web : « Puisque nous ne baptisons pas les nouveau-nés à notre Église, nous offrons la possibilité aux parents chrétiens de présenter leur enfant au Seigneur et à l’Assemblée lors d’une cérémonie spéciale à cet effet le dimanche matin. » Bien que cette Église elle-même reconnaît le parallèle entre cette cérémonie et le baptême des enfants (qu’elle rejette), il est surprenant de trouver la prétention que cette pratique trouve son origine dans la Bible.

Étant donné que le Nouveau Testament ne recommande pas et ne fournit aucun exemple d’une telle cérémonie dans les Églises, en quoi son origine se trouve-t-elle dans la Bible ? On nous parle du commandement divin en Exode 13.12 : « Tout premier-né sera consacré au Seigneur. » Ce commandement, en fait, n’a rien à voir avec les cérémonies qu’on veut justifier, ni dans sa raison d’être ni dans son application. Dieu expliqua au peuple d’Israël : « Le jour où j’ai frappé tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte, je me suis consacré tous les premiers-nés en Israël » (Nombres 3.13). Non seulement ce commandement ne concernait pas les enfants qui n’étaient pas des premiers-nés, mais il ne concernait ni les petites filles ni les premiers-nés de la tribu de Lévi (Nombres 3.40,41). Quant à l’application de la loi, il s’agissait de payer un montant d’argent pour « le rachat » de l’enfant quand il aurait un mois (Nombres 18.15,16). Une autre loi ordonnait un sacrifice pour la purification cérémonielle de toute femme après son accouchement (Lév. 12). Il est question de ce sacrifice en Luc 2.21-24 après la naissance de Jésus. Ces commandements font clairement partie de l’alliance mosaïque plutôt que la nouvelle alliance.

On cite également l’exemple d’Anne, la mère de Samuel, pour justifier les présentations d’enfants dans les cultes. Anne avait été stérile, mais elle pria Dieu avec ferveur de lui donner un fils. Elle promit que si Dieu exauçait sa prière, elle consacrerait l’enfant à l’Éternel pour toute sa vie. Dieu lui donna un fils. Après que l’enfant a été sevré, sa mère le confia au prêtre Éli qui servait au tabernacle. Elle ne voyait plus son fils sauf quand elle allait au tabernacle pour le sacrifice annuel et apportait un habit pour l’enfant. Cet acte de piété chez Anne ne correspond pas aux cérémonies modernes dont nous parlons, et ce n’est pas du tout de cette manière que l’on recommande aux mères chrétiennes d’élever leurs enfants dans le Seigneur.

Il est normal de se réjouir avec un frère ou une sœur bénis par la naissance d’un enfant (1 Cor. 12.26). Il est bien de rappeler aux parents leur devoir en ce qui concerne l’éducation spirituelle de leurs enfants (Éph. 6.4; Tite 2.3,4). Il convient de remercier Dieu de la grâce que représente le don d’un enfant et de lui demander la sagesse dont on a besoin comme parent.

Mais méfions-nous d’instituer des cérémonies religieuses de notre propre chef. La Bible est notre seul guide. N’allons pas au-delà de ce qui est écrit. Soyons honnêtes avec nous-mêmes : ce n’est pas parce que le Nouveau Testament nous enseigne de le faire qu’on crée des cérémonies de présentation d’enfant ; c’est parce qu’on veut quelque chose de semblable au baptême des enfants pratiqué par les autres. On a besoin de se rappeler l’avertissement que Moïse adressa aux Israélites concernant leurs voisins religieux : « Garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant… Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même » (Deut. 12.30).

B.B.

La réponse chrétienne à la violence islamiste

On parle dans certains milieux de l’islamophobie, c’est-à-dire la haine ou la peur des musulmans, de leur politique ou de leur culture. Un vrai « islamophobe » croirait, par exemple, que tous les musulmans sont des terroristes (ou des terroristes potentiels). Cela est manifestement faux. Des millions de musulmans fidèles sont des gens très aimables, hospitaliers et intègres ; loin de soutenir les actes terroristes, ils les déplorent. Je me rappelle que, le lendemain du 11 septembre 2001, de nombreux voisins, amis et même inconnus musulmans sont venus vers moi en tant qu’américain et chrétien pour me présenter leurs condoléances et exprimer leur rejet total de l’attentat qui avait fait plus de 3 000 victimes.

Loin de nous l’idée de mettre tous les musulmans dans le même sac. Cela n’empêche que l’Islam a un problème de violence religieuse. Bon nombre de ses adhérents prônent des actes terroristes et perçoivent certaines formes de violence comme un commandement divin pour la promotion de leur foi. Comment peut-on contester ce constat, vu le nombre d’organisations musulmanes qui emploient les tactiques violentes ? Parmi les plus connues on peut citer :

  • L’État Islamique, Daech (l’Irak et la Syrie)
  • Al-Mourabitoun (l’ensemble du Sahara)
  • Al-Quaïda au Maghreb islamique (Algérie, Mali, Mauritanie, Niger)
  • Boko Haram (Nigéria, Cameroun, Tchad, Niger)
  • Les Chebabs (Somalie)
  • Le Hezbollah et le Hamas (Palestine, Syrie, Gaza)
  • Les groupes Taliban (Afghanistan)
  • Ansar al-Charia (Tunisie)
  • Ansar Dine (Mali)
  • Abou Sayyaf (sud des Philippines)
  • Al-Qaïda (Pakistan, Afghanistan)
  • Les mouvements islamiques d’Ouzbékistan et du Turkestan oriental
  • Al-Qaïda dans la péninsule arabique

En 2016 les auteurs de 2 474 attentats terroristes en 61 pays agirent au nom de l’Islam, faisant plus de 21 237 morts. Toutes les autres religions mondiales confondues n’avaient inspiré que quatre attentats.

Quand on pense à l’État Islamique, la violence ne se limite pas aux actes terroristes. On force les minorités religieuses à se convertir ou les « apostats » à revenir à l’Islam au bout de l’épée. Ceux qui refusent sont décapités, voir crucifiés. Les atrocités n’en finissent pas : viols, conscription d’enfants soldats, esclavage sexuelle ; les militants justifient tout cela et bien plus par des versets coraniques et des hadith. L’État Islamique est un monde effrayant qui attire des dizaines de milliers de militants des autres pays, y compris de l’occident, et qui s’exporte pour semer la terreur en dehors de son fief en Irak et Syrie.

La réaction chrétienne

Comment le chrétien devrait-il réagir face à ce phénomène ? Soulignons que notre question concerne bien le chrétien. Le but de cet article n’est pas de recommander telle ou telle politique au gouvernement de la France, des États-Unis ou du Mali. En tant que chrétiens, nous devons nous rappeler que notre vraie patrie est au ciel (Phil. 3.20; Héb. 13.14). Certes, nous devons payer les impôts et obéir aux lois des pays où nous résidons (Rom. 13.1-7; 1 Pi. 2.13-17), pourvu que ces lois ne soient pas en conflit avec les commandements de Dieu (Actes 5.29). Mais nous nous voyons plutôt comme des « étrangers et voyageurs sur la terre » (Héb. 11.13-15). En tant que tels, nous sommes conscients du danger de trop nous mêler à la politique des royaumes de ce monde, et nous évitons de manifester un patriotisme aveugle et passionné en faveur d’un pays et contre l’autre. Après tout, le Dieu que nous servons n’est ni américain, ni arabe, ni européen, ni africain, et nous avons des frères et sœurs spirituels dans tous les pays. Nous avons à défendre la Parole de Dieu et non pas les décisions ou les intérêts d’un gouvernement humain.

Commençons donc par ce qui NE doit PAS être la réaction des chrétiens confrontés par l’extrémisme violent, le terrorisme et la persécution.

La peur ?

Quand on voit venir des ennemis brutaux, la tendance naturelle est d’éprouver une certaine crainte. Mais les chrétiens ne doivent pas se laisser prendre par la peur. Jésus dit en Luc 12.4,5 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre. » Notre vie physique doit se terminer un jour de toute façon ; le plus important n’est pas sa durée, mais notre fidélité. En plus, « notre » vie ne nous appartient même pas à nous, mais au Christ. Gardons notre foi en Jésus ; les hommes, quoi qu’ils fassent, sont incapables de nuire à notre âme éternelle.

Nous ne devons pas nous laisser paralyser par la peur mais fixer nos regards plutôt sur Dieu. Le monde change du jour au lendemain, et l’avenir est incertain. Les dangers tels que le terrorisme se multiplient, mais « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse » (Ps. 46.2). « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps. 23.4).

Ce n’est pas la première fois que le monde ait vu un ennemi aussi agressif que l’extrémisme islamiste, un ennemi qui essaie d’exterminer la foi chrétienne, de faire taire la voix de l’Évangile, de faire disparaître toute trace de l’Église du Christ. Mais Dieu est souverain, et le royaume de son Oint « ne sera jamais détruit » (Dan. 2.44). Le peuple de Dieu devrait avoir assez de foi en lui pour ne pas réagir dans la peur face à l’agression.

Un recours à la force ?

Deuxièmement, notre réaction à l’extrémisme islamiste ne doit pas être caractérisée par un recours à la force. On peut s’attendre à cela de la part des hommes charnels, mais ce n’est pas ce que Dieu attend de nous. Notre rôle n’est pas celui de juge ou de jury. Notre mission n’est pas de tuer (ou de recommander aux autres de tuer) ceux qui se battent contre l’Église de Dieu. On ne peut pas être victorieux dans un conflit spirituel au moyen de la guerre charnelle. « Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses » (2 Cor. 10.4). Les hommes regardent généralement à ce qui frappe aux yeux, mais pour Dieu et pour son peuple, ce conflit n’est pas charnel ; il est spirituel. Ce qui est en jeu n’est pas simplement le contrôle d’un territoire ou la survie d’un régime.

Rappelons-nous que si Dieu voulait mettre fin aujourd’hui à l’État Islamique ou à Boko Haram, il pourrait le faire. S’il est de sa volonté de permettre à des hommes violents de faire pour un temps ce qu’ils veulent, nous n’avons pas à douter de sa sagesse ou à usurper son autorité. Au jardin de Gethsémané, une bande armée est venue pour arrêter Jésus. « Alors ces gens s’avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent. Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée ; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ? » (Matt. 26.50b-54). L’apôtre Pierre était disposé à faire recours à la force, à employer une arme charnelle, mais Jésus lui rappela que Dieu était parfaitement capable d’empêcher son arrestation. S’il ne l’a pas fait, Dieu avait ses raisons. (Heureusement pour nous Dieu n’a pas empêché ces hommes méchants de commettre leur crime, car c’est la mort de cet innocent, Jésus, qui rend possible notre pardon.)

Tout au long de l’histoire Dieu a permis à des hommes méchants de commettre des actes iniques. L’histoire et les Écritures révèlent aussi que lorsqu’il est prêt, Dieu y met fin. Les chrétiens ne devraient pas penser qu’au moyen des armes charnelles ils pourront ou ont besoin de mettre fin aux injustices dans le monde, y compris celles commises par les terroristes islamiques.

Si nous ne devons pas réagir en ayant peur ou en faisant recours à la force, qu’est-ce que la Parole de Dieu nous recommande ?

La foi

Notre réaction à la persécution et le terrorisme devrait manifester une foi solide et profonde en Dieu. Ce qui nous distingue des autres, c’est que nous connaissons Dieu. Nous avons confiance en lui même quand nous ne comprenons pas ce qu’il fait ou pourquoi il le fait. Nous sommes confiants de la victoire parce que c’est Dieu qui se bat pour nous.

La prière

Quand le peuple de Dieu confrontait des situations pareilles dans le passé, sa réaction était de prier, de demander l’aide de Dieu. Lorsque les Ammonites et les Moabites réunirent une armée massive pour attaquer le royaume de Juda, le roi Josaphat mit sa confiance en Dieu : « Ô notre Dieu, n’exerceras-tu pas tes jugements sur eux ? Car nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s’avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi » (2 Chron. 20.12). Dieu lui répondit par l’un des prophètes en ces termes : « Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette multitude nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu… Vous n’aurez point à combattre en cette affaire : présentez-vous, tenez-vous là, et vous verrez la délivrance que l’Éternel vous accordera » (2 Chron. 20.15,17). Et Dieu accomplit bien sa promesse.

Si nous sommes inquiets au sujet des atrocités commises par l’État Islamique et ses partisans, sommes-nous prêts à nous mettre à genoux devant Dieu afin de l’implorer de nous venir en aide ?

Mais ce n’est pas seulement pour nous-mêmes qu’il faut prier. La majorité des victimes des violences commises par les divers groupes islamistes dont nous parlons ne sont pas des chrétiens, mais des musulmans, surtout dans l’État Islamique. Ce sont des musulmans qui sont tués en plus grand nombre, vendus en esclavage sexuelle, obligés de vivre dans la peur continuelle. Ces victimes sont des personnes qui ne font de mal à personne. Nous devrions prier pour eux. Il y a bien des cas où le chrétien devrait élever la voix pour défendre la cause des innocents, quelles que soient leur nationalité ou leur religion. « Ouvre ta bouche pour le muet, pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche, juge avec justice, et défends le malheureux et l’indigent » (Prov. 31.8,9).

Nous devrions prier également pour les extrémistes eux-mêmes. Cela n’est pas facile, mais Jésus dit : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (Matt. 5.44,45). L’apôtre Paul, lui-même victime de persécution continuelle, écrivit : « Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas… Ne rendez à personne le mal pour le mal (Rom. 12.14,17). Il dit en 1 Timothée 2.1,4 qu’il faut prier pour tous les hommes et que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés.

Combien de temps passons-nous à prier pour nos ennemis ? Quand nous voyons des reportages à la télé, nous arrive-t-il de prier sur-le-champ pour les innocents qu’on maltraite à travers le monde ? Prions-nous pour ceux qui commettent ces crimes parce qu’ils ne connaissent pas vraiment Dieu ?

La prédication

Notre réaction aux extrémistes islamistes devrait comporter également la prédication. On peut penser que ces personnes sont irrécupérables. Dieu envoya le prophète Jonas pour qu’il prêche aux habitants de Ninive, capital de l’Empire assyrien, l’oppresseur de son peuple. Jonas ne voulait pas qu’ils se convertissent et que Dieu les pardonne, mais il connaissait le pouvoir de la parole de Dieu pour toucher les cœurs. Voilà pourquoi il a essayé de ne pas se rendre à Ninive. Nous avons le devoir de prêcher l’Évangile à toute la création, y compris les musulmans, y compris même les militants violents.

[Un site Internet a été créé qui peut contribuer à cette mission de faire comprendre aux musulmans l’intégrité et la véracité de la Bible, ainsi que la nécessité de son message concernant le salut. Le site s’appelle www.descenduversnous.com. Le nom du site est tiré de certains versets coraniques qui parlent des révélations de Dieu avant le temps de Mohamed et qui ordonnent aux musulmans d’accorder à ces révélations le même respect qu’ils accordent au Coran : «  Dites  : Nous croyons en Allah et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur  : nous ne faisons aucune distinction entre eux  » (Sourate 2, aya 136). Le site contient une centaine d’articles que le visiteur peut lire ou écouter en ligne, ou télécharger en forme de PDF ou de MP3 afin de les étudier hors ligne ou de les partager avec d’autres personnes. Faites connaître ce site à vos connaissances musulmanes.]

Des musulmans qui fuient la violence islamiste ainsi que ceux qui la déplorent de loin sont souvent plus ouverts à l’Évangile. Au lieu d’en avoir peur, nous devrions leur témoigner de la compassion, leur apportant du secours physique et spirituel.

La fermeté

On ne peut pas supposer que le danger que présente le terrorisme islamiste ne concerne que des zones éloignées de nous. Depuis les villes européennes et américaines jusqu’aux villages africains, depuis le Moyen-Orient jusqu’aux Philippines, aucune région du monde n’est à l’abri. Où qu’il soit, le chrétien doit se préparer mentalement et spirituellement pour la possibilité qu’il devienne la cible de terrorisme ou d’oppression à cause de sa foi.

C’est ainsi que Paul et Barnabas ont bien mis en garde les convertis de la Galatie : « Ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14.21,22). Les nouveaux chrétiens en Macédoine ont plus tard connu les mêmes épreuves : « Aussi nous glorifions-nous de vous dans les Églises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des tribulations que vous avez à supporter » (2 Thess. 1.4). Paul savait bien qu’en prêchant l’Évangile, il exposait à la persécution ceux qui accepteraient son message, mais il était lui-même un modèle du courage dont les convertis auraient besoin. Il dit : « Je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir… pour le nom du Seigneur Jésus » (Actes 21.13).

Que Dieu nous donne, à vous et à moi, le courage de faire face à la violence islamiste, si le besoin se présente, avec le même esprit que les douze martyrs dans un village d’Alep, en Syrie. Ces croyants syriens évangélisaient dans leur région d’origine, qui était tombée sous le pouvoir de l’État Islamique. Ils avaient eu l’occasion de fuir mais choisirent de rester afin de continuer de partager la bonne nouvelle.

Après leur arrestation en août 2015, on les partagea en deux groupes. Un premier groupe était constitué d’un homme de 41 ans, qui avait implanté 9 Églises de maison, son fils de 12 ans et 2 membres du groupe âgés d’une vingtaine d’années. Quand le père refusa de renoncer à la foi, les militants saisirent son fils et lui coupèrent les bouts des doigts et le battirent sévèrement, tout en obligeant le père à regarder. Ils lui dirent que la torture ne cesserait que s’il revenait à l’Islam. Quand le père refusa, on le tortura, lui aussi, ainsi que les deux autres hommes. Selon les témoins : « Ils ont été brutalisés puis crucifiés. Ils sont restés sur leurs croix pendant deux jours. Il était interdit de les en retirer. »

Le deuxième groupe a été interrogé dans un autre village. Parmi eux, deux femmes âgées de 29 et 33 ans ont été séparées des six hommes. Refusant de renier Jésus, elles ont déclaré simplement vouloir partager la paix et l’amour de Jésus. Les militants les ont alors violées publiquement. Au cours de leurs supplices, les jeunes femmes n’ont cessé de prier, ce qui eut pour conséquence le déchaînement de violence des bourreaux.

Les huit prisonniers ont ensuite été réunis et placés à genoux avant d’être tués. Ils ont prié et parlé de Jésus jusqu’à leur dernier souffle. Après être décapités, leurs corps ont été mis en croix.

Grâce à une telle fermeté chez de nombreux croyants, l’Église souterraine dans le territoire de l’État Islamique se développe très rapidement. Que nous sachions réagir à la violence extrémiste donc avec la même foi inébranlable, ayant recours à la prière, prêchant toujours la Parole de Dieu, et refusant toujours de renier notre Seigneur.

Adapté d’un discours de Melvin Otey

Combien de chemins mènent à Dieu ?

Existe-t-il plusieurs chemins qui mènent à Dieu? Si nous parlons de chemin dans le sens d’un parcours par lequel nous passons, selon l’action providentielle de Dieu dans nos vies, la réponse est sans doute «Oui!». Tout en respectant la liberté de choix (le libre arbitre) qu’il a donnée à chaque être humain, Dieu crée et se sert de circonstances pour favoriser notre salut. Il est certainement à l’œuvre de plusieurs manières que nous ne serons jamais à même de comprendre.

Telle personne cherche le bonheur dans la drogue, l’argent, le sexe, l’éducation ou autre chose qu’offre le monde, et finit par être déçue et reconnaître que son âme ne trouvera jamais de repos jusqu’à ce qu’elle cherche le repos en Dieu. Telle autre personne est attirée par sa curiosité – elle veut découvrir ce livre «mystérieux» qu’on appelle la Bible. Une troisième personne cherche Dieu après avoir été touchée en voyant ou en étant l’objet d’un acte d’amour chrétien. Telle autre se trouve dans une situation désespérée, que ce soit un problème médical ou financier ou social; elle prie Dieu, et Dieu le délivre du danger, peut-être de manière extraordinaire. La délivrance d’un problème physique, en effet, peut pousser à rechercher le salut spirituel. Des millions de Soudanais, victimes des violences perpétrées par un régime islamiste radical, se sont convertis au christianisme. Dieu s’est servi même des ces actes terribles: selon un de ces convertis, «les gens ont le vrai Islam, et ils préfèrent Jésus».

Qu’on accepte ou rejette la prétention que la violence est un trait du «vrai» Islam, l’idée que ces Soudanais ont choisi Jésus nous mène à un tout autre sens de l’expression «chemin vers Dieu». Évidemment, Dieu œuvre de diverses manières dans la vie de chacun, mais nous voulons savoir s’il y a diverses manières d’être sauvé par Dieu. Y a-t-il une seule vraie religion, ou bien est-ce que toutes les religions se valent? Existe-t-il un ensemble de principes qu’il faut suivre pour être accepté par Dieu, ou bien peut-on atteindre le paradis par une religion quelconque? Faut-il absolument connaître Jésus et croire en lui?

«Je suis le chemin…»

Pour trouver la réponse, commençons par quelques-unes des nombreuses déclarations catégoriques à ce sujet dans la Bible.

«Jésus dit [à Thomas]: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.» (Jean 14.6)

«[Jésus] leur dit: Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés.» (Jean 8.23,24)

«Sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous… Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.» (Actes 4.10,12)

«Le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force.» (2 Thessaloniciens 1.7-9)

«Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.» (1 Jean 5.10-12)

Pour nous qui croyons que la Bible est la parole inspirée de Dieu, notre réaction à ces versets est probablement ceci: «Il est donc clair que Dieu l’a dit. C’est réglé. Nous le croyons.» Mais considérons quelques vérités qui nous aideront à comprendre pourquoi Dieu parle de façon si catégorique à ce sujet.

Pourquoi Jésus serait-il le seul chemin?

Le problème de l’homme

Avant de comprendre et d’apprécier l’évangile, il faut reconnaître que le péché condamne l’homme et le sépare de Dieu. Ce n’est pas simplement l’homme dans un sens général ou abstrait. Chaque être humain, chaque personne responsable de ses actes, s’est rendu coupable de péché en faisant ce qui est contraire à la loi de Dieu, une loi écrite dans notre cœur, rendue encore plus détaillée dans l’Écriture. L’apôtre Paul consacre les premiers chapitres de son Épître aux Romains à la condition désespérée des hommes à cause du péché.

«Ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses… Par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres… L’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’injustice. Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec… Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés…

Il n’y a point de juste,
Pas même un seul;
Nul n’est intelligent,
Nul ne cherche Dieu;
Tous sont égarés, tous sont pervertis;
Il n’en est aucun qui fasse le bien,
Pas même un seul…
Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.» (Romains 1.32; 2.5,6,8,9,12,13; 3.10-12,23)

Non seulement tous les hommes ont commis du mal et sont sous la condamnation, mais ils ne peuvent pas enlever leurs propres péchés ou les compenser par leurs bonnes œuvres. Une loi qui ordonne le bien et interdit le mal n’a pas la fonction de rendre juste celui qui est déclaré injuste à cause de sa désobéissance. «Si une loi avait été donnée qui puisse procurer la vie aux hommes, alors l’homme pourrait être rendu juste devant Dieu par le moyen de la loi. Mais l’Écriture a déclaré que le monde entier est soumis à la puissance du péché» (Galates 3.21,22, FC). Si quelqu’un a mis du poison (par analogie avec le péché) dans un plat, le fait d’y ajouter des ingrédients ayant des vitamines et protéines (les bonnes œuvres) n’empêchera pas le poison de tuer. Le pécheur ne peut rien faire pour effacer ou cacher son propre péché.

La nature de Dieu

Pour vraiment comprendre l’évangile, il faut reconnaître aussi certains attributs de Dieu. Il est, bien sûr, souverain. Cela veut dire qu’il est le Roi et qu’il peut faire ce qu’il veut. «C’est moi qui suis Dieu. Je le suis dès le commencement, et nul ne délivre de ma main; j’agirai: qui s’y opposera?» (Ésaïe 43.12,13). Si l’on ne voyait que cette qualité de Dieu, on dirait que Dieu peut simplement effacer les péchés des hommes de façon arbitraire et ne pas en tenir compte. Il pourrait ainsi permettre aux hommes de s’approcher de lui, quel que soit le chemin qu’ils empruntaient.

Mais Dieu est non seulement souverain; il est juste et saint aussi. Parfaitement juste et saint. Et il refuse de compromettre sa justice. «Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même» (2 Timothée 2.13). Parce que Dieu n’acceptera jamais de faire le mal, la Bible nous rappelle qu’il est impossible qu’il mente (Hébreux 6.18). Mais sa justice l’empêche également d’accorder sa faveur aux coupables. Le prophète Habacuc lui dit: «Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité» (Habacuc 1.13). Abraham demanda un jour au Tout-Puissant: «Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice?» (Genèse 18.25). Dieu n’est pas un juge humain que l’on peut corrompre ou qui fera du favoritisme. Il fait respecter sa sainte loi, mais cela veut dire qu’il doit administrer la peine qu’ordonne cette loi, celle qui déclare «dignes de mort ceux qui commettent de telles choses».

Heureusement pour nous, Dieu est aussi un Dieu d’amour, plein de compassion et de miséricorde. Cet attribut est tellement remarquable chez Dieu que l’apôtre Jean dit simplement: «Dieu est amour» (1 Jean 4.8). À cause de son amour, il ne veut pas punir: «Je suis vivant! Dit le Seigneur, l’Éternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure» (Ézéchiel 33.11).

Comment Dieu peut-il donc être fidèle à sa propre nature, sa justice aussi bien que sa miséricorde? La Bible parle de quelque chose qui s’appelle l’expiation. Expier, c’est couvrir un péché ou annuler l’effet du péché par un acte qui ôte la souillure ou la culpabilité. Dieu enseigna ce principe au peuple Israélite au moyen des sacrifices ordonnés dans la loi de Moïse. «Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation» (Lévitique 17.11). Le Nouveau Testament souligne la même idée: «Presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon» (Hébreux 9.22). Puisque le salaire du péché, c’est la mort (Romains 6.23), le pécheur qui offre un sacrifice demande à Dieu d’accepter la vie de la victime à la place de la sienne.

Dieu enseigna ce principe à travers le sacrifice des animaux sous la loi de Moïse (même au temps des patriarches, tels qu’Abraham, Isaac et Jacob). Mais la personne qui réfléchissait aurait pu reconnaître un problème dans ce système: la vie d’un animal n’est pas égale à la vie d’un homme. Le Nouveau Testament confirme cette pensée gênante: «Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés» (Hébreux 10.4). Il fallait un homme qui puisse donner sa vie pour les coupables, mais un homme pécheur ne pourrait jamais servir de sacrifice valable. (Voilà pourquoi les animaux qu’on sacrifiait, ombres et symboles du sacrifice à venir, devaient toujours être «sans défaut».) Un homme criblé de dettes ne peut pas sortir son prochain de la dette; il faut un riche. Or, étant tous des pécheurs, tous les hommes sont endettés, incapables de se sauver, incapables de sauver les autres. Pour nous sauver donc, il fallait une personne sans péché.

Jésus est la seule personne qui pourrait servir de sacrifice valable. Étant sans péché (1 Pierre 2.22; 1 Jean 3.5; etc.), Jésus n’avait pas de dette à payer; au contraire, sa richesse spirituelle est inimaginable. Étant, pas simplement un homme, mais le Fils de Dieu, la valeur de sa vie dépasse celle de tous les hommes réunis. Il peut racheter par sa mort, non pas un seul pécheur, mais tous les pécheurs qui se confieront en lui. «Celui qui n’a point connu le péché, [Dieu] l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu» (2 Corinthiens 5.21).

Voilà donc pourquoi nous trouvons ces déclarations sans appel concernant le seul Sauveur:«Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous» (1 Timothée 2.5,6). «Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse» (Actes 13.38,39).

De faux arguments

Trop de personnes se laissent embrouiller et persuader par des arguments captieux contre l’enseignement de la Bible sur ce point, des arguments erronées qui ne font qu’égarer.

«Toutes les religions sont pareilles. Les noms pour Dieu varient, et on insiste sur différentes vérités, mais au fond c’est la même chose.» Il est vrai que les différentes religions ont beaucoup en commun – c’est normal, puisque, selon Romains 2.14,15, Dieu a écrit sa loi dans les cœurs de tous les hommes. Mais les différentes dénominations dites «chrétiennes» se contredisent sur beaucoup de choses: la manière d’adorer Dieu, la manière de déterminer sa volonté, les conditions du salut, les rôles des hommes et des femmes, et même la nature de Dieu (Existe-t-il en trois personnes divines? S’agit-il d’une seule personne divine qui s’appelle Jésus? Ou bien, Jésus n’est-il rien qu’un ange glorifié?). Les divergences entre les religions mondiales sont encore plus frappantes: l’Islam (Sunnisme et Chiisme), le Judaïsme, l’Hindouisme, le Bouddhisme, le Confucianisme, le Shintoïsme, et toutes les religions tribales et traditionnelles du monde. Aucune de ces religions n’enseigne ce que dit le Christianisme sur l’œuvre de Dieu pour racheter les hommes pécheurs par le sacrifice de son propre Fils. Le Christianisme dit qu’il y a un seul Dieu éternel qui créa l’univers. L’Hindouisme dit que tout est Dieu: vous êtes Dieu, je suis Dieu, l’objet sur lequel vous êtes assis est Dieu. L’Islam nie que Jésus est le Fils de Dieu et qu’il est mort pour nos péchés. Non. Toutes les religions ne sont pas pareilles.

«Les différentes religions sont bien différentes, mais elles sont quand même toutes valables.» La liberté de culte ordonne que tous les points de vue religieux soient protégés; toute personne a le droit de croire ce qu’elle veut. Mais on ne doit pas tirer de là la conclusion que tous les points de vue ont la même validité.

La base de ce raisonnement est l’idée que la vérité est subjective, qu’elle dépend du goût et de la volonté de la personne qui croit. Ainsi, vous auriez votre vérité, et moi, j’aurais la mienne. Soyons francs: nous n’acceptons pas un tel raisonnement dans les autres domaines de la vie – pourquoi l’accepter en ce qui concerne la vie spirituelle? Si, par exemple, un maître d’école enseignait aux enfants que deux et deux peuvent faire cinq ou six si quelqu’un le croit sincèrement, ce maître ne garderait sûrement pas son poste. Si un fabriquant de cigarettes prétendait, pour vendre ses produits, que le tabac n’est pas nuisible à la santé de la personne qui ne veut pas qu’il soit nuisible, on condamnerait cette société pour publicité mensongère. La vérité objective existe. Si ceux qui affirment avec confiance que toute vérité est subjective étaient capables de prouver que leur prétention est juste, ils auraient établi au moins une vérité objective et auraient démenti par là leur propre position.

«Une personne qui pense qu’elle a raison et que tous ceux qui disent le contraire ont tort est forcément arrogante et mesquine.»

Voilà un exemple classique de l’erreur de logique appelée ad hominem. Il s’agit d’un effort d’invalider un argument en s’attaquant au caractère de ceux qui l’avancent. C’est un sophisme évident, car la vérité d’une position ne dépend nullement des qualités de ceux qui y croient. Même si tous les chrétiens qui disent que le salut se trouve uniquement en Christ étaient réellement arrogants et immoraux, cela ne serait pas une preuve qu’ils avaient tort de croire ainsi.

D’ailleurs, il n’y a aucune raison d’accuser d’arrogance tous ceux qui croient qu’il y a une seule voie de salut. Supposez que vous avez fait tout votre possible pour découvrir la vérité et que vous avez été convaincu que le message du christianisme est vrai. Vous avez humblement accepté comme un don merveilleux de la part de Dieu l’évangile concernant la mort et la résurrection de Jésus pour sauver les hommes du péché. Êtes-vous automatiquement arrogant et méchant pour avoir accepté que ce message est vrai, même si la conclusion logique est que ceux qui rejettent ce message sont dans l’erreur? Pas du tout. Autrement, la même accusation s’applique à la personne qui insiste que toute vérité est subjective et que ceux qui croient qu’elle ne l’est pas sont dans l’erreur.

«Ceux qui croient en Jésus le font simplement parce qu’ils sont nés dans un milieu chrétien. Leur croyance ne peut pas être valable, car s’ils étaient nés en Arabie, par exemple, ils seraient certainement musulmans.»

Nous avons affaire ici à un faux raisonnement appelé «sophisme génétique». C’est une méthode d’analyse consistant à critiquer ou à approuver une croyance ou une théorie non pas en analysant son contenu, mais en se fondant sur sa genèse, et tout particulièrement sur les intentions attribuées à son auteur. Le fait vous croyez certaines choses à cause du pays et de l’époque où vous êtes né n’a rien à voir avec la vérité de ces croyances. Si vous étiez né en Grèce il y a des millénaires (ou n’importe où au monde avant le temps de l’astronome polonais, Nicolas Copernic, du 16e siècle), vous auriez probablement cru que le soleil tournait autour de la terre. Est-ce que cela suggère que votre croyance que la terre gravite autour du soleil est fausse ou injustifiée? Bien sûr que non! Si vous avez accepté aveuglément que Jésus est le seul chemin parce que vos parents vous l’ont dit, ou si vous l’avez accepté après des années de recherches et de réflexion sur la fiabilité des documents du Nouveau Testament, les prophéties de l’Ancien Testament et les données historiques qui appuient la résurrection de Jésus, quel que soit le moyen par lequel vous avez fini par le croire, tout cela ne change pas la réalité concernant le Christ et son rôle dans le salut de l’homme.

Conclusion

La Bible est claire: Jésus est le seul chemin, et nul ne vient au Père que par lui. Quand Jésus priait dans le jardin de Gethsémané, peu de temps avant son arrestation, sa torture et son exécution sur la croix, il éprouvait de l’angoisse. Il suppliait Dieu de l’épargner. «Il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux» (Matthieu 26.39). S’il avait été «possible» de sauver l’homme d’une autre manière, sans que ce soit par la mort de son Fils bien-aimé, pensez-vous que Dieu aurait refusé ce que Jésus demandait? Aurait-il réellement demandé à Jésus de souffrir inutilement cette humiliation, cette douleur atroce, cette souffrance inexprimable, sans que cela soit nécessaire? Si la mort de Jésus n’était pas le seul remède aux péchés des hommes, la venue de Jésus sur terre n’aurait pas de sens, et la fermeté des premiers chrétiens face à la persécution violente serait de la folie.

Il se peut que l’on nous traite d’hommes ayant l’esprit borné et que l’on nous persécute parce que nous refusons d’admettre que les autres voies de salut soient valables. Quoi qu’il en soit, restons fidèles à la vérité de l’évangile. Ne minimisons jamais l’importance vitale de la croix de Jésus. Ne minimisons ni la gravité de notre péché, ni la sainteté de Dieu, ni la nécessité absolue de la mission de Jésus. Il n’est pas un chemin parmi tant d’autres – il est LE chemin.

Avantages du chrétien

L’apôtre Paul était enchaîné. Il avait été accusé faussement. Certains de ses propres compatriotes avaient essayé de l’assassiner. D’ailleurs, partout où il allait, il rencontrait de l’opposition et même de la persécution. Il n’avait pas de demeure permanente, pas de femme, pas d’enfants, pas de salaire régulier. Il avait peut-être un problème de santé chronique (si c’est ce qu’il voulait dire par « l’écharde dans la chair » à laquelle il se réfère en 2 Corinthiens 12.7). Pourtant, cet homme dit hardiment au roi Agrippa : « Plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis, à l’exception de ces liens ! » (Actes 26.29). Quels avantages Paul possédait-il qui lui permettaient de dire une telle chose ? Quels avantages tout chrétien fidèle possède-t-il qui pourraient le motiver à persévérer dans les épreuves de la vie et même face aux persécutions, à rester joyeux quoi qu’il arrive, et à exhorter les autres à emprunter le même chemin ?

En fait, le chrétien jouit d’un grand nombre de bénédictions merveilleuses, et ces bénédictions sont exclusivement pour la personne qui suit fidèlement Jésus-Christ.

Une conscience pure/Le pardon/La paix

Nous avons tous été créés par Dieu avec un sens du bien et du mal. En parlant des hommes qui n’avaient pas eu accès aux Écritures, l’apôtre Paul affirme : « Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont une loi pour eux-mêmes, bien qu’ils n’aient point la loi ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. » Certes, nous n’apprenons l’attitude de Dieu à l’égard de certains actes que par la révélation de sa volonté dans la Sainte Bible ; quand même, nous connaissons naturellement un grand nombre de principes moraux. Mais non seulement nous reconnaissons, parfois malgré nous, un code de conduite pré-établi que nous n’avons pas inventé et que nous ne pouvons pas ignorer, nous reconnaissons aussi ne pas agir conformément à ce code. Parfois un homme se vante de quelque chose dont il devrait avoir honte ; parfois un homme persiste tellement dans un péché que sa conscience cesse de l’accuser – la Bible parle de ceux « dont la conscience est morte, comme si on l’avait brûlée au fer rouge » (1 Tim. 4.2, FC). Mais avec de rares exceptions tous le monde éprouve parfois des sentiments de culpabilité. Une femme souffre dans son for intérieur pour avoir avorté son enfant ; un soldat a des cauchemars où il revit chaque nuit un acte de lâcheté qu’il a posé ; un père s’accuse amèrement pour avoir négligé l’éducation de ses enfants pendant qu’il courait après l’argent ; un jeune est misérable en pensant à l’occasion où il a gardé le silence au lieu de prendre la défense d’un autre enfant qu’on humiliait sans merci. Nous essayons presque toujours de nous justifier, mais nos péchés, ceux du passé comme du présent, nous privent de paix. Nos actes d’égoïsme, d’impureté sexuelle, de malhonnêteté, d’orgueil ou d’ingratitude, nos paroles cruelles, grossières ou blasphématoires, même nos pensées indignes nous remplissent de honte et de remords et créent en nous la peur du jugement. Il y a des moments où chacun est tenté de s’écrier comme l’apôtre Paul l’a fait en Romains 7.24 : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? »

Pour le chrétien cette délivrance est une réalité. Paul poursuit en s’exclamant : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! … Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rom. 7.25; 8.1). Le soulagement ne vient pas d’un effort inutile de nier nos péchés ou minimiser leur gravité. Pourquoi vouloir excuser l’inexcusable ? La justification est disponible parce que Jésus, le Fils de Dieu a payé le prix de nos péchés, il a supporté le châtiment que nous avions mérité. « Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse » (Actes 13.38,39).

Saul de Tarse était rongé de culpabilité quand il a compris qu’il avait livré à la mort des hommes et des femmes qui servaient Dieu dans la vérité. Il s’est plus tard décrit comme le premier des pécheurs. Mais la grâce et la purification furent offertes même à cet homme – « un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent ». Il lui fut dit : « Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur » (Actes 22.16). Il est fort probable que Paul pensait à cette bénédiction, le seul moyen de trouver la paix véritable et la confiance face à la mort, quand il dit au roi Agrippa : « Plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis. »

Accès au trône de Dieu

Un deuxième avantage est lié au premier. On peut avoir le sentiment que ses prières ne montent pas jusqu’à Dieu. Ce sentiment pourrait être dû au fait qu’on a beaucoup prié sans recevoir ce qu’on a demandé. Dieu peut bien être à l’écoute, mais il attend le moment favorable pour nous exaucer. Dieu peut bien être à l’écoute, mais il sait que la chose que nous demandons nous fera du mal que nous ne soupçonnons pas, et dans son amour il ne nous l’accorde pas. D’autres prient sans jamais se douter que Dieu n’est PAS à l’écoute de leurs prières, sans jamais se dire que, compte tenu de leur péché, ils n’ont aucun droit de prier Dieu !

Cette idée, qui peut choquer certains, est enseignée en Éphésiens 2.12,13,18, où l’apôtre s’adresse aux païens : « Souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christcar par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. »

Une idée communiquée au moyen des cérémonies de la loi de Moïse, c’est que l’homme est souillé par ses péchés et indigne de se présenter devant le Dieu Très Saint. Ayant décrit la première partie du lieu d’adoration sous la loi mosaïque, l’auteur de l’Épître aux Hébreux parle de la seconde partie, qui symbolisait la présence de Dieu lui-même : « Dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert » (Héb. 9.7,8). Par contre, la barrière du péché est enlevé pour le chrétien : « Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire… approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Héb. 10.19,22).

Il est vrai que Dieu bénit souvent des hommes malgré leurs péchés. Jésus dit : « Car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (Matt. 5.45). Mais tous n’ont pas le privilège de prier Dieu et de savoir qu’il est attentif à leurs paroles. Les hommes n’ont pas ce privilège s’ils ne passent pas par le « seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1 Tim. 2.5,6), celui qui dit : « Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6). Jésus devient notre médiateur, notre « souverain sacrificateur » quand nous obéissons à l’Évangile.

Une famille spirituelle

Y a-t-il quelque chose de pire que la solitude, que le sentiment que vous êtes seul dans l’univers et que personne ne se soucie de vous ? On peut se trouver dans une immense ville, entouré d’hommes par millions, et pourtant pleurer sous l’effet de son isolement.

Un grand avantage du chrétien, c’est que le Seigneur l’ajoute à son peuple, son Église. Voici l’une des promesses les plus merveilleuses de Jésus : « Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle » (Marc 10.29,30). Même si l’on est rejeté par sa famille biologique quand on devient chrétien, on a la promesse d’une famille plus grande. Cette famille spirituelle, c’est l’Église. Que l’on soit dans une grande assemblée de mille membres ou un petit groupe de cinq ou six personnes, on trouve de véritables frères et sœurs. Il est vrai qu’on peut se rendre dans une assemblée et se tenir à l’écart, sans s’ouvrir aux autres et se laisser aimer, mais si vous fournissez un peu d’effort, vous découvrirez l’Église est bien un corps spirituel où les membres ont soin les uns des autres, tel que Paul la décrit en 1 Corinthiens 12.26 : « Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. »

L’assurance de la providence de Dieu à l’œuvre pour le bien

La vie est remplie de petits ennuis et de souffrances intenses, de déceptions, d’échecs, et d’épreuves, d’événements majeurs qui touchent le monde entier et de troubles tout à fait personnels. Face à ces choses, certaines personnes ont envie de jeter l’éponge – quelques-uns vont jusqu’à se suicider. D’autres passent leur vie dans l’amertume, la jalousie et le mécontentement éternel, car tout semble dépendre du hasard, aveugle, injuste ou cruel.

La foi du chrétien aux promesses de Dieu transforme sa perspective. Une promesse particulièrement chérie se trouve en Romains 8.28, où Paul écrit : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » Si j’aime Dieu et que je suis chrétien, quelqu’un qui a accepté son appel par l’Évangile, j’ai l’assurance que Dieu se servira de toute circonstance et tout événement dans ma vie pour en produire du bien. Que ce soit une maladie, l’échec lors d’un examen, la rupture d’avec un(e) fiancé(e), le fait de ne pas obtenir un certain emploi ou de ne pas être admis par une certaine école, la naissance d’un enfant sévèrement handicapé ou bien l’absence d’enfants dans mon foyer – quelle que soit la chose que je n’aurais jamais souhaitée, Dieu peut la changer en bien ou l’employer pour produire du bonheur, même un bonheur éternel.

La vie de Joseph (Genèse 37,39-50) nous fournit une démonstration très claire de la providence de Dieu. Ce jeune homme fut vendu par ses propres frères et devint un esclave dans un pays étranger. La femme de son maître l’accusa faussement d’avoir voulu la violer. Il fut jeté en prison. Après avoir rendu service à quelqu’un qui aurait pu agir pour le faire libérer, il fut oublié. Mais dans toutes ces situations injustes dans lesquelles Joseph n’était qu’une victime impuissante, Dieu était aux commandes. Comme Joseph dit à ses frères : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux » (Gen. 50.20).

Corrie ten Boom et sa sœur Betsy furent transportées par les Allemands dans un camp de concentration pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Se trouvant dans un bâtiment construit pour abriter 400 femmes mais dans lequel plus de 1 400 femmes étaient entassées, un bâtiment puant et dégoûtant de tout point de vue et infesté de puces, les deux sœurs ont sorti la Bible que les gardes n’avaient pas trouvée parmi leurs affaires ; elles ont lu ce verset : « Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ » (1 Thess. 5.17). Corrie se demandait bien pour quoi, au juste, elles pouvaient rendre grâces, mais Betsy a commencé : « Merci de ce qu’ils ne nous ont pas séparées. Merci de ce qu’ils n’ont pas arraché notre Bible. Merci de que les femmes sont serrées dans ce bâtiment car elles seront plus nombreuses à bénéficier de cette parole divine que nous voulons partager avec elles. Merci pour les puces et… » Corrie donnait son assentiment à cette liste de bénédictions, mais elle s’arrêta lorsque Betsy a parlé des puces. Elle dit à sa sœur que même Dieu ne pouvait pas la rendre reconnaissante pour une puce. Mais elle reconnut plus tard que Dieu utilisait même les puces pour produire du bien : à cause de l’infestation, les gardes de la prison n’entraient que très rarement et brièvement dans le bâtiment où les prisonnières dormaient, et la Bible de Corrie et Betsy n’a jamais été découverte.

Parfois nous ne voyons pas le bien que Dieu prépare : l’avantage peut être pour une autre personne ou il peut rester caché à nos yeux jusqu’à ce que cette vie soit passée. Peu importe. La promesse est toujours bonne et nos difficultés ne sont donc pas inutiles. Mais cette promesse est uniquement pour ceux qui aiment Dieu et qui sont des « appelés », c’est-à-dire des chrétiens. Quand je pense à ceux dont la frustration et la douleur ne servent à rien d’utile, je me dis, comme Paul : « Plaise à Dieu qu’ils deviennent tels que je suis. »

La protection des puissances des ténèbres

Une bonne partie du monde vit dans la peur continuelle des puissances sataniques – la possession démoniaque, les mauvais sorts, la sorcellerie, le pouvoir manié par les féticheurs, les houngans ou les marabouts, les phénomènes qu’on attribue aux ancêtres, aux génies ou djinn, ou à d’autres forces spirituelles. La Bible ne nie pas la réalité de Satan et de son pouvoir maléfique, mais elle nous enseigne que le chrétien ne doit pas vivre dans la crainte des esprits mauvais. En effet, Dieu « nous a délivrés de la puissance des ténèbres » (Col. 1.13).

Certes, une lutte spirituelle se poursuit, et nous n’en sommes pas exemptés : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éph. 6.12). Mais Dieu nous fournit les armes spirituelles dont nous avons besoin (Éph. 6.13-17), et nous avons, en plus, cette assurance : « Vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4.4). Comme les enfants d’Israël, les chrétiens (Israël spirituel de nos jours) savent que « l’enchantement ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël » (Nom. 23.23).

L’espérance de la vie éternelle

Au temps de Job, Dieu n’avait pas encore révélé clairement ce qui attend l’homme dans l’au-delà. C’est Jésus qui « a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile » (2 Tim. 1.10). Job, dans son ignorance et son incertitude, s’exclama : « L’homme né de la femme ! Sa vie est courte, sans cesse agitée. Il naît, il est coupé comme une fleur ; il fuit et disparaît comme une ombre… Un arbre a de l’espérance : quand on le coupe, il repousse. Il produit encore des rejetons ;… Mais l’homme meurt, et il perd sa force ; l’homme expire, et où est-il ?…Si l’homme une fois mort pouvait revivre, j’aurais de l’espoir tout le temps de mes souffrances, jusqu’à ce que mon état vînt à changer » (Job 14.1,2,7,10,14). Mais le manque d’espérance ne troublait pas seulement l’homme qui voyait sa vie s’écouler dans la misère. Le roi Salomon, dans toute sa grandeur, était abattu en réfléchissant à la mort : « Le sage meurt aussi bien que l’insensé. Et j’ai haï la vie, car ce qui se fait sous le soleil m’a déplu, car tout est vanité et poursuite du vent. J’ai haï tout le travail que j’ai fait sous le soleil, et dont je dois laisser la jouissance à l’homme qui me succédera. Et qui sait s’il sera sage ou insensé ? » (Éccl. 2.16-18).

Quel malheur d’être sans espérance ! Et pourtant, c’est bien la situation de ceux qui ne sont pas encore chrétiens. Paul rappelle aux Éphésiens le temps avant leur conversion : « Souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde » (Éph. 2.12).

C’est Jésus qui a tout changé de telle sorte que nous ayons une grande consolation quand nous perdons des frères et sœurs en Christ (1 Thess. 4.13,18) et une grande confiance quand nous sommes face à notre propre mort. Tout chrétien fidèle pourra dire comme l’apôtre Paul : « Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Tim. 4.8). À cause de cette confiance, il pouvait avoir cette belle attitude à l’égard de la vie et de la mort : « Je suis pressé des deux côtés : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur ; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair » (Phil. 1.23,24). La vie lui offrait la joie de servir Dieu et les hommes ; la mort lui offrait la joie d’être avec le Seigneur dans la gloire.

Cette espérance de la gloire nous soutient et nous donne de la paix et de la joie, quelles que soient nos circonstances dans ce monde. « Louons Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ! Dans sa grande bonté, il nous a fait naître à une vie nouvelle en relevant Jésus-Christ d’entre les morts. Nous avons ainsi une espérance vivante, en attendant les biens que Dieu réserve aux siens. Ce sont des biens qui ne peuvent ni disparaître, ni être salis, ni perdre leur éclat. Dieu vous les réserve dans les cieux… Vous vous en réjouissez, même s’il faut que, maintenant, vous soyez attristés pour un peu de temps par toutes sortes d’épreuves. » (1 Pierre 1.3-6, FC). Quand ce « peu de temps » sera passé, nous aurons une éternité de bonheur parfait.

Conclusion

À cause de l’espérance éternelle et de tous les autres avantages que nous avons en Christ, la personne la plus méprisée sur la terre, la plus rongée de douleur et la plus pauvre peut considérer avec pitié les riches, les puissants et les beaux qui sont admirés de tous et vivent dans le luxe, mais qui n’ont ni le pardon de Dieu ni l’espoir au-delà de cette vie passagère. Ce pauvre chrétien peut dire, comme Paul : « Plaise à Dieu qu’ils deviennent tels que je suis. » Si vous n’avez pas encore obéi à l’Évangile de Christ, n’attendez plus. Commencez à jouir, vous aussi, des avantages du chrétien.