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Où sont les morts ?

La Parole de Dieu nous donne tout ce que nous avons besoin de savoir pour croire et pour mener une vie qui plaise à Dieu, mais il y a plein de choses que la Bible ne nous dit pas, des choses que nous sommes curieux de savoir. Cela est particulièrement vrai pour ce qui concerne le monde invisible et ce qui attend l’homme après cette vie.

Par exemple, Jean 11 nous parle d’un homme du nom de Lazare qui est mort et que Jésus a ressuscité quatre jours plus tard. Son cadavre était dans un tombeau, mais Lazare, où était-il ? Qu’est-ce qu’il a vu et entendu quand il était mort ? Nous ne savons pas. La Bible ne conserve même pas un mot prononcé par ce Lazare, avant ou après sa mort.

En 2 Corinthiens 12.2-4, l’apôtre Paul parle d’un certain homme – il ne dit pas de quel homme il s’agit, mais presque tout le monde pense qu’il parle de lui-même. Quoi qu’il en soit, Paul dit que cet homme « fut enlevé dans le paradis, et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer ». Lazare reçut-il les mêmes instructions de ne pas parler de ce qu’il avait « vécu » quand il était mort ?

Ce qui est sûr, c’est que nous pouvons connaître ce que Dieu a jugé bon de révéler ; mais pour le reste, nous devons patienter. Alors, dans ce numéro, nous voulons apprendre ce que Dieu a jugé bon de nous dire pour nous permettre de répondre, au moins partiellement, aux questions « où sont les morts ? » et « qu’est-ce qui vient après cette vie ? ».

Pour répondre, nous avons besoin de parler d’abord de la nature de l’homme.

L’homme a-t‑il une âme ?

Il y a une conception populaire qui veut que les morts, au moins les bons, vont directement au ciel quand ils meurent. De là-haut, ils regardent ce qui se passe sur la terre et veillent sur ceux qu’ils ont aimés dans la vie. Lors des funérailles, on parle souvent du défunt comme s’il était déjà avec le Seigneur, devant le trône de Dieu.

Pour d’autres, notamment les Témoins de Jéhovah et les adventistes, l’homme ne va nulle part quand il meurt ; il cesse d’exister. Ils citent des passages dans la Bible où le mot « âme » signifie simplement le souffle, le principe de vie qui anime tous les êtres sur la terre, y compris, bien sûr, les animaux. Quand l’animal ou l’homme cesse définitivement de respirer, quand son cœur cesse de battre, c’est qu’il est mort. Son corps pourrit, et il n’est plus. Il n’a plus d’âme ; il n’a plus de vie. Ils disent qu’aucune âme n’existe en dehors d’un corps. À la rigueur, les adventistes diraient que la personne existe après la mort, mais dans un état totalement inconscient.

Les Témoins disent parfois que l’homme ne possède pas une âme, mais qu’il EST une âme. Il est vrai que, dans la Bible, le mot « âme » est parfois simplement synonyme de « personne ». Actes 2.41 dit : « Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ 3 000 âmes. » Et d’autres passages, au moins en hébreu, emploient le mot « âme » pour parler de la vie qui se trouve dans les animaux. En Genèse 1.30, Dieu dit :

« Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. »

L’expression « souffle de vie » est le même mot hébreu nephesh, qui est ailleurs traduit par « âme ».

Mais il serait malhonnête de laisser croire que c’est la seule manière dont ce mot est employé dans la Bible. Il est clair que dans plusieurs passages, le mot âme se réfère à une partie de l’homme qui subsiste après la mort, indépendamment du corps. Dans ce sens, l’homme n’EST pas une âme, mais il est composé d’un corps et d’une âme. Par exemple :

Matthieu 10.28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. »

Actes 2.27 : « Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. »

1 Pierre 2.11 : « Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. »

3 Jean 2 : « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. » (Segond, 1910)

Enfin, prenons quelques versets en 2 Corinthiens, qui n’emploient pas le mot « âme », mais qui parlent clairement de l’homme comme étant composé de deux parties distinctes :

2 Corinthiens 4.16-18 : « C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. »

2 Corinthiens 5.1,2,9 : « Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste. […] C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. »

Je ne suis pas qu’un corps. J’habite dans un corps, mais c’est une demeure temporaire, comme une tente. Ce corps sera ressuscité un jour et transformé en corps spirituel et glorifié. La partie invisible de mon être est éternelle. Elle continuera d’exister quelque part en attendant que le corps soit ressuscité et changé.

Le jour de la résurrection

Ce jour de la résurrection est très important pour plusieurs raisons, y compris le fait que ce sera aussi le jour du jugement.

Ce jour concernera tout être humain.

Actes 17.30,31 : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts. »

C’est en ce jour que les récompenses et les punitions éternelles seront attribuées, pour les hommes et apparemment même pour les anges.

2 Pierre 2.4,9 : « Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais s’il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement, […] c’est donc que le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement. »

Luc 14.13,14 : « Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles. Et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent pas te rendre la pareille ; car elle te sera rendue à la résurrection des justes. »

Ce n’est pas au moment où chacun meurt que ses bonnes œuvres seront pleinement récompensées ; c’est lors de la résurrection de tous les hommes.

2 Timothée 4.8 : « Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. »

(Voir aussi Jean 5.28,29.) Quand est-ce que la couronne de justice sera donnée ? « Dans ce jour-là », qui est le jour de l’avènement du Seigneur.

Où va l’âme en attendant ?

Si tel est le cas, où va l’âme immédiatement après la mort ? Elle va dans un endroit intermédiaire, un état où elle attend le jour du jugement. C’est ce lieu que la Bible appelle le séjour des morts. Tous les morts s’y trouvent, les bons et les mauvais. La Bible nous fait comprendre que ce lieu a deux parties très différentes l’une de l’autre. Ceux qui attendent dans le séjour des morts n’ont pas tous les mêmes conditions d’existence.

L’une des parties est parfois appelée le paradis. C’est de ce côté que Jésus parla en Luc 23.43 quand, sur la croix, il s’adressa à l’un des brigands et lui dit : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

Mais il ne faut pas confondre le paradis ici avec le ciel, là où Dieu se trouve sur son trône. Jésus était allé au paradis, mais le jour de sa résurrection, il dit à Marie de Magdala, en Jean 20.17 : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » Quand il était au paradis avec le brigand, il n’était pas encore avec le Père.

En 1 Jean 4.12, la Bible dit : « Personne n’a jamais vu Dieu. » Mais Apocalypse 22.3,4, qui décrit les chrétiens au ciel après le jugement dernier, dit : « Ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. »

Jésus fit savoir aux sadducéens, qui avaient des croyances similaires aux Témoins de Jéhovah de nos jours, qu’ils avaient tort de nier la réalité de l’âme et de la résurrection. Il leur dit en Matthieu 22.31,32 :

« Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. »

Dieu ne dit pas : « J’étais leur Dieu. » En d’autres termes, ces hommes qui étaient morts depuis des siècles déjà lorsque Jésus parlait avec les sadducéens existaient toujours quelque part, et Dieu les voyait. Il était toujours leur Dieu, même si eux, ils ne le voyaient pas encore.

Lors de sa transfiguration, Jésus parla avec Moïse et Élie. Mais en Jean 3.13 Jésus dit : « Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. » On voit donc qu’Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et Élie, bien qu’ils existent consciemment quelque part après leur mort, n’étaient pas encore au ciel. Ils étaient (et ils sont encore) au séjour des morts, où ils attendent toujours le jour du jugement.

On ne peut pas atteindre le ciel avant ou sans la résurrection. Ce n’est que lors de la résurrection de tous les morts, lors du retour de Jésus pour le jour du jugement, que le séjour des morts cessera de jouer son rôle. Apocalypse 20.13,14 dit :

« La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. »

L’homme riche et Lazare

Ce que nous avons vu s’accorde parfaitement avec ce que Jésus décrit dans l’histoire de l’homme riche et Lazare. (Il ne s’agit pas du même Lazare que Jésus ressuscita, mentionné au début de cet article.) Ce récit se trouve en Luc 16.19-31. Vous allez remarquer que l’homme riche dans l’histoire parle de ses cinq frères qui étaient encore en vie et pouvaient se repentir – le récit se situe donc AVANT la fin du monde et le jour du jugement.

« Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme. Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. [Il n’est donc pas au purgatoire, d’où on sortirait après avoir purgé sa peine, ou bénéficié des prières des vivants.] Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent. Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. »

Lazare était apparemment dans la même partie du séjour des morts que là où Jésus et le brigand allaient se rendre. L’homme riche était de l’autre côté de l’abîme, là où les injustes, selon 2 Pierre 2.4,9, sont réservés pour être punis au jour du jugement.

Conclusion

Certes, cette étude ne satisfait pas entièrement notre curiosité, mais le plus important n’est pas de connaître les choses que Dieu n’a pas jugé bon de nous révéler. Il nous a montré suffisamment pour nous avertir et nous motiver à nous préparer pour ce qui vient après cette vie. Chacun de nous possède une âme immortelle qui continue d’exister consciemment après la mort. Nous ne cesserons pas d’exister, comme certains le prétendent. Par contre, lorsque nos êtres chers meurent, ils ne vont pas directement auprès de Dieu, et ils ne deviennent pas nos « anges gardiens ». Nous n’avons pas à leur adresser des prières ou leur faire des libations, et nos prières en leur faveur ne changeront jamais leur état (voir La prière pour les morts). Ils se trouvent au séjour des morts, soit dans un état de bonheur, soit dans le tourment, et là ils attendent d’être unis à leurs corps ressuscités et transformés avant de comparaître devant le tribunal du Christ.

« C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix. » (2 Pierre 3.14)

B. B.
(dans Vol. 21, No. 4)


Schéma après la mort

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Au premier abord, ce schéma peut vous paraître compliqué, mais si vous le considérez attentivement, il vous aidera à comprendre les étapes de l’existence de l’homme.

Chacun naît dans ce monde dans un état de pureté, d’innocence. On n’est pas encore condamné par le péché, n’ayant rien fait de mal. Mais lorsque, après avoir atteint l’âge où l’on est tenu pour responsable de ses choix, quelqu’un finit par céder à la tentation et commettre du péché, il se trouve désormais dans un état perdu, la mort spirituelle (Romains 7.9).

Dieu offre à l’homme, grâce à la mort de Jésus sur la croix, la possibilité du salut par une nouvelle naissance : on Écoute la bonne nouvelle, on Croit en Jésus, on se Repent de ses péchés, on Confesse la foi en Christ, et l’on est Baptisé pour le pardon des péchés (É‑C‑R‑C‑B). (Voir Chemin de Vérité, Vol. 17, No. 5.) On peut ainsi regagner l’état sauvé et devenir citoyen du royaume de Christ. Mais il faut rester fidèle à son engagement envers Dieu. Si l’on retourne dans le monde, si l’on cesse de marcher dans la lumière, on rechute et l’on se voit séparé de Christ (Galates 5.1-4). Mais une personne qui a rechuté peut se repentir et être réconcilié de nouveau avec Dieu (Actes 8.22).

Le sort d’une personne après la mort dépend de son état spirituel lors de son décès. Si elle est sauvée, son âme va dans le paradis, la partie du séjour des morts où l’on est dans un état de confort et de paix en attendant la résurrection. Si elle est perdue, son âme va dans le tourment, la partie du séjour des morts où l’on souffre déjà avant le jugement dernier. Dès la mort physique, le sort d’une personne est scellé ; elle ne peut donc pas passer d’une partie du séjour des morts à l’autre. Ceux qui seront encore en vie sur la terre lorsque Jésus reviendra à la fin des temps ne passeront pas par le séjour des morts, mais se trouveront avec tous les morts ressuscités devant le tribunal de Christ. C’est là que chacun entendra soit les mots « venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume », soit les mots « retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel. […] Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Matthieu 25.34,41,46).

Qui a créé Dieu ?

Selon Google, la question religieuse qui est posée plus souvent que toute autre est : « Qui a créé Dieu ? » Une telle question révèle à la fois de la curiosité chez beaucoup de personnes au sujet de Dieu et une ignorance générale concernant sa nature. Jésus dit dans une prière : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17.3). En effet, il n’y a rien de plus important pour l’homme que de connaître Dieu – de savoir qu’il existe réellement, de connaître sa nature ou son caractère, et de jouir d’une bonne relation avec lui. Quand nous connaissons et aimons Dieu, c’est là que nous avons la vie, une vie qui est profondément heureuse, même en période d’épreuve, et qui dure pour l’éternité. Malheureusement, beaucoup ne sont pas convaincus que Dieu existe.

Germaine Lockwood commença son livre, Origin of the Cosmos, de cette façon :

« Je demandai à un homme à l’aéroport de Moscou : “Croyez-vous en Dieu ?” Il répondit, “Je ne crois pas à ce que je ne peux pas voir.” Je dis : “Croyez-vous qu’il y ait des ondes radio dans cette pièce ?” Il ne répondit pas.

Nos sens sont très limités. Beaucoup de la réalité est au-delà de nos sens, notre capacité d’expérimenter. Beaucoup de notre connaissance vient des preuves, des témoignages des autres, des écrits historiques, du raisonnement logique et d’autres sources.

Au tribunal, la connaissance est obtenue par la parole des témoins, par du raisonnement et des arguments. En tenant compte de toutes les connaissances ainsi obtenues, le juge et le jury déterminent si l’on peut affirmer avec assurance que l’accusé est coupable ou innocent.

Vous devez examiner les preuves concernant Dieu. »

Il y a des milieux, surtout à notre époque, où il semble qu’une majorité de personnes doute de l’existence de Dieu. Pourtant, à travers l’histoire et dans toutes les cultures, la majorité écrasante de l’humanité a toujours accepté l’existence d’un Créateur comme une réalité, même comme une évidence. On pourrait dire qu’il n’est pas normal de croire en quelque chose, sans examiner les preuves, simplement parce que les autres y croient, mais il n’est pas bon non plus de refuser de croire tout simplement parce que notre entourage ne croit pas. Si vous habitez l’Europe, le Canada ou d’autres pays occidentaux, cela peut être votre cas.

Considérons brièvement quelques raisons pour lesquelles beaucoup croient en Dieu ou n’y croient pas ; à vous de décider quelle position est la plus rationnelle.

Arguments en faveur de l’existence de Dieu

L’existence du monde

Il va sans dire que quelque chose existe. Le philosophe et mathématicien René Descartes écrivit en 1637 : « Je pense, donc je suis. » Il exprima ainsi la première certitude qui résiste, pour lui, à un doute méthodique. La plupart des hommes ne trouvent pas nécessaire de mettre en doute la réalité du monde physique autour d’eux. Ils acceptent simplement que l’univers existe. Mais d’où est-il venu ? Après tout, rien ne vient de rien.

S’il y avait jamais eu un temps où rien n’existait, alors rien n’existerait aujourd’hui. Mais notre monde est bien là. Il doit donc avoir une origine. La vie, quant à elle, a dû venir de quelque chose ou de quelqu’un. C’est le principe de cause à effet que tous les hommes reconnaissent. Si l’on voit une empreinte de pas dans la terre meuble, on sait immédiatement que quelqu’un y a marché. L’empreinte est un effet ; la présence antérieure d’un passant à cet endroit en est la cause. Ce principe pourrait être illustré de multiples façons.

Pour ce qui est de l’origine du cosmos, on n’a pas besoin d’être grand philosophe pour arriver à la conclusion qu’il n’y a que deux possibilités : soit la simple matière, soit un être intelligent. Ceux qui veulent écarter la possibilité que Dieu existe nous disent que la matière est éternelle et, sans direction intelligente, s’est organisée au point qu’elle a donné lieu à l’infinie variété de vie que nous connaissons, y compris l’être conscient et intelligent que nous appelons « l’homme ». Mais l’humanité dans son ensemble a toujours trouvé plus raisonnable l’autre option : un être intelligent.

« Il est raisonnable de croire que l’esprit agissait sur la matière, que l’esprit était la cause et la matière l’effet. Inverser cet ordre déforme l’harmonie de l’univers. Un nid ne crée pas l’oiseau qui s’y installe, et une automobile ne crée pas le conducteur qui se met au volant. » (Stanley E. Sayers)

L’esprit est supérieur à la matière. La vie, et la vie intelligente de surcroît, n’aurait pas pu surgir de la matière morte, car la matière reste dans son état jusqu’à ce qu’une force extérieure agisse dessus. La matière n’a pas le pouvoir d’agir sur elle-même de manière intentionnelle.

« Benjamin Franklin faisait la démonstration d’une miniature du système solaire à un ami athée. Lorsque son ami lui demanda qui l’avait fabriqué, Franklin répondit : « Personne. » L’ami insista sur le fait qu’il devait y avoir un fabricant. Franklin répondit alors : « Vous insistez sur le fait que ce modèle du système solaire devait avoir été fait par quelqu’un – à plus forte raison l’original devait-il avoir un créateur. » (Batsell Barrett Baxter, I Believe Because)

La Bible exprime cette idée élémentaire en Hébreux 3.4 : « Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu. » Si chaque maison est construite par quelqu’un, il va sans dire qu’un univers ne peut pas se créer de lui-même. Son existence nous signale l’existence de son Créateur.

L’ordre et la complexité de l’univers

Que l’on soit un cultivateur qui travaille tous les jours avec les plantes, les animaux, et d’autres aspects du monde naturel, ou un scientifique qui étudie le système solaire, la biologie moléculaire ou l’anatomie humaine, plus on considère ce monde autour de nous, plus on ne peut s’empêcher d’être impressionné par son ordre et sa complexité et par l’interdépendance de chaque élément.

Selon la Bible, la création rend témoignage à l’intelligence, la puissance et la gloire du Créateur. « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains » (Psaume 19.2).

Et l’apôtre Paul affirme :

« Depuis que Dieu a créé le monde, ses qualités invisibles, c’est-à-dire sa puissance éternelle et sa nature divine, se voient dans les œuvres qu’il a faites. C’est là que les hommes peuvent les connaître, de sorte qu’ils sont sans excuse. » (Romains 1.20, FC)

Voici une citation du livre God’s Hand or No Hand ?, par Glover Shipp :

« Si notre Terre était située beaucoup plus loin de notre Soleil, nous gèlerions comme la planète Mars. Si elle était beaucoup plus proche du Soleil, nous serions alors une fournaise comme la surface brûlante de Mercure ou la température de 460 °C sur Vénus. Si les forces magnétiques au sein de notre planète étaient plus fortes ou plus faibles, la vie ne pourrait pas exister. Si notre Terre ne tournait pas sur elle-même toutes les 24 heures, une moitié de la planète serait plongée dans l’obscurité, sans végétation et l’autre moitié serait un désert inhabitable. Si la Terre était nettement plus petite, la gravité réduite serait incapable de retenir l’atmosphère indispensable à la respiration. Si notre planète était deux fois plus grande, la gravité accrue ferait que tout ce qui se trouve à la surface de la Terre pèserait huit fois plus lourd qu’aujourd’hui. (Jeffreys, 116) Tous les mouvements de la Terre sont précis et prévisibles. Y a-t‑il la moindre possibilité que tout cela soit accidentel ? »

Notre monde est rempli des preuves d’une intention intelligente plutôt que le chaos qu’on attendrait si tout était dû au pur hasard. Le bon sens de la plupart des hommes les a toujours conduits à déduire l’existence d’un Être suprême qui a su créer un tel monde.

Notre sens inné du bien et du mal

On peut s’étonner de l’organisation sociale au sein d’une ruche d’abeilles ou des merveilles de l’œil d’un aigle – des choses que le hasard n’aurait jamais pu produire. Mais le Créateur de toutes choses se manifeste même dans notre être intérieur, car nous y trouvons des qualités qui ne pourraient provenir de la simple matière. Il nous a donné un sens du bien et du mal. Il nous a dotés d’une conscience qui nous accuse ou félicite selon que nos actions se conforment à la loi morale ou la violent. La Bible se réfère au caractère moral de l’homme quand elle indique que des païens, qui n’avaient pas reçu la révélation écrite de la volonté de Dieu (la loi de Moïse), faisaient naturellement ce que prescrivait la loi. Elle dit en Romains 2.15 :

« Ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. »

C. S. Lewis termine le premier chapitre de son livre, Les fondements du christianisme (que je vous recommande vivement de lire), par ces propos :

« Tels sont les deux points que je voulais mettre en valeur. En premier lieu, que les êtres humains par toute la Terre ont cette curieuse idée d’un code de conduite préétabli qu’ils ne peuvent ignorer. Deuxièmement, qu’en réalité, ils n’agissent pas conformément à ce code. Ces deux constatations sont le fondement de toute réflexion lucide sur nous-mêmes et sur l’univers dans lequel nous vivons. »

Avant de réfléchir profondément lui-même sur ces réalités, Lewis était athée. Mais il finit par reconnaître qu’il avait dû être créé par un Être moral. Il est plus raisonnable de croire qu’il y a un Dieu qui se soucie du bien et du mal et qui créa l’homme que de croire que la matière amorale ait agi sur elle-même pour donner lieu à des créatures morales comme nous. D’ailleurs, si Dieu n’existait pas, les hommes pourraient toujours faire du bien, certes, mais toutes leurs idées sur la moralité seraient basées sur une illusion. Aucune loi morale ne peut être réelle dans un monde purement matériel.

D’aucuns prennent l’hypocrisie de certains chrétiens comme prétexte pour rejeter la foi en Dieu. Mais une accusation d’hypocrisie suppose forcément une règle de bien et de mal que quelqu’un aurait violée. La réalité de cette règle morale soutient l’existence d’un Dieu moral qui a créé des êtres moraux et a établi la loi morale dont nous parlons.

Des expériences avec le monde spirituel

Un autre argument concerne l’expérience vécue d’innombrables individus et cultures. Tout en reconnaissant la réalité de la fraude et la tromperie d’un côté et l’ignorance et la naïveté de l’autre, il est difficile de simplement balayer la réalité de toute interaction avec le monde spirituel. L’activité des démons, les visions, les miracles de toutes sortes – ces phénomènes sont connus partout au monde et depuis toujours. Ce n’est pas seulement en Afrique ou en Haïti que ces manifestations ont lieu. Selon le site nouvelobs.com, « un Français sur quatre (24 %) affirment avoir déjà vécu une expérience paranormale ». Et selon psychologies.com :

« En France, où l’on a élevé la raison au rang de divinité, avouer dialoguer avec un cher disparu, faire des rêves prémonitoires ou sortir de son corps, c’est risquer de passer pour un candide, un excentrique ou un malade mental. Pourtant, un tiers des Français disent avoir déjà vécu au moins l’une de ces expériences. […] 70 % prennent le paranormal au sérieux. »

Sans vouloir valider toutes ces expériences ou les attribuer toutes à Dieu lui-même, aurait-on tort d’y voir des signes de l’existence d’une autre dimension, immatérielle et normalement invisible aux hommes, une dimension spirituelle ? Dans cette autre dimension réside le Créateur dont nous parlons, qui n’appartient pas au monde physique qu’il a créé, qui se révèle à nous dans son œuvre créatrice, sa sainte Parole et son Fils Jésus-Christ.

Arguments contre l’existence de Dieu

Il y a, bien sûr, de nombreuses raisons que les gens citent pour justifier leur décision de ne pas croire en Dieu. Voyons-en brièvement quelques-unes.

Qui a créé Dieu ?

Il n’est pas rare qu’un enfant à qui l’on parle de Dieu et sa création de l’univers pose la question : « Et Dieu ? Qui l’a créé ? » On lui répond simplement : « Personne. Dieu a toujours existé. » Et bien que ce soit difficile à l’esprit humain de concevoir l’éternité – dans le passé comme dans le futur – nous lisons dans la Bible :

« Avant que les montagnes soient nées,

Et que tu aies créé la terre et le monde,

D’éternité en éternité tu es Dieu. […]

Ton trône est établi dès les temps anciens ;

Tu existes de toute éternité. » (Psaume 90.2; 93.2)

Il est plus surprenant de voir un auteur célèbre, l’athée de renom, Richard Dawkins, soulever la question de savoir qui a créé Dieu dans le cadre de sa critique du théisme, suggérant que si Dieu a créé l’univers, alors la question de savoir qui a créé Dieu devient un problème logique. John Lennox, professeur de mathématiques à Oxford, lui répond :

« Pour peser son argument, il faut d’abord comprendre ce qu’il entend par Dieu. Et son argument principal est centré sur un Dieu créé. Eh bien, plusieurs milliards d’entre nous partageraient son incrédulité en un tel dieu. Il n’aurait pas dû s’en préoccuper. La plupart d’entre nous sont convaincus depuis longtemps de ce qu’il essaie de nous dire. Assurément, aucun chrétien n’oserait jamais suggérer que Dieu a été créé. Ni d’ailleurs les juifs ou les musulmans. Son argument, de son propre aveu, n’a rien à voir avec un Dieu éternel. C’est totalement hors sujet. »

Si toutes choses ont un créateur, alors qui a créé Dieu ? En réalité, seules les choses créées ont un créateur ; il est donc inapproprié de mettre Dieu dans le même panier que sa création. Dieu s’est révélé à nous dans la Bible comme ayant toujours existé. Dieu étant, par définition, le Créateur non créé de l’univers, la question « Qui a créé Dieu ? » est donc illogique, tout comme celle-ci : « Qui est l’épouse du célibataire ? »

La théorie de l’évolution ferait que l’idée de Dieu n’est plus nécessaire

Il est très malheureux que les faiblesses (fatales) de la théorie de Darwin, qui a miné la foi de millions de personnes, soient cachées au grand public, car la foi en Dieu n’a rien à craindre d’un examen honnête. Voici quelques failles importantes :

  • Il manque de mécanisme évolutif (étant donné que la sélection naturelle et les mutations ne sont pas capables de produire la sorte de transformations nécessaires et que la génération spontanée qui aurait permis de commencer tout le processus n’existe pas).
  • La théorie repose sur l’idée que la Terre est âgée de quelques milliards d’années, alors que les indices à ce sujet ne vont pas tous dans le même sens et plusieurs indiquent une terre relativement jeune.
  • Pour ce qui est des organismes en cours d’évolution, les formes transitionnelles supposées par la théorie, loin d’être les mieux adaptées à la survie, auraient de lourds handicaps jusqu’à ce que leurs nouveaux traits se développent suffisamment. Elles auraient été déformées et désavantagées du fait de leurs caractéristiques intermédiaires incomplètes. Les mutations étant majoritairement nuisibles (environ 99 %), les formes intermédiaires auraient été éliminées par la sélection naturelle avant de pouvoir se reproduire.
  • L’idée de progrès vers un niveau de complexité croissante dans le monde naturel est contraire à la loi scientifique qui dit que les processus naturels tendent à évoluer vers un état de désordre maximal (2e loi de la thermodynamique).
  • De nombreuses supposées preuves soutenant la théorie de l’évolution ont été discréditées par de plus amples recherches scientifiques.

Pour plus de détails, voir la publication, La théorie de l’évolution : faut-il l’accepter ?.

Le problème de la souffrance/l’injustice

Beaucoup ont du mal à croire en Dieu parce qu’ils estiment qu’un Dieu tout-puissant aurait pu créer un monde sans souffrance et un Dieu d’amour aurait voulu que les êtres créés ne souffrent pas. Certes, il y a des situations qui troublent profondément. Loin de nous la prétention de connaître les raisons derrière tous les choix de Dieu. Mais il faut reconnaître certains principes généraux :

Tout ce qui est pénible, douloureux ou désagréable n’est pas mauvais en soi. Ceux qui ont confiance en la Parole de Dieu comptent sur ses promesses de la vie éternelle auprès de Celui qui « essuiera toute larme de leurs yeux » (Apocalypse 21.4), mais ils reconnaissent aussi qu’il faut traverser le désert avant de parvenir au pays promis. Si Dieu veut que nous devenions humbles, courageux, compatissants, patients, etc., ce n’est pas un monde sans épreuve, défi ou difficulté qui nous permettra de développer ces qualités. Par contre, nous avons peut-être tous vu le résultat de l’éducation d’un enfant à qui aucun désir n’a été refusé ou retardé : c’est l’enfant gâté. En fin de compte, ce qui est bon, c’est ce qui me rapproche de Dieu ; ce qui est mauvais, c’est ce qui m’éloigne de lui. Malheureusement, quand la vie est trop facile, on finit par croire se suffire en soi-même sans besoin de Dieu ; on devient souvent égoïste, hédoniste et orgueilleux.

Une autre réalité est que beaucoup de souffrance dans le monde est le résultat du péché. Dieu n’a pas créé l’homme comme un automate ; il lui a donné la possibilité de choisir de pratiquer le bien ou le mal. C’est ainsi que nos choix ont une signification. Nous ne sommes pas des marionnettes. Quand nous choisissons, par exemple, de résister à la tentation d’un gain facile et de conserver notre intégrité, ce choix a une valeur. Mais évidemment, on est libre de choisir le mal plutôt que le bien ; quand on le fait, on invite la souffrance pour soi-même et pour les autres. Beaucoup de souffrance dans le monde vient, non pas parce que Dieu, qui serait méchant, l’a voulue, mais parce que l’homme, qui est rebelle, l’a créée.

Il y a de nombreuses questions qui se posent naturellement devant les injustices et les malheurs de cette vie. Peut-être que vous trouverez les réponses que vous cherchez dans des anciens numéros de cette revue (Vol. 6, No. 4, « Le chrétien et la souffrance », et Vol. 12, No. 3, « La patience et l’impatience de Job »). Mais nous avons besoin de reconnaître que notre incapacité de comprendre tout ce que Dieu fait ou permet ne met pas en doute son existence.

« Dieu n’exauce pas mes prières »

Enfin, certaines personnes décident de ne pas croire en Dieu parce qu’il n’aurait pas exaucé leurs prières, ou parce qu’ils voudraient que Dieu leur donne un signe spécial, un miracle personnel pour les persuader qu’il est là. Il y a de multiples raisons pour lesquelles Dieu n’accorde pas ce qu’une personne demande, entre autres : les mauvaises intentions (Jacques 4.3), du péché inavoué (Ésaïe 59.2), l’orgueil (Jacques 4.6), le doute (Jacques 1.6), du conflit domestique (1 Pierre 3.7), etc. En plus, dans son amour et sa connaissance parfaite, Dieu sait mieux que nous ce qu’il convient de donner ou de faire. Avec le temps, on se rend souvent compte que Dieu nous a fait grâce quand il n’a pas accordé immédiatement ce que nous avons demandé. Une étude biblique sur la prière est toujours utile. Voici une page où vous trouverez des articles pour commencer : www.chemindeverite.com/sujet/priere.

Conclusion : Examinez votre cœur et lisez la Bible

La Parole de Dieu contient des réponses à de nombreuses objections. Il faut se donner la peine de la lire attentivement, mais il faut le faire avec un cœur ouvert et une certaine humilité (Luc 8.15). Trop de personnes rejettent l’idée de Dieu, non pas parce qu’il n’y a pas d’arguments rationnels pour son existence, mais parce qu’ils ont un problème d’orgueil. Ils ne veulent pas avoir à se soumettre à quelqu’un de plus grand qu’eux, comme des créatures devant leur Créateur. En plus, ils ne veulent pas abandonner un style de vie qui serait contraire à sa volonté.

La Bible ne cherche pas à prouver l’existence de Dieu. Elle commence par l’affirmation : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1.1). Toutefois, la lecture de ce livre fera plus que tous les exercices de la philosophie et toutes les études scientifiques pour produire la foi en Dieu. En effet, la Bible dit : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10.17), et : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez » (Jean 20.31).

B. B.
(dans Vol. 21, No. 4)

Le suicide

Le mot « suicide » ne se trouve pas dans la Bible. Aucun verset ne dit explicitement : « Tu ne te suicideras pas. » Et pourtant, les chrétiens ont depuis toujours enseigné que c’est un péché. Y a-t‑il des vérités enseignées dans la Bible qui permettent d’affirmer que Dieu interdit le suicide ?

S’agit-il vraiment d’un péché ?

La Parole de Dieu dit clairement que le meurtre est un péché. « Tu ne commettras pas de meurtre » (Exode 20.13 ; voir aussi Jacques 2.11 ; Romains 13.9). Or, le suicide est le meurtre de soi-même. L’identité de la victime ne change pas la nature de l’acte. Il est toujours question d’une vie humaine qui est volontairement supprimée.

Non seulement Dieu dit de ne pas tuer, mais il ordonne la peine de mort pour le meurtrier : « Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image » (Genèse 9.6). Le fait que l’homme fut créé à l’image de Dieu donne une valeur à la vie de l’homme. C’est ce qui fait que la vie humaine est sacrée. Voilà pourquoi l’acte de celui qui tue un être humain est condamné, alors que celui qui tue un bœuf pour manger sa viande ou qui tue un rat ou un serpent qui se cache dans sa maison n’est pas tenu pour coupable. Si l’homme n’était qu’une collection de molécules, un accident de la nature qui demande une signification alors qu’il n’en a pas, la vie humaine n’aurait pas de valeur intrinsèque. On pourrait ne pas aimer les actions de Hitler, qui a voulu, nous dit-on, éliminer des peuples entiers de la face de la terre, mais on ne pourrait pas l’accuser de quelque chose de mal en soi. En réalité, chacun de nous a une valeur infinie, parce que Dieu nous l’a donnée quand il nous a créés à son image.

Il ne faut pas oublier que Dieu est souverain, et que nos vies lui appartiennent. Il dit en Ézéchiel 18.4 : « Voici, toutes les âmes sont à moi ; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi. » Le Psaume 100.3 dit : « Sachez que l’Éternel est Dieu ! C’est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons. » Lui seul a le droit de déterminer la durée de notre vie. « Le potier n’est-il pas maître de l’argile ? » (Romains 9.21). Dieu avait donné des enfants à Job, et Dieu a permis qu’ils meurent tous le même jour. Job reconnut humblement :

« L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1.21)

Plus tard, quand Job souffrait d’une maladie douloureuse, sa femme lui recommanda le suicide :

« Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres. » (Job 2.9,10)

Bien qu’il soit parmi ceux qui espèrent la mort « et la convoitent plus qu’un trésor » (Job 3.20-22), Job comprenait que Dieu seul, en tant que souverain, donne la vie et a le droit d’y mettre fin.

Le chrétien reconnaît qu’il appartient à Dieu non seulement parce que c’est Dieu qui l’a créé, mais aussi parce que Dieu l’a racheté.

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » (1 Corinthiens 6.19,20)

Le corps de chaque personne appartient à Dieu, mais le corps du chrétien est, en plus, un temple pour l’Esprit de Dieu. En 1 Corinthiens 3, l’apôtre Paul enseigne que l’Église, c’est-à-dire les chrétiens collectivement, constitue aussi un temple de Dieu. Puis il déclare un principe solennel qui s’applique au corps du chrétien aussi bien qu’à l’Église, puisque tous les deux sont qualifiés de « temples » : « Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes » (1 Corinthiens 3.17).

Le suicide est donc un péché, et particulièrement pour le chrétien.

Sacrifier sa vie pour l’autre n’est pas un suicide

Avant d’aller plus loin, précisons que sacrifier sa vie pour sauver les autres n’est pas un suicide. Se suicider, c’est se donner volontairement la mort. Certes, Jésus a volontairement sacrifié sa vie, mais il ne s’est pas donné la mort. De même, un pompier qui meurt en tentant de sauver quelqu’un dans un incendie ne s’est pas suicidé, même s’il savait que se précipiter dans le bâtiment en feu pourrait très bien lui coûter la vie. De nombreux missionnaires sont morts en essayant d’apporter l’Évangile à des populations hostiles. Sacrifier sa propre vie pour sauver les autres, c’est parfois admettre que « vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes » (1 Corinthiens 6.19), et que les desseins de Dieu pour votre vie sont plus grands et plus élevés que votre confort ou votre sécurité personnelle.

Le suicide n’est pas toujours dû à la maladie mentale

Il y a sûrement un certain nombre de personnes qui se donnent la mort étant dans un état d’aliénation mentale. Un tel malade ne sait pas ce qu’il fait. Cette personne n’est pas saine d’esprit et n’est pas tenue pour responsable de ses actes.

Certains prétendent que c’est le cas de n’importe quelle personne qui se suicide, mais ils s’appuient sur la supposition qu’il « faudrait être fou pour se suicider ». Ce qui n’est pas vrai. Il y a bien des cas où la personne suicidaire réfléchit profondément et prend des dispositions rationnelles pour sa famille ou ses affaires personnelles avant d’agir. Nous avons, par exemple, le cas d’Achitophel, un conseiller du roi David qui le trahit en prenant parti pour Absalom, qui montait un coup contre son père. Achitophel avait recommandé une bonne stratégie à Absalom, mais son conseil fut rejeté :

« Achitophel, voyant que son conseil n’était pas suivi, sella son âne et partit pour s’en aller chez lui dans sa ville. Il donna ses ordres à sa maison, et il s’étrangla. C’est ainsi qu’il mourut, et on l’enterra dans le tombeau de son père. » (2 Samuel 17.23)

Que son acte soit motivé par le sentiment d’avoir été humilié ou par sa conviction que le coup d’État allait sûrement échouer et que David allait se venger sur lui, il est évident qu’Achitophel n’agissait pas sous l’effet de la démence.

Beaucoup de situations peuvent faire naître dans l’esprit d’une personne l’idée que la meilleure solution est de se donner la mort. Elle peut se sentir accablée par une maladie sans remède, par une douleur chronique (qu’elle soit physique ou émotionnelle), par la pauvreté apparemment sans issu, par une humiliation aux yeux de ses proches ou du public, par la conscience d’une grande culpabilité (comme ce fut le cas pour Judas Iscariot), par un cœur brisé, par une peur extrême ou par le sentiment que « tout est vanité » (Ecclésiaste 1.12-14). Il y a des épreuves dans la vie qui demandent énormément de courage, de persévérance et de confiance en Dieu, mais le manque de ces qualités ne veut pas dire que l’on est aliéné mental. Quand une personne qui n’est pas atteinte de folie fait le mauvais choix en se donnant la mort, elle commet un péché, et elle est responsable de son acte.

Quelques fausses idées qui encouragent le suicide

Le non-croyant pense qu’il n’y a rien après la mort. Il pense que l’homme n’a ni esprit ni âme immortelle et que l’enfer n’existe certainement pas. Par conséquent, s’il éprouve une douleur physique ou émotionnelle qu’il trouve insupportable, il se dit que le néant après la mort vaudrait mieux que l’existence misérable qu’il mène. Ses amis, pour leur part, se disent peut-être, après sa mort : « Au moins il ne souffre plus. »

Mais en réalité, la Parole de Dieu nous assure qu’il y a quelque chose après la mort : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27). Si l’on meurt en étant chrétien fidèle, le jugement sera suivi d’un bonheur si parfait que la souffrance la plus extrême connue dans cette vie sera vite oubliée. Paul dit : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous » (Romains 8.18). Par contre, voici la description du sort de celui qui n’est pas sauvé par Jésus : « Il sera tourmenté dans le feu et le soufre. […] Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit » (Apocalypse 14.10,11). Les conséquences de nos choix durant cette vie sont éternelles, et l’acte de se suicider est irrévocable. Se suicider, c’est une « solution » permanente pour un problème temporaire ; mais en fait, il crée un problème plus grave et qui ne passe pas avec le temps : la condamnation de Dieu.

Certains croyants sont convaincus que Dieu comprend leur tourment et ne les tiendra pas pour responsables de leur suicide. Selon le frère Wayne Jackson : « Ils misent leur avenir éternel sur un Dieu qu’ils connaissent à peine et dont ils n’ont pas consulté la volonté. » Certes, Dieu est souverain ; il a le droit de faire grâce à qui il veut faire grâce au dernier jour. Jésus connaît parfaitement la difficulté de nos épreuves – « il a été tenté comme nous en toutes choses » (Hébreux 4.15). Mais l’on n’est pas sage de prendre le risque de se voir condamner éternellement quand Dieu n’a pas promis sa grâce à celui qui commet le meurtre de soi-même.

De nombreuses personnes de nos jours optent pour le suicide assisté parce qu’ils ont peur d’être un fardeau pour leurs familles, leurs amis ou ceux qui leur donnent des soins. Au Canada, 35 % de ceux qui optèrent pour le programme gouvernemental nommé « Aide médicale à mourir » en 2021 citèrent cette motivation. Dans l’État américain de l’Oregon, qui a légalisé l’euthanasie, 63 % de ceux qui demandent la mort le font par peur d’être un fardeau aux autres. Ils ne pourraient jamais concevoir leur choix comme étant égoïste – dans leur pensée, c’est le contraire. Or, il se peut que les autres aient besoin de s’occuper de ceux qui sont totalement dépendants de leur aide. Je le sais par l’expérience personnelle, ayant pris soin de mon épouse, de mon père et de ma mère avant la mort de chacun d’eux, faisant pour eux de nombreuses choses qu’ils n’étaient pas en mesure de faire pour eux-mêmes. Ils exprimaient parfois le regret que leur état m’obligeait à être à leur disposition vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Mais compte tenu de mon amour pour eux, je considérais comme un privilège la possibilité de les servir. Cela me faisait de la peine de penser à leur souffrance, mais j’étais heureux de leur donner la consolation de savoir que, loin d’être abandonnés, ils étaient aimés tendrement et profondément.

Les réflexions du frère Wayne Jackson sont à propos :

« Dans notre société commerciale et trépidante, manifestons-nous une disposition à ne pas nous soucier des personnes infirmes ? Sommes-nous devenus si portés à rejeter les personnes qui nous gênent ? Qu’est-il advenu de l’idée qu’il est bon d’être doux, attentionné et patient ?

Ces moments de crise, lorsque nos proches s’éteignent, sont des périodes de grande formation pour nous. Quelle tragédie lorsque la valeur d’une personne se mesure à l’ampleur des “problèmes” qu’elle cause, en raison des infirmités courantes de la vie. » (christiancourier.com)

Ces services, que le malade ne peut pas donner en retour, expriment l’amour fidèle et font ressortir des vertus merveilleuses. On ne souhaite jamais l’épreuve, mais Dieu peut l’employer pour un bien éternel. Servir un être cher qui est infirme, confiné peut-être au lit ou à la chaise roulante pendant des mois ou même des années, ou qui est victime de la démence et ne reconnaît parfois même pas ses proches parents, est difficile, certes ; mais ce service n’est pas sans joies pour celui qui le rend avec amour, et en plus, il forge le caractère.

Considérez ces pensées dans l’Épître de Jacques, dont je cite la transcription dynamique d’Alfred Kuen :

« Vous savez bien que si votre foi est mise à l’épreuve et si elle tient bon, elle développera votre endurance. Mais pour que vous parveniez à une pleine maturité spirituelle, il faut que l’épreuve achève son œuvre sans que votre constance se relâche, que votre patience se manifeste dans toute votre conduite et s’accompagne d’actes parfaits. Ainsi vous serez pleins de force et vous parviendrez au but : vous deviendrez irréprochables, et il ne vous manquera rien. » (Jacques 1.3,4, Parole Vivante)

Un malade qui n’espère plus la guérison peut très bien souhaiter que la mort vienne plus vite. Cela se comprend. Mais cela ne donne pas à l’homme le droit de mettre fin à sa vie. Malgré la perte de dignité, malgré la douleur, malgré le fait que le malade arrive parfois à l’état où il ne peut même pas exprimer la reconnaissance pour les services qu’on lui rend, Dieu a ses raisons quand il prolonge la vie alors que la personne qui souffre préférerait mourir. C’est Dieu seul qui donne la vie, et c’est lui qui décide à quel moment il la reprendra. Faisons confiance à sa sagesse infinie et soumettons-nous à sa volonté.

Qu’est-ce que l’Église doit faire si un chrétien se suicide ?

Dans certains pays, la stigmatisation sociale associée au suicide s’estompe rapidement et un nouveau vocabulaire est malheureusement apparu pour légitimer la pratique. La plus haute juridiction allemande a statué que le suicide et l’assistance au suicide sont des droits constitutionnels fondamentaux, quelles que soient les raisons pour lesquelles la personne suicidaire souhaite mourir. Mais pour beaucoup, un suicide suscite encore la honte et la confusion. En Afrique, par exemple, le suicide est souvent considéré comme une malédiction qui peut même nécessiter l’organisation de séances d’exorcisme. Il arrive qu’on prive le défunt de sépulture normale et lui refuse des funérailles. Alors quelle doit être la conduite de l’Église en cas de suicide ?

Reconnaissons d’abord que ce n’est pas parce qu’une personne est morte dans un état de péché, y compris par le suicide, que la Bible défend de l’enterrer dignement. On n’a pas besoin d’oublier tout le bien qu’elle a pu faire ou l’amour qu’on ressentait pour elle de son vivant. On peut toujours montrer de la compassion pour ceux qui sont endeuillés – leur douleur est peut-être plus dure à supporter si leur être cher s’est donné la mort. Ils peuvent même s’accuser de ne pas avoir fait quelque chose pour lui afin qu’il ne sente pas le besoin de se suicider.

En même temps, il faut comprendre que les funérailles ne sont pas l’occasion pour prononcer le sort éternel du défunt – pour la vie ou la condamnation. Dieu seul a ce droit. Ce n’est pas à nous de dire à la famille que Dieu ne va certainement pas condamner le défunt ; de même, quand un chrétien apparemment fidèle meurt, ce n’est pas à nous de déclarer qu’il se trouve désormais au Paradis.

« C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due. » (1 Corinthiens 4.5)

Précisons aussi qu’il n’y a jamais lieu de prier pour l’âme du mort, une pratique qui n’est nulle part sanctionnée dans la Bible. Voir La prière pour les morts.

Parfois, il faut un vrai effort pour trouver le juste milieu. D’un côté, on veut bien témoigner de la compassion pour ceux qui pleurent la mort d’un enfant, parent ou ami. De l’autre côté, on ne voudrait pas normaliser le suicide ou donner l’impression que la personne qui s’est suicidée n’a pas commis un péché grave, dont il est impossible de se repentir.

Je suis tout à fait disposé à ce que Dieu fasse miséricorde à qui il voudra au jour du jugement, mais en attendant, mon devoir est d’enseigner aussi fidèlement et avec autant d’amour que possible ce que dit la Bible, même si cela peut parfois déplaire aux hommes.

Pourquoi tenir bon ?

Qu’est-ce qui pourrait convaincre quelqu’un de ne pas se suicider ? Cela dépend certainement de beaucoup de choses, et surtout s’il s’agit d’un chrétien ou pas. Si la personne lutte avec des sentiments de culpabilité et s’exclame, à cause de son péché : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Romains 7.24), il faut lui parler des nombreux passages bibliques qui nous rappellent qu’il n’y a « aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8.1), et que « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 2.1,2). Pour nous qui obéissons à l’Évangile de Dieu et nous efforçons par la suite à marcher dans la lumière, « le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. […] Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1.7,9).

S’il s’agit de personnes qui sont tentées par le suicide à cause d’une épreuve, que ce soit la maladie, la pauvreté, l’échec, la solitude ou autre chose, elles peuvent trouver dans diverses vérités bibliques la force nécessaire pour tenir. Il faut leur rappeler que le Sauveur les comprend, car lui aussi a souffert de la douleur extrême, la pauvreté, le rejet, la solitude et bien d’autres épreuves. Il comprend et il reste auprès de son disciple. Il faut leur rappeler que le repos et la gloire attendent celui qui reste fidèle jusqu’à la fin et que la souffrance sur cette terre est passagère, alors que la récompense est éternelle.

Si une personne pense que sa vie ne vaut pas la peine d’être vécue, on doit lui faire comprendre ceci : ce n’est pas simplement parce que vous êtes en bonne santé physique et mentale que votre vie a une valeur. Ce n’est pas non plus parce que vous êtes « utile » à quelqu’un, parce que vous avez de l’argent, parce que vous êtes un succès aux yeux du monde. La vraie raison pour laquelle vous avez de la valeur est parce que Dieu vous a créé à son image, il vous aime au point de donner son Fils unique pour vous sauver, et il a préparé une demeure éternelle qui vous attend après les épreuves de cette vie. Après le désert, le pays promis attend.

« N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (Hébreux 10.35-39)

B. B.
(dans Vol. 21, No. 3)

Le féminisme : que dit la Bible ?

Ceux qui connaissent la Bible savent bien que Dieu aime les femmes autant que les hommes. Pour ce qui concerne le salut, l’apôtre Paul écrit en Galates 3.28 : « Il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » Dieu a donné pour chaque femme le même prix inimaginable qu’il a donné pour chaque homme : le sang de son Fils, Jésus-Christ. L’apôtre Pierre aussi, compte tenu de cette réalité, a insisté sur la manière dont les hommes devraient traiter leurs femmes : « Honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières » (1 Pierre 3.7).

Cela n’empêche pas que les hommes et les femmes, tout en ayant la même valeur infinie aux yeux de Dieu, ont dans le plan de Dieu des rôles différents à jouer. Les hommes et les femmes ont généralement des qualités différentes, tant sur le plan physique que sur les plans émotionnels et intellectuels. Il n’est donc pas surprenant que Dieu, qui les a créés, ait choisi pour eux des responsabilités qui ne sont pas les mêmes. Malheureusement, ni les hommes ni les femmes ne veulent parfois jouer leurs rôles respectifs dans le foyer, dans l’Église et dans la société.

Le féminisme comme rejet des rôles tels que définis par Dieu

Ces derniers temps, j’ai entendu plusieurs jeunes hommes dire que le féminisme a fait en sorte qu’il est devenu beaucoup plus difficile aujourd’hui de trouver une femme avec qui l’on peut créer un foyer stable et heureux. Ils disent que les mentalités féministes ont infecté, non seulement les femmes non croyantes, mais les jeunes femmes chrétiennes aussi.

Qu’est-ce que c’est que le féminisme ? Y a-t‑il un conflit réel entre le féminisme et le christianisme biblique ? Quels sont les principes féministes dont le chrétien, et surtout la femme chrétienne, devrait se méfier ? Quels sont les principes bibliques que les chrétiens doivent observer à cet égard, quelle que soit l’attitude du monde ?

Selon un article dans l’encyclopédie en ligne, www.wikipedia.fr :

« Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, sociales et culturelles ayant pour objectif de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes en militant pour les droits des femmes, et ce, sur le principe fondamental que les hommes et les femmes sont égaux et doivent être considérés comme tels dans la société. »

L’article poursuit en décrivant différentes vagues du féminisme qui se sont succédé. « L’objectif principal de la première vague féministe qui débute au milieu du 19e siècle est que les hommes et les femmes deviennent égaux devant la loi. » Les activistes de cette époque réclamaient, par exemple, le droit de voter. La deuxième vague intervient à la fin des années 1960 avec la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF), qui a fait des revendications pour faciliter l’accès à l’avortement, à la contraception et au divorce, et à tous les débouchés professionnels qui existent pour les hommes.

Pour atteindre ses objectifs, pour que les femmes ne soient exclues d’aucun rôle dans la société, le féminisme a cherché à accentuer des aspects de la vie des femmes qu’il trouve oppressifs et à minimiser toutes les différences innées entre les sexes (d’où le mouvement transgenre que l’on voit aujourd’hui dans les pays occidentaux).

Dans un discours qu’il fit à l’Université de Buffalo le 9 mars 2023, Michael Knowles dit ceci :

« La plupart des gens comprennent que les hommes et les femmes sont différents. La plupart des gens considèrent que ces différences font partie des joies de la vie. Ainsi, pour que les idéologues du genre puissent imposer leur point de vue dans la vie publique, ils reconnaissent que les gens ne peuvent pas avoir le choix. Simone de Beauvoir, l’une des féministes les plus influentes du 20e siècle, a tenté d’expliquer ce fait à Betty Friedan, une autre féministe dont le livre, The Feminine Mystique, a lancé la deuxième vague du féminisme en Amérique. Beauvoir a déclaré : “Aucune femme ne devrait être autorisée à rester à la maison pour élever ses enfants. La société devrait être complètement différente. Les femmes ne devraient pas avoir cette option, précisément parce que s’il y a une telle option, trop de femmes la prendront. […] Tant que la famille, le mythe de la famille, le mythe de la maternité et de l’instinct maternel ne seront pas détruits, les femmes continueront d’être opprimées.” En d’autres termes, les femmes devaient être forcées à être “libres,” contre leur volonté. »

Dans la vaste majorité des pays, les femmes n’ont pas été contraintes par des lois à travailler en dehors de la maison au lieu de se consacrer pleinement à leurs maris et leurs enfants. Par contre, depuis leur enfance les filles apprennent, grâce à une attitude à peine verbalisée, mais bien communiquée à l’école, dans les médias et par l’entourage, ce qu’on attend d’elles. On leur inculque l’idée qu’il est plus désirable et gratifiant de poursuivre une carrière professionnelle que de rester à la maison afin de créer un bon cadre domestique pour un mari et d’élever des enfants. En plus, la fille, ses parents et souvent son futur mari sont séduits par les avantages matériels d’un deuxième salaire qui permettra à la famille de mener une vie plus aisée. Beaucoup de jeunes femmes reportent le mariage et les enfants et finissent par s’en priver dans la poursuite de la liberté et le succès. En fin de compte, contrairement à ce que pensait Simone de Beauvoir, la majorité de femmes dans beaucoup de pays choisissent d’elles-mêmes de poursuivre des rôles dans la vie qui les éloignent de la maison et les obligent à reléguer les besoins du mari et des enfants au second plan.

Elles ne sont pas pour autant plus heureuses que leurs grand-mères qui étaient supposées être opprimées. De nombreuses études ont montré que, non seulement le féminisme n’a pas rendu les femmes plus heureuses, mais qu’il les a même rendues bien plus malheureuses qu’elles ne l’étaient. L’étude la plus importante parut dans American Economic Journal, dans un article intitulé « Le paradoxe du déclin du bonheur féminin », qui dit :

« Malgré les prétendues améliorations objectives de la vie des femmes depuis les années 1970, le bien-être subjectif des femmes a diminué en termes absolus et relatifs par rapport à celui des hommes. »

Voyons donc quelques principes bibliques dont les féministes ne reconnaissent pas la valeur, mais qui sont nécessaires soit pour plaire à Dieu soit pour rendre heureux les hommes et les femmes.

La beauté dans la soumission

Pour beaucoup, la soumission et l’autorité sont de sales mots. Ils réagissent instinctivement contre la suggestion qu’ils doivent se soumettre à l’autorité d’un autre. Mais ce n’est pas l’esprit du chrétien.

La soumission nous est recommandée dans nos rapports avec les autorités civiles (Romains 13.5; Tite 3.1; 1 Pierre 2.13), avec les maîtres ou patrons (Tite 2.9; 1 Pierre 2.18), avec les conducteurs dans l’Église (Hébreux 13.17), avec ceux qui sont plus âgés que nous (1 Pierre 5.5), et bien sûr, avec Dieu (Jacques 4.7).

Jésus, notre Seigneur, par sa propre soumission, nous a donné un modèle à suivre. En tant qu’enfant, il s’était soumis à ses parents terrestres (Luc 2.51), mais sa soumission allait beaucoup plus loin. Philippiens 2.5-9 nous enseigne que le Christ ne s’accrocha pas à son égalité avec Dieu, mais il devint un serviteur, démontra l’humilité et obéit jusqu’à la mort de la croix. Il se soumit au Père en disant : « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26.39).

La personne qui se soumet n’indique pas forcément par là qu’elle se voit comme inférieure ou sans valeur. Il y a des situations où l’on doit se soumettre à une personne indigne simplement parce qu’elle est dotée d’une autorité légitime. Mais la soumission est souvent plus qu’un devoir ; elle peut être une preuve d’amour, de respect ou de confiance (pour la personne à qui l’on se soumet, ou pour Dieu qui nous demande de nous soumettre).

Il est impossible de nier que la Bible insiste sur le besoin des femmes d’être soumises envers leurs maris. De nombreux passages en parlent, et nous n’avons pas besoin d’en avoir honte :

Tite 2.3-5 : « Dis que les femmes âgées doivent […] donner de bonnes instructions, dans le but d’apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. »

1 Pierre 3.1-4 : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez […] la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. »

Éphésiens 5.22-24 : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. »

Colossiens 3.18 : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. »

La soumission n’est pas mauvaise en soi. Pareillement, l’autorité n’est pas une mauvaise chose, et ceux qui l’exercent peuvent le faire de façon honorable et avec amour envers les personnes pour lesquelles ils sont responsables. Ainsi, les maris chrétiens, que Dieu a établis chefs de la famille, doivent s’inspirer encore de leur modèle, le Seigneur Jésus :

« Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église. […] Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle. […] C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. » (Éphésiens 5.23-28)

La relation d’autorité/soumission entre le mari et la femme n’est pas simplement une tradition culturelle qui peut s’abandonner avec le temps. Selon la Parole de Dieu, elle remonte à la création et à la chute de l’homme dans le jardin d’Éden. Après avoir affirmé en 1 Corinthiens 11.3 que « l’homme est le chef de la femme », l’apôtre Paul donne ce rappel :

« L’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. » (1 Corinthiens 11.8,9)

Adam fut créé le premier. La femme fut créée comme « une aide semblable à lui » (Genèse 2.18), une aide et non pas une patronne, mais semblable à lui et non pas une bête de somme. Le mot « aide » ne suggère rien de dégradant ou d’humiliant, et la réaction d’Adam indique qu’il se réjouit de pouvoir partager tous les aspects de son existence avec celle qui était « os de ses os et chair de sa chair ». La Bible dit à plusieurs reprises : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2.24).

La soumission de la femme est liée également au premier péché. La Bible dit en 1 Timothée 2.12-14 qu’il n’est pas permis à la femme « de prendre de l’autorité sur l’homme. […] Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression. » Suite à ce péché, il y eut des conséquences pour l’homme (« Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie » – Genèse 3.17), et pour la femme aussi : « J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi » (Genèse 3.16). La femme rebelle qui rejette l’autorité de son mari n’est pas moins condamnable que l’homme paresseux qui évite de travailler pour subvenir à ses besoins et ceux de sa famille.

Aucune profession n’est plus noble que le rôle d’une épouse et mère

L’amour du mari et la soumission volontaire de la femme rendent possible le bonheur de tous les membres du foyer. En plus, le travail de la femme en s’occupant du foyer et des enfants a une grande valeur pour ceux qu’elle aime et lui donne une influence énorme sur l’avenir de la société. Il ne faudrait pas qu’une femme fuie ce travail parce qu’on l’a dévalorisé à tort. Ce rôle est bien recommandé dans les Écritures :

En parlant de jeunes veuves, 1 Timothée 5.14 dit : « Je veux donc que les jeunes se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles dirigent leur maison. »

Tite 2.3-5 recommande aux femmes âgées de :

« …donner de bonnes instructions, dans le but d’apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris. »

Une phrase curieuse paraît en 1 Timothée 2.15, après une recommandation à la femme de ne pas prendre de l’autorité sur l’homme dans l’Église : « Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans l’amour et dans la sainteté. » Les mots « en devenant mère » servent à évoquer tout le rôle traditionnel de la femme. Paul ne veut pas dire qu’une femme célibataire ou stérile ne peut pas être sauvée. (Au contraire, il reconnaît ailleurs qu’il est possible pour une femme non mariée de se consacrer pleinement au service du Seigneur, alors que sa sœur mariée « s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari » – 1 Corinthiens 7.34.) Mais au lieu de vouloir usurper le rôle de l’homme dans l’Église, ce qui serait un péché, une femme peut plaire à Dieu et le servir utilement dans le rôle qu’il a prévu pour elle dans le foyer. Il est très dommage que le féminisme ait réussi à dévaloriser des femmes qui montrent de l’amour pour leurs maris et leurs enfants en s’occupant des soins domestiques.

La responsabilité des hommes d’être les leaders spirituels dans l’Église

Comme nous l’avons vu, les féministes veulent que les femmes ne soient exclues d’aucun rôle dans la société. Cette ambition les met en conflit avec le Seigneur, qui seul a le droit de décider ce qui doit se faire dans son Église. Et le Seigneur fait une distinction très nette entre les hommes et les femmes. Non seulement la Bible ordonne qu’un ancien (évêque ou pasteur) soit « mari d’une seule femme » et qu’il « dirige bien sa propre maison » (1 Timothée 3.2,4), mais elle enseigne que les hommes doivent conduire les prières en public (1 Timothée 2.8) et que les femmes ne doivent pas prendre la direction de l’adoration :

« Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. » (1 Timothée 2.11,12)

La même restriction est énoncée en 1 Corinthiens 14.33-37 et montre qu’elle ne s’appliquait pas seulement dans l’Église locale où Timothée servait, mais dans toutes les Églises :

« Comme dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Église. […] Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. »

Quelle que soit la volonté des hommes (ou, dans ce cas, des femmes), « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5.29).

Une certaine femme chrétienne, qui avait accepté des principes féministes depuis sa jeunesse et avait été parfois troublée par des passages comme ceux que nous venons de citer, a fini par raisonner ainsi :

« Dieu sait mieux que quiconque, et si nous avons foi en lui, nous n’avons pas besoin de comprendre le pourquoi de ses instructions. […] Si je fais confiance à Dieu, alors je devrais être capable d’accepter ses décisions concernant le rôle et les limites des femmes. Je n’ai pas besoin de savoir pourquoi. Le Dieu qui m’aime a des raisons auxquelles je peux faire confiance. »

L’autorité des femmes dans le monde

On se demande parfois si, compte tenu de la soumission de la femme dans le cadre du foyer et de l’Église, ce serait un péché pour elle d’exercer de l’autorité sur des hommes en dehors du foyer et de l’Église. Il faut avouer que les exemples d’une telle situation dans les pages de la Bible sont rares. On pense à Débora, qui fut juge (Juges 4.4,5), et aux deux reines, Jézabel (1 Rois 16–21) et l’usurpatrice Athalie (2 Rois 11), mais ces dernières ne constituent guère des exemples à imiter. Après la captivité babylonienne, Esther fut choisie comme reine par le roi perse, mais il est manifeste, vu les événements du premier chapitre du livre d’Esther, que le pouvoir et les droits d’une reine perse étaient limités. Le Nouveau Testament ne contient pas d’exemple qui puisse nous éclairer sur ce point, et les passages que nous avons déjà vus semblent se limiter au foyer et à l’Église. Mais faut-il qu’une femme soit soumise à n’importe quelle personne du sexe masculin ?

Le frère Keith Sharp (www.christistheway.com) fait ces remarques :

« Le Seigneur exige-t‑il que les femmes soient soumises dans toutes les relations ? Si tel est le cas, aucune relation n’est exemptée. La Bible dit : “Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste” (Éphésiens 6.1 ; voir aussi Colossiens 3.20). Un fils qui n’a pas atteint l’âge de la maturité dans le foyer de ses parents doit-il obéir à sa mère ? Si oui, la soumission des femmes ne s’applique pas à toutes les relations sans exception. Si l’on exige la soumission envers tous les hommes, est-on prêt à accepter les conséquences de cette position ? Par exemple, si un homme autre que son mari rend visite à une femme au domicile, doit-elle se soumettre à lui ? Peut-il lui dire ce qu’elle doit préparer comme repas ? Peut-il exiger qu’elle élève ses enfants d’une certaine manière ? Une femme célibataire ou une veuve peut-elle embaucher des hommes pour faire des travaux de réparation dans sa maison et leur dire quels travaux elle veut qu’ils fassent ? »

(En rapport avec sa dernière question, rappelons que la mère de Jésus a donné un ordre à des serviteurs en Jean 2.5.)

Aucun texte biblique ne nous permet de défendre aux femmes d’occuper des positions d’autorité dans l’État, l’armée, les universités ou les grandes entreprises. Nous ne devons pas aller au-delà de ce que dit l’Écriture. N’accusons donc pas de péché celle qui, pour des raisons qui peuvent être bien légitimes, exerce de l’autorité sur des hommes dans un tel cadre.

En même temps, ne nous conformons pas sans réflexion au monde en mettant de la pression sur nos filles pour qu’elles fassent concurrence aux hommes afin d’accéder à ce genre de poste. Si vous êtes fille, n’ayez pour motivation ni les objectifs purement économiques ni les mensonges des féministes qui dévalorisent le rôle traditionnel de la femme ou qui promettent qu’on peut tout avoir : le grand succès académique/professionnel ET le succès sur le plan domestique. (Certaines femmes y parviennent, mais elles constituent des exceptions plutôt que la règle.)

Sans culpabiliser celles qui travaillent hors du foyer, encourageons les femmes à accepter dans la simplicité et la confiance en Dieu le principe de la soumission envers leurs maris et dans l’Église et à considérer comme une bénédiction le rôle si important qu’elles ont à jouer dans le foyer.

B. B.
(dans Vol. 21, No. 2)

À la recherche de l’Église du Seigneur

À la recherche d’un homme

Je voudrais que vous trouviez un homme. Pas n’importe quel homme, mais un homme spécifique. Il y a, en effet, un seul homme qui soit le bon.

Or, pour vous aider à identifier cet homme spécifique, je vous dirai son nom, sa taille et son poids, le lieu et la date de sa naissance, son lieu de résidence actuel, son lieu de travail, et une description de sa famille.

Pensez-vous qu’il sera possible de trouver cet homme ?

Je suppose que votre réponse serait : « Oui, avec une description aussi détaillée, je crois pouvoir le trouver. »

À la recherche d’une Église

Supposez maintenant que vous recherchez une Église (au lieu d’un homme). Pas n’importe quelle Église, mais une Église spécifique. Il y a, en effet, une seule Église qui soit celle que vous voulez trouver.

Comment pourriez-vous procéder à la recherche de cette Église spécifique ? Alors, tout comme vous pourriez trouver un homme en particulier si vous étiez muni d’une description complète de cet homme, vous pouvez identifier une Église spécifique si vous disposez d’une description détaillée de cette Église.

Si vous savez comment une Église adore, comment elle est organisée, ce qu’elle enseigne, les noms qu’elle porte, etc., vous serez en mesure de trouver l’Église qui correspond à la description.

Il n’y a qu’une seule Église !

Des milliers de groupes religieux dans le monde prétendent suivre Jésus. Mais ils ne sont pas tous pareils. Ils enseignent des doctrines contradictoires sur le salut. Ils n’adorent pas tous de la même manière. Ils portent des noms différents. Ils sont organisés et gouvernés de différentes manières.

Le monde dit chrétien est caractérisé par la confusion massive et la division, et cela ne peut pas être agréable à notre Seigneur !

Jésus pria que tous ceux qui croiraient en lui soient un (Jean 17.20,21). L’apôtre Paul écrivit que Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix (1 Corinthiens 14.33). Il enseigna également qu’il y a un seul corps (Éphésiens 4.4), qui est l’Église (Colossiens 1.18). En d’autres termes, la Bible enseigne qu’il n’y a qu’un seul corps – une seule Église !

Considérez ces vérités bibliques : (1) Jésus dit : « Sur ce roc je bâtirai mon Église » (Matthieu 16.18). (2) Jésus est le Sauveur du corps, l’Église (Éphésiens 5.23). (3) Dieu ajoute à l’Église ceux qui sont sauvés (Actes 2.47).

Ces textes prouvent que Jésus n’a bâti qu’une seule Église. Il est la tête, ou le chef, de cette Église unique. Il est le Sauveur de cette Église unique ! Pour être sauvé, il est donc essentiel d’être membre de cette Église-là, celle que Jésus a bâtie, car c’est elle qu’il sauvera.

Mais est-il possible, dans la division et la confusion du monde religieux, d’identifier l’Église que Jésus a bâtie – celle qui est décrite dans le Nouveau Testament ? Cher lecteur, la bonne réponse à cette question est catégorique : « Oui, c’est possible ! »

Identifier les traits de l’Église que Jésus a bâtie

Tout comme vous pouvez trouver un homme spécifique en recherchant celui qui correspond à la description que l’on vous donne, il vous est possible de trouver l’Église du Seigneur si vous cherchez l’Église qui possède les caractéristiques et qui porte les traits identifiants de l’Église tels qu’ils sont révélés dans le Nouveau Testament.

Le Nouveau Testament enseigne comment l’Église doit adorer. Il enseigne de quelle manière l’Église doit être organisée et gouvernée. Il révèle les noms par lesquels l’Église s’identifie, et comment s’appellent les individus qui composent l’Église. Le Nouveau Testament enseigne également comment une personne reçoit le salut et comment elle est ajoutée à cette Église.

Le culte de l’Église

(1) La veille de sa crucifixion, Jésus institua le repas du Seigneur (Matthieu 26.26-28). Il est question de manger du pain sans levain et de boire du fruit de la vigne (Matthieu 26.17,29) ; le pain représente le corps du Christ, et le fruit de la vigne symbolise son sang. L’Église du Seigneur faisait ceci en mémoire de Jésus (1 Corinthiens 11.23-29) le premier jour de la semaine (Actes 20.7).

NB : Aucun commandement, aucun exemple dans le Nouveau Testament n’autorise l’Église à observer le repas du Seigneur un autre jour de la semaine.

(2) En plus du repas du Seigneur, les premiers chrétiens écoutaient la Parole de Dieu quand ils s’assemblaient pour adorer Dieu. Actes 2.42 dit qu’ils persévéraient non seulement « dans la fraction du pain », mais aussi « dans l’enseignement des apôtres ». Selon Actes 20.7, les disciples étaient bien réunis « pour rompre le pain », mais ils écoutèrent aussi un discours de l’apôtre Paul. En 1 Timothée 4.13, Paul encourage le jeune prédicateur Timothée à s’appliquer « à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement », et il ordonna que les épîtres soient lues dans les Églises (1 Thessaloniciens 5.27; Colossiens 4.16).

(3) Un autre élément du culte de l’Église du Seigneur, selon le Nouveau Testament, c’est une offrande volontaire le premier jour de la semaine. Chacun doit donner selon sa prospérité (1 Corinthiens 16.1,2). Les Écritures enseignent, en outre, que l’on doit faire son don de bon cœur, avec générosité et comme on l’a résolu en son cœur (2 Corinthiens 9.6,7).

NB : Aucun commandement, aucun exemple dans le Nouveau Testament n’autorise d’autres méthodes pour financer l’œuvre du Seigneur, telles que des activités commerciales sponsorisées ou organisées par l’Église.

(4) Les membres de l’Église doivent chanter et célébrer de tout leur cœur les louanges du Seigneur (Éphésiens 5.19 ; Colossiens 3.16). L’action de chanter qui est recommandée dans ces passages est réciproque (« les uns les autres ») ; c’est donc l’assemblée entière qui y participe activement.

NB : Aucun commandement, aucun exemple dans le Nouveau Testament n’autorise l’emploi d’instruments de musique dans le culte chrétien. La seule sorte de musique que Dieu ait autorisée aux chrétiens quand ils s’assemblent pour l’adorer, c’est le chant, la musique vocale (appelée aussi la musique a cappella).

(5) L’Église du Seigneur est aussi un peuple qui prie (Actes 2.42; 4.23-31; 12.12; etc.). Il est de la volonté de Dieu, selon 1 Timothée 2.8, que les hommes prient en tout lieu. Les versets suivants interdisent aux femmes de prendre de l’autorité sur l’homme (1 Timothée 2.11,12). Ainsi donc, quand l’Église s’assemble, cela doit être les hommes qui conduisent, et les femmes doivent leur être soumises.

NB : Le Nouveau Testament n’autorise les femmes à conduire ni la prière en présence des hommes ni d’autres éléments du culte lorsque l’Église s’assemble pour adorer.

En voulant reconnaître l’Église qui est décrite dans la Bible, il faut chercher celle qui adore exactement comme le Nouveau Testament enseigne l’Église à adorer.

L’organisation de l’Église

Jésus est « la tête du corps de l’Église » (Colossiens 1.18). Dieu « l’a donné pour chef suprême à l’Église » (Éphésiens 1.22,23). Il est au-dessus de l’Église, partout au monde. C’est Dieu qui l’a voulu ainsi. Il y a aussi un plan d’organisation, inspiré de Dieu, pour l’organisation des assemblées locales.

Selon le Nouveau Testament, on établissait des anciens dans chaque ville selon des critères définis dans la Parole de Dieu (Tite 1.5-9). Les anciens étaient appelés également « évêques », qui veut dire « surveillants » (Actes 20.28). L’Église devait obéir à ces conducteurs (Hébreux 13.17).

Il est important de souligner que l’autorité des anciens ne s’étendait pas au-delà de l’assemblée locale. L’Église que Jésus a bâtie n’a pas de siège sur terre, et aucun groupe d’hommes n’a le droit de gouverner ou de créer des lois, ni pour toutes les Églises locales du monde ni pour celles d’une zone géographique. Chaque assemblée de l’Église du Seigneur est autonome vis-à-vis des autres assemblées (mais sujette, bien sûr, aux ordres de Jésus, le chef universel).

Les diacres aussi figurent dans l’organisation de l’Église du Seigneur. Le mot « diacre » signifie « serviteur » et décrit parfaitement le rôle des diacres dans une assemblée locale. Le diacre ne possède pas d’autorité particulière à part celle qui lui est déléguée par ses anciens pour accomplir ses tâches.

Le prédicateur dans l’Église du Seigneur est un ministre (autre mot qui signifie « serviteur », 1 Corinthiens 3.5; 4.1). À moins qu’il soit établi pour servir comme l’un des anciens de l’assemblée (Tite 1), le prédicateur ne détient pas plus d’autorité que n’importe quel autre membre de l’Église. Il se donne particulièrement à la tâche d’annoncer l’Évangile aux pécheurs et affermir dans la Foi ceux qui y obéissent.

Dans la recherche de l’Église que Jésus a bâtie, l’on doit tenir compte de la forme d’organisation enseignée dans le Nouveau Testament.

Les noms portés par l’Église du Seigneur

L’Église du Seigneur s’identifie par diverses appellations. En 1 Corinthiens 1.2, Paul adresse sa lettre à « l’Église de Dieu ». En 1 Timothée 3.15 il parle de « la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant ». Un autre terme par lequel l’Église s’identifie est « les Églises de Christ » (Romains 16.16) ; il fait référence aux diverses assemblées locales du peuple du Seigneur.

D’autres mots qui désignent le peuple du Seigneur sont « l’Église » (Actes 13.1), « le corps » (Colossiens 1.18) et « le royaume » (Colossiens 1.13,14).

Pour ce qui concerne leur relation avec le monde, les personnes sauvées qui composent l’Église sont appelées « saints » (Romains 1.7). Quant à leur relation les uns avec les autres, ils sont « frères » (Galates 6.1). Leur relation avec Dieu leur accorde le statut d’« enfants de Dieu » (1 Jean 3.2). Leur relation avec Jésus fait d’eux des « disciples », qui sont appelés « chrétiens » (Actes 11.26).

Dans les efforts de retrouver l’Église décrite dans la Bible, l’on a besoin de chercher cette Église qui s’identifie par des termes bibliques. Il faut remarquer, cependant, qu’une Église peut se désigner par un nom qui vient de la Bible, sans pour autant être l’Église du Seigneur. (Des Églises portent parfois des noms bibliques, mais ne sont pas bibliques dans leurs enseignements ou s’engagent dans des formes d’adoration qui ne sont pas autorisées par le Nouveau Testament.)

Comment l’on devient membre de l’Église

Une étude soigneuse et objective du Nouveau Testament révèle clairement comment une personne est sauvée du péché et devient membre de l’Église.

  1. Il faut écouter l’Évangile (Romains 10.17; Actes 8.35).
  2. Il faut croire en Jésus-Christ (Actes 16.31; Marc 16.15,16).
  3. Il faut se repentir de ses péchés (Actes 2.38; 17.30,31).
  4. Il faut confesser sa foi en Jésus (Actes 8.37).
  5. Il faut être baptisé (immergé) pour que ses péchés soient pardonnés (Actes 2.38; 22.16).

Selon la Bible, quand on suit les consignes inspirées par Dieu, l’on est sauvé et ajouté par le Seigneur à son Église.

Un appel

Dans ce monde de confusion et de division, faisons du Nouveau Testament notre guide et modèle spirituel, conformons-nous aux traits qui identifient l’Église que Jésus a bâtie. Parlons là où la Bible parle et gardons le silence là où la Bible est silencieuse.

Adorons de la manière enseignée dans le Nouveau Testament.

Organisons-nous de la manière enseignée dans le Nouveau Testament.

Identifions-nous par les termes qui se trouvent dans le Nouveau Testament.

Enseignons ce que le Nouveau Testament enseigne concernant ce qu’il faut faire pour être sauvé et devenir membre de l’Église du Christ.

David Sain
(dans Vol. 21, No. 1)


Voir aussi Là où l’Église n’existe pas encore.

Là où l’Église n’existe pas encore

Que faire si, après avoir examiné scrupuleusement les Églises de votre localité, vous vous apercevez qu’aucune d’elles ne correspond au modèle biblique ? Et cela même en tenant compte du fait que l’Église est composée d’hommes et de femmes qui sont forcément faillibles ou pécheurs, comme vous-même. En effet, dans la vie de chaque chrétien, on trouvera des défauts. La vie chrétienne est un processus, une affaire de croissance spirituelle. Quand nous recommandons d’examiner les Églises, nous faisons surtout allusion à ce qui concerne leurs enseignements et leurs pratiques, et non pas les cas d’hypocrisie ou de faiblesse qui concernent certaines personnes dans une assemblée.

Encore, supposez que là où vous vous trouvez il n’existe aucune Église qui cherche à se conformer au modèle donné par le Nouveau Testament. Pouvez-vous alors démarrer vous-même une assemblée ? Oui, vous le pouvez. Et pour ce faire, voici quelques suggestions quant à la manière de procéder :

(1) Si vous ne l’avez pas encore fait, obéissez à l’Évangile. Dans la foi et la repentance, faites-vous baptiser, c’est-à-dire immerger dans l’eau, pour le pardon de vos péchés, car ce n’est que lorsque vos péchés, qui vous séparent de Dieu, vous sont pardonnés que vous êtes réellement sauvé. Et dès lors vous êtes membre de la véritable Église. Actes 2.47 dit, en effet : « Le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés. » Si aujourd’hui vous obéissez au même Évangile que celui auquel ces gens du premier siècle obéissaient, Dieu vous sauvera de vos péchés et vous ajoutera à la même Église qu’eux. Il n’ajoute personne à une organisation créée par les hommes sinon à son Église qu’il a instituée.

(2) Prenez le Nouveau Testament comme seul guide dans tout ce que vous faites, car votre salut en dépend.

« Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. » (2 Jean 8,9)

Ne vous appuyez pas sur ce que vous avez vu faire par des dénominations que vous connaissez. Ne vous basez ni sur des traditions humaines ni sur vos sentiments ou ce qui vous semble juste. « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14.12). Si vous vous réunissez avec d’autres personnes pour former une nouvelle assemblée, il faut qu’elles adoptent ce même principe et qu’elles acceptent le Nouveau Testament comme l’autorité qui permettra de régler toutes les questions. Que tous soient d’accord qu’il faut « parler là où la Bible parle et se taire là où la Bible se tait ».

(3) Commencez à adorer de la même manière que les premiers chrétiens. Retrouvez-vous chaque dimanche pour prendre le repas du Seigneur. Chantez à Dieu de tout votre cœur, et cela sans ajouter aucun instrument de musique, la danse ou d’autres éléments que le Nouveau Testament n’a jamais autorisés. Donnez librement et libéralement selon vos moyens pour les besoins de l’œuvre de Dieu. Consacrez du temps à la lecture de la Bible et à la prédication ou l’enseignement de la Parole. Priez dans l’ordre et la bienséance (1 Corinthiens 14.33,40). Soyez fidèle et régulier dans votre adoration, comme l’étaient les premiers chrétiens (Actes 2.42). N’oubliez pas l’exhortation en Hébreux 10.25 : « Ne prenons pas, comme certains, l’habitude de délaisser nos réunions. Au contraire, encourageons-nous mutuellement… » (Version semeur).

(4) Évangéliser. Enfin, n’oubliez pas que l’œuvre de l’Église n’est pas simplement de se réunir pour adorer Dieu. Elle a une mission : prêcher la bonne nouvelle de Christ à tout être humain. Cette tâche incombe à tout chrétien. Ne pensez donc pas qu’il faut avoir un prédicateur ou un « pasteur » professionnel pour être une Église légitime et répandre l’Évangile. Loin de là. En Actes 8.1 nous voyons que tous les chrétiens de Jérusalem, excepté les apôtres, ont été dispersés à cause d’une grande persécution. Les chrétiens qui n’avaient pas été dirigeants, c’est-à-dire, dans ce cas, ceux qui n’étaient pas des apôtres, n’ont pas attendu la présence d’hommes plus « qualifiés » pour évangéliser. Selon Actes 8.4 : « Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole. »

B. B.
(dans Vol. 21, No. 1)

De l’aide dans les épreuves

Tôt ou tard, presque tout le monde passe par des moments très pénibles dans la vie – des moments très noirs, où l’on a du mal à trouver la force pour continuer. Qui n’a pas connu des jours de découragement, d’inquiétude profonde, de fatigue physique ou émotionnelle ? Certaines épreuves s’abattent sur nous brusquement, sans préavis ; elles nous prennent au dépourvu – comme les malheurs qui frappèrent Job l’un après l’autre et lui arrachèrent d’un coup ses biens, ses enfants, le respect de son entourage, et un peu plus tard même sa santé. Pensez à tout ce qui peut arriver dans la vie d’une personne pour l’éprouver :

  • Un accident de la route, s’il ne vous tue pas, peut vous laisser dans la douleur chronique, peut-être handicapé pour la vie.
  • Vous pouvez être victime du vol de toutes vos économies, ou bien victime d’un viol ou d’autre acte de violence qui laisse des cicatrices émotionnelles ou physiques.
  • Une guerre peut s’éclater et vous obliger à fuir votre maison ou votre patrie, de sorte que vous deveniez du coup sans emploi, sans logis, peut-être orphelin.
  • Votre épreuve peut être la persécution à cause de votre foi.
  • Vous pouvez être atteint d’une maladie telle que le cancer qui exige des soins coûteux et pénibles qui risquent, malgré tout, d’être totalement inefficaces. Ou bien un AVC peut vous laisser paralysé ou incapable de parler.
  • Certaines épreuves sont de longue durée, telles que le chômage et la pauvreté, ou la tristesse profonde de ne pas pouvoir faire d’enfants ou d’avoir perdu son enfant.
  • On peut être à l’aise sur le plan matériel, mais souffrir profondément par la trahison d’un ami, un époux ou un membre de la famille ; peut-être que votre femme vous a abandonné ou que votre mari a été séduit par une autre femme.

Oui, la vie ne manque pas d’épreuves, ces occasions où notre caractère et notre foi sont testés. Mais comment pouvons-nous, en tant que chrétiens, tenir bon et résister dans l’adversité ? Dans des circonstances telles que nous venons d’évoquer, est-il possible de garder sa foi, sa paix intérieure et même sa joie ? Cela est bien possible, car Jésus nous dit en Jean 16.33 : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

L’apôtre Paul connut autant de tribulations et d’épreuves dans sa vie que quiconque, mais il réussit à garder sa foi, son amour, son zèle, et sa paix intérieure. Il dit en Philippiens 4.11-13 :

« J’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. »

Par son exemple, Paul nous offrit de l’espoir à nous aussi, ses frères et sœurs en Christ. Christ peut nous fortifier aussi. Mais comment le fait-il ?

Considérons trois moyens par lesquels le Seigneur peut nous fortifier face aux défis qui se présentent dans la vie.

Fortifiés par le Saint-Esprit

Nous savons que lorsqu’une personne est baptisée en Christ, Dieu lui donne de son Esprit.

« Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2.38)

Une raison pour laquelle l’Esprit nous est accordé consiste justement à nous donner de la force pour bien mener la vie chrétienne. Il n’est pas nécessaire de savoir exactement comment l’Esprit en nous fait cela. Dieu fait beaucoup de choses pour nous bénir qui nous dépassent, que nous ne comprenons pas et ne pourrions pas expliquer. Mais cela n’empêche pas que ces bénédictions soient réelles. La Bible nous dit clairement : « L’Esprit nous aide dans notre faiblesse » (Romains 8.26). Paul priait Dieu pour les chrétiens d’Éphèse pour que, grâce à l’Esprit de Dieu en eux, ils connaissent l’amour de Christ.

« À cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel toute famille dans les cieux et sur la terre tire son nom, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. » (Éphésiens 3.14-19)

L’Esprit de Dieu dans l’homme intérieur joue un rôle pour que nous ayons la force pour cette vie et que nous comprenions l’amour du Christ. (Et nous avons certainement besoin de rester convaincus de l’amour de Dieu pour nous lorsque les tempêtes de la vie arrivent.) Certes, cette force ne s’active pas de façon automatique, sans notre concours, car il est sûr que nous avons tous vécu des moments depuis notre conversion où nous n’avons pas été assez forts face à une épreuve ; nous avons tous connu d’autres chrétiens qui ont « fait naufrage par rapport à la foi » comme Paul le dit en 1 Timothée 1.19,20 au sujet de deux frères nommés Hyménée et Alexandre. Certains chrétiens, nous le savons, rechutent et ne se relèvent pas. Évidemment, même s’il y a de l’aide de la part de Dieu qui nous est offerte, son aide ne réduit pas le besoin de nos efforts ni ne diminue leur importance ; elle est plutôt la raison de nos efforts : « Travaillez à votre salut », dit Paul aux Philippiens. Et quel encouragement avons-nous à croire que nous pouvons le faire ? « Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Philippiens 2.12,13). Dans cette vie, nous serons toujours conscients de notre faiblesse en tant qu’êtres humains, mais Dieu connaît toutes nos difficultés, et il est prêt à nous aider.

L’Esprit de Dieu porte du fruit dans notre vie, comme, par exemple, la joie, la paix, la patience, la fidélité, la maîtrise de soi et d’autres (Galates 5.22,23), ces qualités par lesquelles nous pouvons glorifier Dieu au milieu de nos difficultés. Mais pour porter ce fruit, il faut marcher selon l’Esprit (Galates 5.16). Si l’on ne fait pas d’efforts pour vivre en conformité aux vérités révélées dans la Parole de Dieu, c’est qu’on marche selon la chair plutôt que selon l’Esprit.

Fortifiés par les frères en Christ

Parfois l’assistance de Dieu ne vient pas directement de son Esprit en nous, mais indirectement, par le canal de nos frères et sœurs en Christ. Nous voyons une preuve de cela dans le petit livre de Philémon, au verset 7, où Paul dit à son frère en Christ : « J’ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ton amour ; car par toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé. » (Le Français courant dit : « Ton amour, frère, m’a donné beaucoup de joie et d’encouragement, car tu as réconforté le cœur des croyants. ») Le Christ est à l’œuvre à travers les autres chrétiens pour nous rappeler que nous sommes aimés, pour nous donner de sages conseils spirituels, parfois pour nous corriger avec amour, pour nous donner un exemple de fermeté ou de zèle, pour nous donner du soulagement en forme d’assistance pratique par rapport aux problèmes qui nous confrontent, ou pour nous remonter le moral par leur joie et leur sourire. Nous ne devons pas hésiter à nous ouvrir et nous confier à eux pour qu’ils connaissent les difficultés avec lesquelles nous luttons. Si nous nous enfermons avec nos problèmes, si nous ne passons pas de temps avec nos frères et sœurs comme nous devrions le faire, nous nous privons nous-mêmes d’un moyen important par lequel Christ peut nous fortifier. Nous pouvons venir au culte, mais il faut faire l’effort aussi de rendre visite aux frères et sœurs ou les inviter chez nous ou faire des choses ensemble avec eux pour qu’il y ait plus de partage.

Comme tout le monde, ma famille a connu diverses épreuves dans la vie – des moments de maladie grave ou de deuil, des moments d’incertitude à cause de la guerre, des moments où l’on était victimes d’actes de violence, des moments de trouble dans le foyer, etc. Mais que nous soyons dans notre pays d’origine ou à l’étranger, nous avons toujours été fortifiés par l’amour, la sympathie, l’encouragement et l’aide pratique de nos frères et sœurs en Christ, de sorte que nous ne nous sentions jamais seuls ou isolés. Notre famille chrétienne était là pour nous, et notre cœur a été « tranquillisé » et « réconforté » par des frères qui étaient pour nous comme des « Philémon ».

Fortifiés par la Parole de Dieu

Très souvent, l’aide du Seigneur pour nous fortifier dans les épreuves vient de sa Parole. Romains 15.4 dit :

« Tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance. »

La force pour tenir bon dans les difficultés de la vie nous vient des vérités fondamentales que nous connaissons grâce à la Bible. Mais encore, il faut un effort de notre part. Il faut garder ces vérités à l’esprit. Les Écritures ne peuvent pas facilement nous encourager si nous ne les lisons pas ou que nous n’y pensons pas.

Avez-vous jamais parlé avec quelqu’un qui, ayant grandi au milieu de la pauvreté, vous a assuré qu’il n’était pas, à l’époque, malheureux au sujet du manque de certains luxes de la vie moderne, car tout le monde semblait être dans le même bateau ? Les autres familles qu’il connaissait étaient, elles aussi, très pauvres. Parfois nous avons du mal à faire face aux défis dans la vie, parce que nous oublions que nous ne sommes pas les seuls à être éprouvés de la sorte. C’est l’idée du rappel que l’auteur adresse en 1 Pierre 5.8,9 aux chrétiens persécutés :

« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. »

Quelle que soit l’épreuve, ne pensez jamais que vous soyez le seul à y faire face. 1 Corinthiens 10.13 est un verset très important concernant la tentation et l’épreuve :

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. »

La Bible en français courant rend la première partie du verset de cette façon : « Les tentations que vous avez connues ont toutes été de celles qui se présentent normalement aux hommes. »

On peut presque toujours se dire – et c’est la vérité – que nos circonstances sont plus faciles que celles que connaissent d’autres serviteurs de Dieu. Vous êtes peut-être persécuté pour votre foi, mais est-ce que c’est aussi intense que ce que l’apôtre Paul et d’autres chrétiens du premier siècle ont supporté ? Et ils sont restés fidèles.

Peut-être que vous avez des pressions financières et familiales qui semblent écrasantes. Je me souviens d’un frère en Afrique, l’aîné parmi 19 enfants. Son père est décédé, lui laissant la charge de ses trois femmes et les 18 autres enfants, en plus de la femme de ce frère et ses deux propres enfants. Il avait à tout fournir pour eux : nourriture, savons, habits, etc. Parmi ses frères et sœurs, onze étaient à l’école, et notre frère en Christ devait assurer toutes leurs dépenses, telles que les livres, les fournitures, les frais d’inscription, etc. La femme du frère devait s’occuper de tout ce monde et préparer leurs repas. Si le frère voulait faire un petit geste d’amour pour encourager sa femme (lui acheter peut-être du lait ou de la viande qu’il n’avait pas les moyens de payer pour toute la famille), les autres étaient jaloux et se plaignaient. Si jamais je pensais que ma situation familiale était difficile, le souvenir de ce frère me poussait plutôt à me considérer comme très heureux.

Cela rappelle un autre enseignement de la Parole de Dieu qui nous aide à persévérer dans les épreuves : il faut pratiquer la gratitude. Il nous faut être reconnaissants envers Dieu pour ce qu’il fait et ce qu’il nous donne parce qu’il convient de le remercier sincèrement pour ses grâces, mais aussi parce que cela nous permet d’être plus joyeux et de souffrir moins lorsque nous sommes face à des problèmes. 1 Thessaloniciens 5.16-18 dit : « Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. »

Tout comme un mari et une femme doivent se chérir et s’accrocher l’un à l’autre dans la maladie et la santé, qu’ils soient riches ou pauvres, nous devons aimer Dieu et lui être vraiment reconnaissants, quelle que soit notre situation. Comme nous l’avons vu en Philippiens 4.11,12, Paul affirmait être content de l’état où il se trouvait, que ce soit l’humiliation ou l’abondance, qu’il soit rassasié ou qu’il ait faim.

Une autre vérité qui aide à traverser les temps difficiles dans la vie est l’assurance que, quel que soit le problème, il est temporaire, il est juste pour un temps. Parfois Dieu exauce notre prière, et déjà dans cette vie, il enlève le mal. Par contre, il peut arriver que Dieu réponde comme il l’a fait à l’apôtre Paul, qui avait une souffrance qu’il appelait son écharde dans la chair. Il écrit en 2 Corinthiens 12.8,9 : « Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Mais même dans de tels cas, nous savons que nos problèmes ne sont pas pour toujours. Paul dit en Romains 8.18 : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. » Et en 2 Corinthiens 4.17,18, il dit :

« Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. »

Selon un vieux conte, un roi fit appeler ses conseillers et leur dit :

« Je veux un anneau qui soit tel que, lorsque la tristesse et l’amertume noircissent mon esprit et menacent mon jugement concernant le royaume, un simple regard sur cet anneau me fera retrouver la raison.

« Je veux aussi que, lorsque je serai dans la joie extrême et que mon jugement sera troublé par l’allégresse, un regard sur cet anneau me fasse retrouver la raison. Allez et ramenez-moi cet anneau. »

Les conseillers cherchèrent longtemps sans succès. Ni charlatans ni sorciers ne produisirent l’anneau demandé par le roi. Alors les conseillers se résolurent à rencontrer un ermite qui faisait retraite au fin fond du désert. Celui-ci les écouta et rit : « C’est très facile ! Façonnez un bel anneau digne de sa majesté et faites inscrire dessus : Cela aussi passera. »

Les épreuves sont d’une grande variété : la douleur physique, l’insécurité due à la criminalité ou à la tyrannie, la frustration liée à la difficulté à bien éduquer nos enfants, la solitude, les injustices de toutes sortes que l’on subit, les terreurs de la guerre ou des catastrophes naturelles, etc. Mais quelle que soit la nature de l’épreuve par laquelle l’on passe, la Parole de Dieu assure que l’épreuve ne sera pas éternelle. Et si nous sommes fidèles, notre souffrance sera remplacée un jour par la gloire éternelle. Au lieu de nous apitoyer sur notre sort ou de nous plaindre, nous devrions tout mettre dans la perspective de l’éternité.

En plus, nous devons nous rappeler que Dieu est aux commandes et qu’il est capable d’utiliser n’importe quoi pour le bien. C’est ce qu’il nous promet en Romains 8.28 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »

Peu importe qu’il s’agisse d’une maladie, d’un accident, d’une perte financière ou d’autre chose, Dieu peut transformer cela en bien. J’entends des publicités à la radio pour un chiropraticien. Son site Web s’appelle PainIsBad.com (« LaDouleurEstMauvaise.com »), mais ce n’est pas toujours vrai du point de vue spirituel. La douleur n’est pas toujours mauvaise. Si elle nous rapproche de Dieu ou conduit quelqu’un au salut éternel, la douleur physique ou émotionnelle n’est pas mauvaise. Par contre, ce qui semble bon ou rend la vie plus facile peut diminuer notre dépendance de Dieu, diminuer notre zèle, nous distraire de ce qui est vraiment important dans la vie, nous rendre moins intéressés à la demeure céleste, et finalement nous faire perdre. Alors faites confiance à Dieu et continuez à l’aimer, que vous soyez ou non confus, sous pression ou dans la douleur.

Les épreuves dans cette vie ne manqueront pas. Mais Dieu veut bien nous aider à les traverser avec succès – par son Esprit en nous, par son peuple (nos frères et sœurs en Christ), et par la sagesse que nous offre sa Parole, la Bible. Ne nous décourageons jamais, mais restons fidèles jusqu’à la fin. La fin de l’épreuve peut être plus proche que vous ne le pensez. Jésus est à la porte, et il peut revenir d’un jour à l’autre. Et quand il viendra, nous serons très heureux d’avoir tenu bon.

B. B.
(dans Vol. 20, No. 6)

Comment discerner la volonté de Dieu pour toi

Des centaines de livres et d’articles dans des revues et sur l’Internet ont des titres tels que « Comment connaître le plan de Dieu pour votre vie », « Des questions à se poser quand la volonté de Dieu n’est pas manifeste », « Cinq moyens pour trouver le chemin que Dieu t’a destiné », « Comment connaître la volonté de Dieu au quotidien », ou « Discerner la volonté de Dieu pour toi ». Il est clair que beaucoup de lecteurs se posent ce genre de question. On veut plaire à Dieu. On veut connaître ce qu’il nous réserve. On est confronté à des choix difficiles dans la vie, et l’on ne veut pas faire fausse route. Comment peut-on effectivement savoir ce qu’il faut faire ?

Que veut dire « La volonté de Dieu » ?

Il est important de reconnaître que, dans la Bible, il y a deux façons de parler de la volonté de Dieu. Certains passages parlent de la volonté révélée de Dieu. Ils se réfèrent à ce que Dieu veut que nous fassions ou que nous soyons. Ils parlent de ce que Dieu attend de nous, ce qu’il exige. Prenons des exemples :

« Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu. » (1 Thessaloniciens 4.3-5)

« Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés. » (1 Pierre 2.13‑15)

« Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. » (1 Thessaloniciens 5.16-18)

« Il use de patience envers vous, car il ne veut pas qu’un seul périsse ; au contraire il veut que tous arrivent à la repentance. » (2 Pierre 3.9)

« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien : et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » (Michée 6.8)

Un regard autour de nous, et même sur nos propres vies, révèle que les hommes n’accomplissent souvent pas la volonté de Dieu dans ce sens. Mais sa Parole est remplie de conseils pour nous faire savoir ce qu’il veut que nous fassions. Dieu a révélé sa volonté pour tout être humain dans la sainte Bible. Il a déjà fourni toutes les instructions dont nous avons besoin pour savoir vivre dans la sainteté afin de plaire à notre Créateur. « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété » (2 Pierre 1.3).

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner la vérité, réfuter l’erreur, corriger les fautes et former à une juste manière de vivre, afin que l’homme de Dieu soit parfaitement préparé et équipé pour faire toute action bonne. » (2 Timothée 3.16,17, FC)

Non seulement nous devons chercher à apprendre sa volonté (Éphésiens 5.17), mais nous devons nous y soumettre (Colossiens 4.12).

Cependant, d’autres passages bibliques nous parlent de la volonté cachée de Dieu. Il ne s’agit pas là de choses que Dieu attend de nous, mais de choses que Dieu a l’intention de faire ou ne pas faire, de choses qu’il permettra ou ne permettra pas d’arriver. Il s’agit de ses desseins, qu’il n’a généralement pas fait connaître aux hommes et que les hommes n’ont ni le devoir ni la possibilité de découvrir. Divers passages montrent que la volonté de Dieu dans ce sens était cachée même aux hommes inspirés.

Par exemple, Paul demanda aux chrétiens à Rome de prier pour lui « en sorte que j’arrive chez vous avec joie, si c’est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos » (Romains 15.32). Lorsque Paul quittait les frères à Corinthe, « il prit congé d’eux, en disant : Je reviendrai vers vous, si Dieu le veut » (Actes 18.21). En cela, il manifestait l’attitude recommandée en Jacques 4.13-16 :

« À vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous ferons du commerce et nous gagnerons de l’argent ! Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! Car, qu’est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît. Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos pensées orgueilleuses. C’est chose mauvaise que d’être orgueilleux de la sorte. »

Il est, effectivement, présomptueux de notre part de prétendre connaître le plan de Dieu pour notre vie. Pourrions-nous être sûrs de son plan quand nous ne savons même pas si nous verrons demain ?

La volonté de Dieu dans ce deuxième sens désigne non seulement son contrôle des circonstances de la vie de chacun de nous, les bénédictions qu’il a l’intention de nous accorder, les épreuves qu’il nous enverra pour tester notre foi et les occasions pour servir qu’il veut nous donner, mais aussi ses décisions concernant le sort de telle ou telle nation (Actes 17.26) et le jour où il jugera le monde entier (Actes 17.31). Comme Jésus dit aux apôtres : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité » (Actes 1.7).

Nous pouvons, en certaines choses, influencer la volonté de Dieu par nos supplications, mais nous ne connaissons pas la volonté cachée de Dieu jusqu’au moment où nous pourrions regarder en arrière et comprendre ce qu’il a fait. Quand nous voyons ce qui a manifestement été sa volonté, nous pouvons l’accepter, reconnaître sa sagesse et sa grâce, et puis chercher à le glorifier et obéir à sa volonté révélée dans les circonstances qu’il a choisies pour nous.

Ajoutons qu’entre la volonté révélée de Dieu et la volonté cachée de Dieu, il y a des domaines où Dieu nous laisse la liberté de choisir ce que nous voulons. Par exemple, en 1 Corinthiens 7, où l’apôtre Paul donne des conseils sur le mariage, il ne suggère nulle part que le chrétien doit discerner la volonté de Dieu afin de connaître la bonne personne, celle que Dieu a choisie. Il dit plutôt le contraire :

« Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur. » (1 Corinthiens 7.39)

Il y a une ligne de conduite à suivre en faisant le choix (« que ce soit dans le Seigneur »), mais le choix se fait par la personne concernée. Il y a beaucoup de décisions de ce genre dans la vie, où plusieurs options potentielles seraient parfaitement acceptables et ne présenteraient aucun conflit avec la Parole de Dieu.

Nous avons le devoir d’apprendre la volonté révélée de Dieu, mais ceux qui veulent à tout prix connaître sa volonté cachée courent le risque de se rendre coupables et de provoquer sa colère.

Les efforts pour connaître le plan de Dieu

Les païens estiment qu’il est absolument nécessaire de deviner la volonté des esprits et l’influence des puissances spirituelles impersonnelles dans leurs vies. Tandis que la supplication par la prière a un effet sur l’activité de Dieu dans le monde, la divination suggère un désir de forcer les choses, une impatience pour connaître l’avenir et une arrogance qui croit pouvoir contourner la souveraineté de Dieu. La voie chrétienne est une relation personnelle avec Dieu ; la voie païenne est souvent manipulatrice.

Les païens emploient divers moyens pour essayer de prédire l’avenir. Ils interprètent des augures (le vol des oiseaux, la naissance d’un animal déformé, la façon de tomber des animaux égorgés pour l’offrande en sacrifice, etc.), ils pratiquent l’astrologie et consultent l’horoscope, ils emploient les cartes de tarot, ils interrogent les morts. Dieu condamna fermement de telles pratiques dans plusieurs textes, tels que Deutéronome 18.10-12 :

« Qu’on ne trouve chez toi [] personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou dise la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel. »

Une autre méthode répandue pour prédire l’avenir est l’interprétation des songes. Les rois d’autrefois, tels que le Pharaon en Égypte ou le roi babylonien, avaient toujours dans leurs cours royales des magiciens ou des sages pour expliquer les rêves. Il est vrai que dans les pages de la Bible on voit de nombreuses situations où Dieu communiquait au moyen des songes (Matthieu 1.20-25; 27.19; Actes 16.8-10; 18.9-11; Nombres 12.6). Il faut cependant retenir que beaucoup de rêves ne viennent pas de Dieu et leurs messages peuvent être contraires à sa volonté. Les faux prophètes du temps de Jérémie recevaient des visions « de leur cœur » et prophétisaient sans avoir entendu la voix de l’Éternel (Jérémie 23.16). Les songes peuvent être mensongers (Zacharie 10.2). De faux prophètes peuvent proclamer un message contre la volonté de Dieu et pourtant prédire des signes qui se réalisent (Deutéronome 13.1-3). La validité des faiseurs de rêves n’est pas vérifiée simplement par le fait que le rêve se réalise. De puissants êtres spirituels qui s’opposent à Dieu peuvent employer des rêves pour égarer les hommes. Un rêve doit être évalué selon la révélation de la Parole de Dieu. D’ailleurs, la plupart des rêves ne sont que la réflexion des soucis que l’on fait pendant le jour (Ecclésiaste 5.2).

Ce ne sont pas seulement les païens qui cherchent des conseils spirituels pour la vie qui ne se trouvent pas dans la Bible. Ceux qui croient en Christ veulent souvent, eux aussi, des directives personnalisées de la part de Dieu, croyant qu’ils ont besoin de discerner sa volonté pour eux, plutôt que d’écouter ses instructions pour tous les hommes. Certains pensent percevoir une petite voix intérieure, qu’ils prennent pour la voix de Dieu. Peut-être que les premiers « messages » reçus de cette façon étaient rassurants, édifiants et apparemment en harmonie avec la Parole écrite de Dieu. Mais que faire si la voix dans son cœur ou à son oreille offre un message qui s’écarte de l’enseignement de la Bible ? Si l’on a appris à associer au Seigneur la petite voix ou le sentiment dans le cœur, si l’on prend ces idées pour des messages personnels de la part de Dieu, comment ne pourrait-on pas les élever en importance au-dessus de la Bible, ce texte vieux de 2 000 ans qui s’adressa aux autres ? Il est dangereux de se laisser guider d’une telle manière. Considérez cet exemple dans un article par Daniel Kolenda :

« Récemment, un homme vint me trouver ; il voulait recevoir un conseil de ma part concernant une situation très difficile. Cet homme, qui était marié et père de famille, avait décidé de quitter son épouse pour une autre femme. Il ressentait que cette autre femme était son “âme sœur” et il croyait avoir entendu Dieu lui dire de divorcer pour épouser cette autre femme. Lorsqu’il me demanda conseil par rapport à cette situation, je sus immédiatement ce qu’était la volonté de Dieu. Je lui dis sans équivoque que ce n’était absolument pas la volonté de Dieu pour lui de quitter sa femme pour une autre femme et que Dieu ne lui avait certainement jamais dit de faire cela.

« Maintenant, vous vous demandez sûrement : “Comment le saviez-vous ? Aviez-vous entendu une voix audible venant du ciel ou reçu une parole prophétique ?” Non, je n’avais même pas besoin de prier pour cela. Je savais avec certitude qu’il ne s’agissait pas de la volonté de Dieu pour cet homme de quitter sa femme et de commettre un adultère (Matthieu 5.32; 19.9), tout simplement en raison de ce que Dieu nous a déjà révélé dans Sa Parole.

« Dieu a clairement révélé dans sa Parole sa volonté générale valable pour chacun. Si seulement nous l’utilisions comme notre boussole et comme notre guide. »

En réalité, aucun passage de la Bible ne nous recommande de chercher, découvrir ou discerner le plan de Dieu. Le Seigneur peut très bien avoir un plan qui vous concerne. Peut-être qu’il a l’intention de vous bénir, de vous corriger ou de vous utiliser pour servir ou influencer une autre personne. Mais il est fort probable que vous ne le saurez pas jusqu’après les faits. Dieu avait un plan quand les frères de Joseph le vendirent comme esclave, et même quand il fut injustement emprisonné sur la fausse accusation de la femme de son maître égyptien (Genèse 37, 39). C’était de nombreuses années plus tard que Joseph put comprendre et expliquer à ses frères :

« Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. » (Genèse 45.5)

Nous ne connaissons pas l’avenir, mais nous n’avons pas besoin de le connaître, car nous connaissons celui qui tient l’avenir dans sa main. Et nous savons qu’il nous aime. Faisons-lui donc confiance.

Comment prendre de bonnes décisions

Admettons que nous ne connaissions pas l’avenir, que nous ne devions pas employer les méthodes de divination, et que nous devions parfois choisir parmi plusieurs options qui semblent acceptables du point de vue de la moralité enseignée dans la Bible. Comment pourrions-nous décider dans ces circonstances ?

Par exemple :

  • Faut-il accepter tel emploi ou tel autre ?
  • Faut-il épouser cette personne ou telle autre ?
  • Devrais-je déménager dans telle ville ?
  • Quelle carrière poursuivre ? Ou bien, devrais-je rester à la maison pour être mère à plein temps pour mes enfants ?
  • Combien d’argent faut-il donner à la charité ?
  • Quel logement devrais-je louer ou acheter ?
  • De quelle assemblée locale de l’Église du Christ devrais-je être membre ?
  • Quand faut-il semer mon champ, ou quelle culture dois-je choisir cette année ?

Nous sommes libres de choisir n’importe quelle option, pourvu qu’elle ne soit ni illégale, ni immorale, ni en conflit avec un enseignement biblique. Mais même dans ce cas-là, toutes les options ne se valent pas forcément du point de vue de la sagesse ou du potentiel pour glorifier Dieu. Nous pouvons quand même sentir le besoin d’aide pour bien choisir. Voici donc quelques suggestions :

Examinez vos mobiles. Pourquoi pensez-vous choisir telle option ? Si vous choisissez tel homme pour mari parce qu’il a de l’argent, alors que sa moralité est douteuse, ou telle femme pour épouse à cause de sa beauté, alors qu’elle n’est pas zélée pour le Seigneur, votre décision risque de ne pas plaire à Dieu et aura sûrement des conséquences négatives. Il y a des considérations au-delà de la légalité d’un acte.

« Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. […] Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas. » (1 Corinthiens 6.12; 10.23)

Soyez ouvert aux bons conseils. En 1 Samuel 25, David avait pris la résolution de se venger sur un homme qui lui avait rendu le mal pour le bien. Mais la femme de cet homme a trouvé David avant qu’il n’accomplisse son intention violente. Après l’avoir écoutée, David dit :

« Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui à ma rencontre ! Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m’as empêché en ce jour de répandre le sang, et qui as retenu ma main ! » (1 Samuel 25.32,33)

Ajoutons que les conseils les plus utiles viendront de la part de chrétiens fidèles qui s’appuient sur la Parole de Dieu et non sur la sagesse du monde.

Lisez les Écritures. B. Graham a suggéré des questions à se poser :

« La Bible contient-elle des instructions qui se rapportent directement à votre situation ? Enseigne-t‑elle un principe qui s’applique à votre cas ? Quelqu’un dans la Bible a-t‑il fait face à un dilemme pareil au vôtre, et si oui, qu’est-ce qu’il a fait ? (Nous pouvons tirer des leçons même des mauvaises décisions que ces personnes ont prises.) »

Priez, jeûnez et demandez à d’autres de prier pour vous. Jacques 1.5 dit : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » Les chrétiens demandent souvent aux autres, en se référant à une situation dans la vie où ils ont plus d’une option : « Priez pour que je connaisse la volonté de Dieu. » Mais Jacques dit de demander de la sagesse. Peut-être que Dieu n’a pas de « volonté », c’est-à-dire pas de préférence en ce qui concerne la décision qui vous trouble. Par contre, il s’intéresse à votre mobile et à votre manière de vivre avec votre choix. Que vous deveniez médecin ou mécanicien ne lui importe peut-être pas beaucoup, mais il se soucie de la manière dont vous exercez votre profession – avec compassion et intégrité.

Demandez à Dieu de vous aider à choisir ce qui pourra vous rendre plus fort spirituellement, vous permettre de mieux servir les autres, etc. Vous pouvez lui demander de « fermer des portes » – il a les moyens d’éliminer pour vous des options qui vous semblent valables, mais qui seraient, en fait, nuisibles à votre bien-être physique ou spirituel. Rappelez-vous que « telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14.12).

Quand vous aurez prié, faites de votre mieux pour ne plus être angoissé.

« Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos demandes à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » (Philippiens 4.6,7)

Même si, par ignorance, vous avez pris une décision qui vous a mis dans une situation qui vous est désagréable, comptez sur Dieu, qui peut se servir de n’importe quelle circonstance pour la gloire de son nom, et persévérez à faire ce que la Parole de Dieu exige de vous.

Dernières pensées

Nous avons tous besoin de connaître la volonté révélée de Dieu. Rien, en fait, n’est plus important, car notre bonheur éternel en dépend. Jésus dit : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7.21). Pour ce qui est de la volonté cachée de Dieu, ne soyons pas angoissés à ce sujet. « Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi » (Deutéronome 29.29). Le maître des circonstances, le souverain de l’univers, est aussi notre Père qui nous aime. Il est toujours à l’œuvre, que nous le voyions ou pas, et il cherche toujours notre bien. « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8.28). Bien qu’il nous permette parfois de passer par des moments difficiles, voire douloureux, ayons l’attitude qu’Éli exprima au jeune Samuel en 1 Samuel 3.18 : « C’est l’Éternel, qu’il fasse ce qui lui semblera bon ! »

B. B.
(dans Vol. 20, No. 5)

Reconnaître les faux docteurs

Un désir pour l’unité religieuse est naturel et louable, et les murs sectaires semblent s’écrouler de nos jours, au moins parmi ceux qui croient en Jésus. D’un côté, c’est une bonne chose, mais de l’autre, il est possible que beaucoup minimisent les distinctions doctrinales entre les communautés parce qu’ils ont décidé que la vérité d’un enseignement n’importe pas, pourvu que l’on soit sincère. Mais la Bible nous dit que la fausse doctrine est dangereuse et qu’il faut être vigilant.

Des avertissements dans la Bible

Le Seigneur Jésus dit de ne pas croire tous ceux qui emploient son nom :

« Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. […] Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes. » (Matthieu 24.4,5,23,24)

L’apôtre Pierre donne cet avertissement :

« Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des hérésies qui mènent à la perdition, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une perdition soudaine. Plusieurs les suivront dans leur immoralité, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux. Par cupidité [amour de l’argent], ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses. » (2 Pierre 2.1-3)

L’apôtre Paul, pour sa part, sonne l’alarme concernant d’autres personnes dont il faudrait se méfier :

« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque du fer rouge dans leur propre conscience. » (1 Timothée 4.1,2)

En fait, le Nouveau Testament contient de très nombreux passages qui nous mettent en garde contre le risque représenté par ceux qui enseignent le mensonge et l’erreur. Même des enseignements qui peuvent nous paraître assez inoffensifs, quoiqu’erronés, peuvent être des « doctrines de démons ».

Les conséquences sont très graves pour ceux qui propagent l’erreur comme pour ceux qui sont séduits. Nous voyons ce principe déjà dans l’Ancien Testament, lorsque le prophète Jérémie annonçait un grand jugement de la part de l’Éternel sur son peuple rebelle et idolâtre. Jérémie dit que le peuple ne se repentait pas, parce que les faux prophètes promettaient que le malheur ne viendrait pas. Mais Dieu répondit :

« C’est le mensonge que prophétisent en mon nom les prophètes ; je ne les ai point envoyés, je ne leur ai point donné d’ordre, je ne leur ai point parlé ; ce sont des visions mensongères, de vaines prédictions, des tromperies de leur cœur, qu’ils vous prophétisent. C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel sur les prophètes qui prophétisent en mon nom, sans que je les aie envoyés, et qui disent : Il n’y aura dans ce pays ni épée ni famine : Ces prophètes périront par l’épée et par la famine. Et ceux à qui ils prophétisent seront étendus dans les rues de Jérusalem, par la famine et par l’épée. » (Jér. 14.14-16)

Jésus confirma ce principe en Matthieu 15.14 lorsqu’il dit concernant des conducteurs religieux de son temps : « Ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. »

Pourquoi on ne reconnaît pas la fausse doctrine

Puisque Dieu est juste, il ne nous condamnera pas pour ce qui n’est pas de notre faute ou ce qu’on n’aura pas pu éviter. Compte tenu de ce que nous avons vu concernant les conséquences de l’erreur, il faut donc reconnaître que ceux qui acceptent les fausses doctrines ont leur part de faute. Ils pourraient éviter d’être séduits, et rien ne les oblige à suivre aveuglément les faux docteurs.

Pourquoi, alors, beaucoup de gens ne reconnaissent-ils pas l’erreur doctrinale ? Pourquoi acceptent-ils si facilement la fausse doctrine ?

Très souvent, c’est la disposition de cœur des auditeurs qui est le problème. Il y a des points dans la Bible qui sont difficiles à comprendre (2 Pierre 3.15,16), mais en général, les gens ne tombent pas dans l’erreur par défaut d’intelligence. Ils ont besoin d’examiner non seulement le message qu’ils écoutent et le comparer aux Écritures, mais aussi leur cœur en se demandant ce qui les motive. Jésus dit en Jean 7.16,17 : « Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il saura si ma doctrine est de Dieu ou si je parle de ma propre autorité. »

Trop de personnes ne cherchent ni à faire la volonté de Dieu ni à savoir ce qui est vrai. Paul prédit en 2 Timothée 4.3,4 :

« Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité et se tourneront vers les fables. »

Des auditeurs de ce type ne veulent pas de prédication qui condamne leurs péchés et les appelle à la repentance, qui recommande de s’abstenir de certains plaisirs du monde ou qui relève l’erreur des traditions religieuses auxquelles ils s’attachent.

Paul suggère un problème similaire chez ceux qui recherchent les miracles plus que la vérité. En parlant d’un certain « impie » qui allait égarer beaucoup de gens, Paul dit :

« L’apparition de cet impie se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. » (2 Thessaloniciens 2.9,10)

Bien que la puissance de Satan soit un facteur dans l’activité de ce faux docteur, il n’aurait sûrement pas l’air malveillant ou diabolique. Ceux qui se fient aux apparences sont facilement séduits par de tels imposteurs.

« Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. » (2 Corinthiens 11.13-15)

Parfois, il n’est pas question d’apparences trompeuses : il y a bien des gens qui propagent l’erreur doctrinale qui sont complètement sincères, et cette sincérité fait qu’ils sont plus convaincants (et donc plus dangereux). Mais la sincérité ne change pas l’erreur en vérité. Paul parle de Juifs qui étaient réellement dévoués envers Dieu, mais ils étaient perdus parce qu’ils rejetaient l’Évangile.

« Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés. Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. » (Romains 10.1-3).

Pour certains, peut-être comme ces Juifs, la loyauté à la foi de leurs ancêtres ou du groupe social auquel ils appartiennent leur fait perdre toute objectivité. Il est vrai que la Bible nous recommande d’apprécier et de respecter nos conducteurs (1 Thessaloniciens 5.12,13), mais il faut admettre qu’ils ne sont pas infaillibles, et la fausse doctrine peut être propagée même par des prédicateurs ou des anciens qui ont été fidèles dans le passé. C’était aux anciens de l’Église d’Éphèse que Paul adressa cet avertissement :

« Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses perverses, pour entraîner les disciples après eux. » (Actes 20.29,30)

Pour d’autres, au lieu d’employer l’intelligence que Dieu leur a donnée, ils s’appuient uniquement sur les émotions pour déterminer ce qui est vrai, sans jamais se dire que le mensonge que l’on croit peut produire des émotions aussi fortes que la vérité. Ces émotions ne permettent donc pas d’évaluer une doctrine. (Rappelez-vous l’histoire de Jacob qui pleura son fils Joseph pendant des années, parce qu’il avait cru, à tort, que ce dernier était mort. Sa douleur n’aurait pas été plus intense si Joseph était réellement mort.)

La nécessité de contrôler au moyen des Écritures

Un autre problème qui fait qu’on ne reconnaît pas les faux docteurs est la paresse. Beaucoup ne veulent pas faire l’effort d’étudier soigneusement les Écritures afin d’évaluer correctement les messages qu’ils entendent. Ils ont besoin de suivre l’exemple des Béréens qui écoutaient la prédication de Paul et Silas.

« Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17.11)

Trop de croyants, dans leur respect profond pour Dieu, estiment que du moment qu’une personne prétend parler au nom du Seigneur, il ne faut pas contester ce qu’elle dit. Mais en réalité, on a le droit d’éprouver ceux qui prétendent être des prophètes de Dieu ou des apôtres : « Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit ; mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4.1). « Tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs » (Apocalypse 2.2). Le même principe s’applique aux enseignants qui ne prétendent pas être inspirés – on a besoin de les éprouver pour savoir si leurs paroles s’accordent avec celles de la Bible.

Pour ce faire, il est important de respecter certains principes très simples. Il faut :

  • Respecter la distinction entre l’ancienne alliance, qui n’est plus en vigueur, et le Nouveau Testament, sous lequel nous vivons (Hébreux 8.6-13).
  • Vérifier ce qui entoure un verset pour ne pas sortir les phrases de leur contexte.
  • Ne pas aller au-delà de ce qui est écrit ou imposer au texte des idées qui ne s’y trouvent pas (1 Corinthiens 4.6; 2 Jean 9,10).
  • Demander toujours par quelle autorité une idée ou pratique est recommandée (Marc 11.27-33; Colossiens 3.17).

Comment agir envers ceux qui sont dans l’erreur doctrinale

Supposons donc que vous êtes en face de quelqu’un qui répand une doctrine qui n’est pas conforme à l’enseignement du Nouveau Testament. Que devez-vous faire ?

Disons d’abord qu’il est toujours mieux de supposer que la personne est sincère. Dieu seul connaît le cœur de chacun. Jusqu’à preuve du contraire, nous pouvons nous dire que « le faux docteur » n’a pas l’intention d’égarer les autres. Il serait lui-même égaré sans le savoir. Nous voulons donc essayer humblement de lui montrer son erreur. Apollos enseignait aux autres, mais il ne connaissait pas la vérité au sujet du baptême. Aquilas et Priscille « le prirent avec eux, et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu » (Actes 18.26). C’était une démonstration d’amour de leur part qui était dans l’intérêt d’Apollos et de tous ceux que ce dernier enseignerait par la suite.

Si vous êtes l’un des conducteurs de l’Église, tel qu’un ancien ou un évangéliste, vous avez le devoir de protéger le troupeau. Paul dit à Tite :

« Il y a beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner. » (Tite 1.10,11)

De quelle manière fallait-il leur fermer la bouche ? En les réfutant. En démontrant à tous, au moyen des Écritures, que leurs enseignements étaient faux. Ils seraient obligés de se taire quand tout le monde verrait qu’ils propagent l’erreur. Ainsi, nous constatons que l’une des qualifications pour être un ancien est qu’il faut être « attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs » (Tite 1.9).

Certes, en parlant de l’importance de réfuter l’erreur, nous ne voulons pas minimiser la nécessité de refuser la parole dans l’Église à ceux qui enseignent ce qui est contraire à l’enseignement de la Bible. Quand on autorise de telles personnes à prêcher dans l’assemblée, non seulement on peut donner l’impression de cautionner leurs enseignements, mais on leur donne l’occasion de persuader ceux qui sont moins affermis dans la Parole. Pour ce qui est d’un prédicateur qui soit de passage, on veut bien être hospitalier, mais il faut s’assurer qu’il apporte la saine doctrine avant de l’inviter à prêcher dans l’assemblée.

L’évangéliste, aussi bien que les anciens, a le devoir de sonner l’alarme quand quelqu’un enseigne ce qui n’est pas biblique. Après avoir parlé en 1 Timothée 4.1-5 des faux docteurs et de certaines de leurs fausses doctrines, l’apôtre Paul donne à Timothée ce conseil : « En exposant ces choses aux frères, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie » (1 Timothée 4.6). Un prédicateur qui expose et réfute les fausses doctrines et les pratiques non bibliques n’est pas un fauteur de troubles ou quelqu’un qui sème la division ; c’est plutôt « un bon ministre de Jésus-Christ ».

Ayant dit cela, ajoutons encore qu’il faut toujours garder une attitude appropriée. On n’éprouve pas de plaisir à dénoncer le faux docteur. On n’a pas de haine pour lui. Plutôt, on « doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté » (2 Timothée 2.25,26).

Le devoir de mettre un terme à l’activité des faux docteurs dans l’Église ne s’arrête pas au niveau de l’évangéliste (ou des anciens, si l’assemblée a le bonheur d’en avoir). Paul donna l’instruction suivante à l’Église entière de Rome :

« Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux, car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples. » (Romains 16.17,18)

Si, après les efforts de corriger l’erreur de celui qui répand la fausse doctrine, la personne persiste dans son erreur et, au lieu de se taire, sème de la division ou continue de détourner les autres de la saine doctrine, il faut que l’Église s’éloigne d’elle. Tout comme l’immoralité, la fausse doctrine, quand on ne s’en repent pas, constitue une raison pour exercer la discipline dans l’Église. L’apôtre Jean écrit :

« Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres. » (2 Jean 8-11)

Si de telles paroles nous paraissent exagérées, il est probable que nous sous-estimions la gravité aux yeux de Dieu de l’erreur doctrinale. Quand on s’égare de la vérité de sa Parole, du modèle qu’il nous a fourni pour son Église et des commandements de l’Évangile, quand on dispense des doctrines d’origine humaine à la place de l’enseignement de la Bible, des âmes sont mises en danger. Écoutons donc les appels passionnés des Écritures : « Que personne ne vous trompe par des discours séduisants. […] Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes. […] Qu’aucun homme […] ne vous ravisse à son gré le prix de la course » (Colossiens 2.4,8,18). Jésus dit : « La vérité vous rendra libres » (Jean 8.32).

B. B.
(dans Vol. 20, No. 4)

Le Fils de Dieu

De nombreux passages dans le Nouveau Testament se réfèrent à Jésus en employant le nom homme. Par exemple, 1 Timothée 2.5 dit : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme. » En Romains 5.15, Paul parle du « don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ ». Par contre, de nombreux autres passages distinguent Jésus des êtres humains que nous sommes. Le même apôtre Paul écrit en Galates 1.11,12 : « Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. »

Fils de l’homme

Le titre que Jésus employait plus que tout autre pour se référer à lui-même était « le Fils de l’homme » (81 fois dans les Évangiles), une expression qui soulignait sans aucun doute son humanité.

La Bible emploie souvent le mot « fils » dans un sens figuré ou spirituel. Elle nous parle, par exemple, de « Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation » (Actes 4.36). Évidemment cet homme avait l’habitude de toujours encourager ou exhorter ; cela faisait partie de son caractère. La Bible appelle ceux qui désobéissent à Dieu « les fils de la rébellion » (Éphésiens 5.6) ; ceux qui vivent selon la justice sont appelés « des enfants de la lumière » (1 Thessaloniciens 5.5). Selon ce que nous venons de voir, Jésus indiquait par le titre « le Fils de l’homme » qu’il avait revêtu quelque chose de la nature d’un homme. Comme tout homme, il vivait dans un corps physique – ce qui veut dire qu’il pouvait être fatigué, avoir faim ou soif, être vu et touché physiquement par les hommes, et oui, il pouvait mourir. Il était réellement un homme.

Mais cette expression (le Fils de l’homme) signifiait quelque chose de plus pour un Juif. En effet, le prophète Daniel avait reçu une vision plus de cinq cents ans avant Jésus :

« Je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. » (Daniel 7.13,14, cf. Marc 14.61,62)

En s’identifiant comme le Fils de l’homme, Jésus annonçait qu’il était un personnage spécial, un personnage dont les prophètes de Dieu avaient parlé et que le peuple avait attendu depuis très longtemps. En plus, il s’identifiait comme celui qui, selon la prophétie, serait revêtu d’une autorité universelle. Malgré son apparence humble, une gloire incroyable l’attendait.

Fils de Dieu

Mais Jésus acceptait un autre titre que nous connaissons tous : Fils de Dieu. Nous lisons dans un passage bien connu que Jésus demanda un jour à ses disciples :

« Qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 16.15-17)

Jean-Baptiste avait déjà dit : « Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu » (Jean 1.34). Les démons que Jésus chassait employaient ce terme, comme nous le voyons en Marc 3.11 : « Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s’écriaient : Tu es le Fils de Dieu. » Après l’avoir vu marcher sur l’eau et apaiser le vent, « ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu » (Matthieu 14.33). Lors du procès de Jésus, il employa le titre « Fils de l’homme ». Considérez la réaction de ses juges : « Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le dites, je le suis » (Luc 22.70). Après quoi, ils le condamnèrent à mort pour avoir blasphémé.

Enfin, on ne peut pas être chrétien et jouir de la vie éternelle sans accepter la réalité que Jésus est bien le Fils de Dieu. Jean 20.31 : « Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » Ailleurs dans ses écrits, Jean déclare : « Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu » (1 Jean 4.15). Et encore : « Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5.5). C’est ainsi que l’eunuque éthiopien fit « la belle confession », « Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu », avant de recevoir le baptême (Actes 8.37).

Mais que signifie l’expression, « Fils de Dieu » ? Compte tenu de ce que nous avons vu concernant le terme « Fils de l’homme » (ou « fils de » en général), on s’attendrait à ce qu’il désigne celui qui a la nature ou le caractère de Dieu. Le fils de l’homme était un être humain ; le Fils de Dieu ne serait-il pas divin ? L’expression « fils de l’homme » ne suggérait nullement que Jésus était moins qu’un homme ; est-ce que les mots « Fils de Dieu », loin de suggérer qu’il était inférieur à Dieu, nous font comprendre qu’il lui est égal ?

Certains font remarquer qu’Adam était aussi « fils de Dieu » (Luc 3.38), et personne n’en déduit qu’il était égal à Dieu ! Nous-mêmes, nous sommes devenus fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ (Gal 3.26), et chaque chrétien peut appeler Dieu « mon Père », sans se faire égal à Dieu !

Un coup d’œil juste sur quelques passages que nous avons déjà cités où ce titre est attribué à Jésus révèle sans contredit que Jésus n’est pas « Fils de Dieu » dans le même sens qu’Adam, qui est appelé ainsi parce qu’il avait été créé à l’image de Dieu. Pour le chrétien, le fait qu’il est enfant adoptif de Dieu (Rom. 8.15; Éph. 1.5) lui rappelle que Dieu l’aime, qu’il doit imiter Dieu dans son comportement et qu’il peut espérer l’héritage céleste, mais il ne se fait pas d’illusions de grandeur, comme s’il possédait tous les traits de Dieu – une existence depuis l’éternité, la sainteté parfaite, l’omniscience, la puissance divine, le droit de recevoir l’adoration, etc. Mais ceux qui appelaient Jésus « le Fils de Dieu » voulaient dire infiniment plus que ce que l’on entend quand on dit qu’Adam était fils de Dieu ou que tous les chrétiens sont enfants de Dieu.

Comment les Juifs comprenaient-ils le titre « Fils de Dieu », eux qui vivaient dans la même culture et qui étaient bien placés pour reconnaître la portée des paroles du Seigneur ?

« Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. » (Jean 5.17,18)

En plus de cela, la Bible ajoute parfois un mot qui confirme que Jésus est le Fils de Dieu dans un sens qui ne pourrait s’appliquer à aucun autre : c’est le mot « unique » (Jean 1.14; 3.16). Le mot grec dans ces passages est monogenes, formé de monos (unique), et genos (espèce), et qui signifie « le seul de son espèce ». Certaines traductions, s’appuyant sur la traduction latine appelée la Vulgate, ont traduit ce mot par « seul engendré », mais le sens de ce mot n’était pas strictement physique — il parlait simplement de l’unicité du Christ en tant que Fils unique de Dieu. Le fait que Jésus est appelé « Fils unique » le distingue nettement de nous autres « enfants » de Dieu. L’équivalent le plus proche du mot grec monogenes serait l’expression « seul en son genre ».

Quand on l’avait pendu à la croix, des passants se moquaient de Jésus, en disant : « Il s’est confié en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Matthieu 27.43). Nous voyons ici un deuxième sens porté par l’expression « Fils de Dieu » : Jésus prétendait jouir d’une relation spéciale avec le Père céleste. En Jean 8.29 il dit : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » La veille de sa mort, il pria : « Tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17.24). Jésus avait une relation avec Dieu qui était supérieure à celle de toute autre personne au monde, comme celle d’un fils unique, un fils obéissant et bien-aimé, avec son père.

Avant la fondation du monde

Parlons un peu plus de ce dernier verset. Si nous voulons comprendre la nature de cet « homme » qu’on appelle Jésus, nous devons faire face à ce que la Bible dit à propos de son existence et de son activité avant de venir dans ce monde.

Constatons d’abord que rien dans la Bible ne suggère que vous et moi, nous avons existé quelque part avant d’être conçus dans le ventre de nos mères. Ce n’était pas le cas de Jésus.

« Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. » (Jean 3.13)

« Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. » (Jean 8.23)

Peu avant sa mort, Jésus pria :

« Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. » (Jean 17.5)

En parlant un jour avec les Juifs, Jésus dit :

« Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent : Tu n’as pas encore 50 ans, et tu as vu Abraham ! Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui ; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple. » (Jean 8.56-59)

Les auditeurs de Jésus à cette occasion furent choqués, non seulement de ce que Jésus prétendait avoir connu Abraham, qui avait vécu presque 2000 ans plus tôt, mais aussi parce qu’il s’appliquait à lui-même le nom de Dieu : JE SUIS (voir Exode 3.14). Croire à la réincarnation serait une erreur, mais ces Juifs ont bien compris que Jésus ne prétendait pas avoir connu Abraham dans une vie antérieure. Il s’identifiait au Dieu qui avait parlé avec Moïse. Comme ils croyaient que Jésus n’était qu’un homme, ils voulurent le lapider à mort pour avoir commis un blasphème.

Plusieurs passages parlent du fait que, non seulement Jésus existait avec Dieu avant de venir dans ce monde, mais il a participé activement à la création de toutes choses.

« Dieu, dans ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par qui il a aussi créé le monde. » (Hébreux 1.1,2)

Plus loin dans le même chapitre, l’auteur inclut les mots suivants, qui s’adressent à Jésus :

« Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; ils périront, mais tu subsistes ; ils vieilliront tous comme un vêtement, tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point. » (v. 10-12)

Les paroles de Paul en Colossiens 1 ne pourraient s’appliquer à aucun simple homme :

« Car en lui [Jésus] ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. » (Colossiens 1.16,17)

Dans la Bible des Témoins de Jéhovah, ils ont modifié le texte de ce passage en ajoutant le mot « autre » pour lui faire dire : « Toutes les autres choses ont été créées par son intermédiaire. » Mais l’original ne contient pas ce mot. Comme Jésus ne pouvait pas se créer lui-même, il est donc évident qu’il ne figure pas parmi les choses qui ont été créées.

Le texte suivant est encore plus explicite.

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. […] Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Jean 1.1-3,14)

Ce dernier passage affirme non seulement que rien n’a été fait sans Jésus, la Parole, mais aussi que « la Parole était Dieu ». Dans ce verset, le mot « Dieu » est employé de deux manières : la Parole était avec Dieu (le Père) et la Parole était Dieu (divin, ayant pleinement la nature ou la qualité de Dieu).

En Philippiens 2.5-11, Paul nous dit qu’avant de prendre la forme d’un serviteur en devenant un homme, Jésus existait en forme de Dieu, mais il ne s’est pas accroché à son égalité avec Dieu. Il s’est dépouillé pour un temps afin de nous sauver de nos péchés.

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Phil. 2.5-11)

Les Témoins de Jéhovah, qui rejettent la divinité du Christ, expliquent la préexistence de Jésus en disant qu’il était un archange que Dieu a exalté et à qui il donna le titre honorifique de « Fils de Dieu ». Mais l’Épître aux Hébreux dit clairement que Jésus n’était pas un ange : « Car auquel des anges Dieu a-t‑il jamais dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ? » (Hébreux 1.5). (Le mot « engendré », en parlant de Jésus, ne se réfère pas à sa naissance, mais à sa résurrection, par laquelle son identité fut confirmée aux hommes – voir Actes 13.33 et Romains 1.4.)

Peut-on l’adorer ?

Jésus n’était donc pas un ange ; au contraire, Dieu dit aux anges d’adorer son Fils, qu’il qualifie de Dieu :

« Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent ! De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, et de ses serviteurs une flamme de feu. Mais il dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel. » (Hébreux 1.6-8)

[Ajoutons ici un mot d’explication du terme « premier-né » : Lorsque Paul dit en Colossiens 1.15 que Jésus est « le premier-né de toute la création », cette expression ne signifie pas « le premier à être créé parmi toutes les (autres) créatures », mais évoque les idées de prééminence, de privilège, d’autorité et de supériorité. Dieu appelle Israël « mon fils, mon premier-né » (Exode 4.22). Le pharaon, donc, doit faire attention à sa façon de traiter Israël, le fils premier-né de Dieu. Dieu dit à l’égard de David :

« Et moi, je ferai de lui le premier-né,
Le plus élevé des rois de la terre.
 » (Ps. 89.28)

David n’existait certainement pas avant tous les autres rois ; beaucoup de rois avaient existé avant lui. Dans la structure parallèle de ce verset, « le plus élevé des rois » explique « le premier-né ». « Premier-né » dans ce cas veut dire sans nul doute « prééminent », c’est-à- dire supérieur en rang, en dignité, en droits.]

Dans le Nouveau Testament, il y a plusieurs autres exemples de gens qui ont adoré Jésus. Un lépreux en Matthieu 8.2 ; Jaïrus, dont Jésus a ressuscité la fille en Matthieu 9.18 ; la femme cananéenne en Matthieu 15.25 ; l’aveugle-né que Jésus a guéri en Jean 9.35,38 ; les femmes, après la résurrection de Jésus en Matthieu 28.9,17 ; et ses disciples juste avant qu’il soit enlevé aux cieux en Matthieu 28.17. Or, pas une seule fois Jésus n’a dit à ces personnes qu’il ne fallait pas faire cela.

Certains nous font remarquer que le verbe grec proskuneo, employé dans ces versets, signifie « se prosterner », ce qui n’était pas toujours un acte d’adoration. Mais très souvent, le contexte montre clairement qu’il s’agit d’adoration, et le mot est donc souvent traduit par « adorer ». Pierre a refusé que Corneille « se prosterne » devant lui, car il n’était qu’un homme (Actes 10.25,26) ; Jésus a refusé de « se prosterner » devant Satan, car il faut « adorer » (proskuneo) Dieu seul (Matt. 4.9,10) ; un ange a défendu à Jean de tomber à ses pieds, car il n’était qu’un compagnon de service et il faut « adorer » (proskuneo) Dieu seul (Apoc. 19.10). Mais Jésus n’a jamais refusé qu’on se prosterne devant lui. Bien qu’il reconnaisse que Dieu seul a le droit d’être adoré, Jésus acceptait d’être adoré. Il avait ce droit en tant que Fils unique de Dieu.

Jésus est-il Dieu ?

Compte tenu de tout ce que nous avons vu concernant la vérité que Jésus est le Fils de Dieu, serait-il juste de dire que non seulement le Père céleste est Dieu, mais que Jésus-Christ est Dieu, aussi ? En guise de réponse, regardons Jean 20.27,28. L’apôtre Thomas, n’ayant pas été présent lors de la première manifestation du Christ à ses apôtres après sa résurrection, refuse d’y croire sans voir dans le corps du Christ les marques mêmes de sa souffrance. Lorsque Jésus apparaît pour la deuxième fois, cette fois-ci en présence de Thomas, ce dernier est totalement convaincu. Jésus lui dit : « Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! » Thomas appelle Jésus-Christ Dieu, et Jésus l’accepte. Non seulement il l’accepte, mais il bénit Thomas pour avoir reconnu cette vérité. Au verset 29 il lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru. »

B. B.
(dans Vol. 20, No. 3)