Ce que Dieu a déclaré pur

Un musulman m’a demandé récemment pourquoi certains chrétiens mangent du porc. Il voulait savoir si Jésus avait autorisé cela.

Règles alimentaires et la religion

En fait, les questions du manger ont toujours été d’actualité un peu partout au monde, et les différentes religions ont leurs règles ou leurs principes à cet égard.

Bon nombre d’hindous, de bouddhistes et de sikhs pratiquent le végétarisme. Le régime ital des rastafariens, lui aussi, recommande l’abstinence de tout aliment d’origine animale.

Le véganisme (appelé également le végétalisme intégral) est une « philosophie et mode de vie qui tend à exclure, autant qu’il est possible, toutes formes d’exploitation et de cruauté faites aux animaux afin de se nourrir, se vêtir ou dans n’importe quel autre but » (wikipedia.fr). Bien que dans la population de l’état moderne d’Israël on trouve le pourcentage le plus élevé au monde qui pratique le véganisme, un tel système n’est pas imposé dans la religion juive. Dieu a bien interdit aux Israélites plusieurs sortes de viande, mais il n’a jamais ordonné au peuple de pratiquer le végétarisme.

En fait, l’Éternel imposa un grand nombre de restrictions alimentaires aux Juifs (Lévitique 11, Deutéronome 14.3-21). Parmi les animaux terrestres, ils ne devaient manger que ceux qui ont le pied fourchu et qui ruminent (par exemple, le bœuf, la brebis, la chèvre, le cerf, la gazelle, la girafe, etc.). Défendus étaient le chameau, le lièvre, et le porc (Lév. 11.1-8). Parmi les animaux marins, les Israélites ne devaient manger que ceux qui avaient des nageoires et des écailles (Lév. 11.9-12). La liste d’oiseaux impurs est assez longue et comporte pratiquement tous les oiseaux de proie (Lév. 11.13-19). Les insectes ayant des ailes et des pattes étaient impurs, sauf ceux qui sautent, comme la sauterelle et le criquet (Lév. 11.20-25).

Les règles semblent assez compliquées chez les musulmans aussi.

« En règle générale, la nourriture licite est dite “halal”. La viande est halal s’il s’agit d’animaux autorisés et abattus rituellement en prononçant la formule : “Au Nom de Dieu, Dieu est Le plus Grand” Bismilah, allaho akbar, en dirigeant l’animal vers la Mecque. Toutefois, le Coran, dans la sourate 5, Al Maïda, La Table servie, au verset 3 énumère des aliments dits “haram” ou illicites : Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah.

L’on y ajoute les dérivés du sang (boudin…), la graisse de porc, les animaux nécrophages, l’âne domestique, les félidés, le mulet, l’aigle, l’éléphant, le singe, les oiseaux carnassiers et en général tout omnivore. » (islamfrance.com)

Quant à ceux qui se réclament du nom chrétien, plusieurs groupes, y compris les adventistes, les harristes, les chrétiens célestes, les mormons, les orthodoxes éthiopiens et d’autres, recommandent de s’abstenir de certains aliments (porc, oiseaux blancs ou même la viande en général) afin de plaire à Dieu. Certains se basent sur les mêmes passages de l’Ancien Testament que nous avons évoqués plus haut en parlant des Juifs.

La majorité de ceux qui croient en Jésus, par contre, se considèrent libres de manger de tout. Mais qu’en dit la Bible ? C’est elle qui doit avoir le dernier mot.

Lors de la création, Dieu dit à l’homme et la femme : « Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture » (Genèse 1.29). En revanche, après le déluge Dieu modifia ses instructions à cet égard. Il dit à Noé et ses descendants : « Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang » (Gen. 9.3,4). Ce principe devait s’appliquer évidemment à toute l’humanité.

La loi mosaïque et les aliments impurs

Des siècles plus tard Dieu fit une alliance avec un peuple particulier, les enfants d’Israël. Ce peuple devait désormais appartenir à Dieu d’une manière spéciale et jouer un rôle très important dans son plan pour les hommes. Dans un monde porté vers l’idolâtrie, Israël devait rester fidèle au seul vrai Dieu et être ainsi une sorte de lumière aux nations. Et de ce peuple sortirait un jour la véritable lumière du monde, le Messie, Jésus-Christ.

Dieu donna donc aux Israélites un ensemble de commandements que nous appelons la loi de Moïse. Cette loi avait plusieurs fonctions : entre autres, elle donnait aux Israélites une idée plus correcte de la vraie justice ; elle faisait ressentir la distance qui sépare le Dieu saint et l’homme pécheur et donc le besoin d’un sauveur ; elle aidait le peuple d’Israël à conserver son identité unique parmi les nations jusqu’à l’arrivée du Sauveur de tous les hommes. Les lois alimentaires semblent avoir joué un rôle dans cela, et les Juifs reconnaissent que leurs pratiques alimentaires les aident dans ce sens jusqu’à ce jour. Dieu semble associer ces règlements au fait qu’Israël devait rester à part : « Vous observerez la distinction entre les animaux purs et impurs… que je vous ai appris à distinguer comme impurs. Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l’Éternel ; je vous ai séparés des peuples afin que vous soyez à moi » (Lévitique 20.25,26). Malgré de multiples fois où Israël s’est détourné de Dieu, il était toujours, lorsque Jésus est venu, un peuple distinct et qui était en gros très zélé pour la loi que Dieu avait donnée.

Une bonne partie de la loi mosaïque concernait la pureté, mais une pureté que nous appelons souvent cérémonielle. Certains aliments, certaines conditions corporelles, le contact avec des cadavres, etc., rendaient des personnes impures devant Dieu. Parfois la condition impure passait après un certain délai, mais souvent un sacrifice ou une cérémonie était nécessaire pour que la personne soit purifiée.

Se trouver dans un état d’impureté, bien que ce soit lié à l’idée du péché, n’était pas toujours un péché. Certaines souillures ne pouvaient même pas être évitées, telles que les règles d’une femme ou son accouchement. Tandis que le péché vient du fait de céder à la tentation (Jacques 1.14,15), cela n’était pas toujours le cas de l’impureté traitée dans la loi de Moïse. Néanmoins, on devait éviter le plus possible de se trouver dans une condition souillée.

Certaines lois de Dieu sont liées à sa nature même ou la nature du monde tel qu’il l’a créé. Par exemple, Dieu ne peut pas mentir (Tite 1.2), et il ne tolère pas le mensonge chez les hommes. Il a créé l’homme à son image, et il exige que la vie humaine soit respectée. D’autres lois auraient pu être différentes. Cela se verra dans la suite de cette étude dans le fait qu’elles ne sont plus en vigueur.

Il a été suggéré que les lois sur l’impureté se rapportent aux principes de santé et d’hygiène. La lèpre est contagieuse, les cadavres et les excréments peuvent répandre la maladie, la viande de porc qui n’est pas bien cuite peut transmettre des parasites, et ainsi de suite. Dieu, pourtant, n’a pas précisé les raisons pour lesquelles il déclarait impure telle ou telle chose. Il n’a pas jugé nécessaire de dire aux Israélites les raisons pour certains commandements. Il leur demandait tout simplement d’obéir. [Et il faut remarquer qu’il y avait de nombreux commandements dans cette loi qui ne concernaient pas les non-Israélites, y compris les règlements alimentaires. Par exemple : « Vous ne mangerez d’aucune bête morte ; tu la donneras à l’étranger qui sera dans tes portes, afin qu’il la mange, ou tu la vendras à un étranger ; car tu es un peuple saint pour l’Éternel, ton Dieu » (Deutéronome 14.21).]

Une nouvelle alliance

Déjà dans l’Ancien Testament Dieu a fait comprendre que l’alliance faite avec Israël au mont Sinaï serait remplacée par une nouvelle alliance (Jérémie 31.31,32). Quand Jésus est venu, il a signalé que la distinction entre les Juifs et les non-Juifs était sur le point de disparaître. « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger » (Jean 10.16). Il dit à la femme samaritaine qu’il ne serait plus nécessaire d’adorer à Jérusalem, comme la loi juive ordonnait : « Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père… Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande » (Jean 4.21,23). Il ordonna à ses apôtres de « faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19). Et il a indiqué clairement que les restrictions alimentaires qui distinguaient les Juifs des non-Juifs s’en allaient :

« Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller ? Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets. Il déclarait ainsi tous les aliments purs. Il dit encore : Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les actes immoraux, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. » (Marc 7.18b-23)

Il y a bien des principes moraux qui figuraient dans la loi de Moïse et qui sont incorporés dans la nouvelle alliance sous laquelle vit le chrétien aujourd’hui, mais la distinction entre aliments purs et impurs ne fait pas partie de la moralité que Dieu cherche en tous les hommes. Hébreux 9.10 nous dit que les lois sur les aliments « étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réforme ».

Il n’est pas facile de changer

Les Juifs avaient respecté ces lois alimentaires depuis fort longtemps, et ils ont eu du mal à accepter que la distinction entre l’aliment pur et l’aliment impur n’existait plus. Même l’apôtre Pierre n’avait pas changé sa façon de manger plusieurs années après l’établissement de l’Église. Actes 10 décrit une vision qu’il a eue :

« Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. » (Actes 10.10-15)

Pierre n’était pas le seul chrétien juif qui était lent à comprendre sur ce point. Voilà pourquoi plusieurs épîtres du Nouveau Testament insistent sur le fait que les commandements qui traitaient divers aliments comme étant impurs avaient été enlevés en même temps que la loi mosaïque dans son ensemble. Paul dit, par exemple, en Colossiens 2 que Dieu

« … a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous [la loi de Moïse], et il l’a détruit en le clouant à la croix… Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. » (Colossiens 2.14,16,17)

Selon 1 Timothée 4.1-5, ce serait propager une doctrine des démons que d’imposer aux hommes aujourd’hui de :

« s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâce par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. » (1 Timothée 4.4,5)

Il est important de noter que même si l’apôtre Paul n’acceptait pas qu’une telle doctrine soit enseignée à l’Église, il demandait qu’on fasse preuve d’amour et de patience envers ceux qui n’étaient pas encore convaincus qu’ils avaient le droit de manger de tout. Paul qualifiait ces frères et sœurs de « faibles » : « Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli » (Romains 14.2,3). Il dit clairement que celui qui ne croyait pas pouvoir manger de tout avait tort : « Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure » (Rom. 14.14). Mais Paul reconnaît qu’une personne qui croit de cette manière, bien qu’elle ait tort, commettra un péché devant Dieu si elle viole sa conscience en mangeant ce qu’elle croit être défendu. « Celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Rom. 14.23).

Une autre sorte de pureté

La question de pureté est toujours importante dans le Nouveau Testament, car Dieu est toujours saint, et il demande que son peuple soit, à cause de sa présence, pur et séparé du monde pécheur. Ainsi, Paul cite la loi (Exode 29.45) quand il écrit en 2 Corinthiens 6.16–7.1 :

« J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai… Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant votre sanctification dans la crainte de Dieu. »

Mais la pureté dont nous devons nous occuper en tant que chrétiens est plutôt du cœur, en nous gardant du péché. « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu » (Matthieu 5.8).

Pour terminer, rappelons les paroles de Jésus que nous avons déjà vues :

« Rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller… C’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les actes immoraux, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. » (Marc 7.18,21-23)


Deux choses à ne pas consommer

Bien que la nouvelle alliance ne qualifie aucun aliment d’« impur », il y a deux choses que le chrétien ne doit pas manger : la viande sacrifiée aux idoles et le sang.

En 1 Corinthiens 10 l’apôtre Paul répond à trois questions des Corinthiens concernant la viande sacrifiée :

  1. Peut-on s’asseoir dans un temple païen et manger de cette viande, sachant intérieurement que l’idole n’est rien et se disant qu’on ne l’adore pas ?
  2. Peut-on acheter au marché de la viande qui a été sacrifiée à un dieu païen ?
  3. Peut-on manger chez un païen ne sachant pas si la viande qu’il sert a été offerte en sacrifice ?

Pour la première question, Paul explique aux versets 14-22 que participer à un festin en honneur d’une idole, quelle que soit son intention personnelle, est un acte d’adoration qui met le participant en communion avec l’idole. Ce serait manger à la table des démons et provoquer la jalousie du Seigneur. La réponse est non.

Pour la deuxième question, Paul répond aux versets 25 et 26 que l’on pouvait manger de tout ce qui était vendu au marché, mais que l’on ne devait pas poser des questions pour savoir si la viande avait été sacrifiée. En ajoutant : « Car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme », il veut dire que la viande n’appartenait pas réellement à l’idole, même si elle lui avait été consacrée. Dieu est le propriétaire de toutes choses, et les actions des hommes ne peuvent rien changer à cette vérité. La viande n’était pas souillée en elle-même.

Pour la troisième question, Paul dit aux versets 27 et 28 que nous pouvons manger ce qu’on nous sert chez un païen, mais que si quelqu’un nous informe que la viande a été sacrifiée, nous ne devons pas en manger.

La conclusion est que le chrétien doit s’abstenir totalement de tout ce qui est identifié comme ayant été sacrifié à une idole, mais manger d’un sacrifice sans le savoir ne souille pas.

Le livre de l’Apocalypse appuie la conclusion qu’on ne doit jamais manger sciemment de ces choses. Après avoir reproché à l’Église de Pergame d’avoir toléré des gens comme Balaam, qui « enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles » (Apocalypse 2.14), Jésus condamne l’Église de Thyatire pour une faute semblable. Le Seigneur dit :

« Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. » (Apoc. 2.20)

Pour ce qui est du sang, on remarque qu’il fut interdit avant la loi de Moïse (l’ère patriarcale), sous la loi de Moïse et sous la nouvelle alliance. Quand Dieu autorisa la consommation de viande au temps de Noé, il dit : « Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang » (Gen. 9.3,4). Sous la loi que Dieu donna aux Israélites, ce commandement s’appliquait aux étrangers aussi bien qu’aux Israélites :

« Si un homme de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux mange du sang d’une espèce quelconque, je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes. » (Lévitique 17.10,11)

Soulignons que le sang n’est pas dans la catégorie d’aliments impurs. Il n’était pas interdit d’en manger parce que le sang serait impur, mais parce qu’il était consacré par Dieu pour un usage spécial – pour expier les péchés. Ce n’était pas seulement le sang des animaux que l’on pouvait sacrifier qu’il ne fallait pas manger – le sang de n’importe quel animal ou oiseau était défendu (Lév. 17.13,14). Même si nous ne faisons pas de sacrifice d’animaux en tant que chrétiens, le principe reste toujours. Après l’établissement de l’Église, la défense de manger du sang devait être maintenue. En Actes 15 les apôtres et prophètes réunis à Jérusalem ont communiqué ce principe aux nouveaux convertis parmi les païens :

« Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire, savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. » (Actes 15.28,29)

B.B.

Pourquoi une nouvelle loi et à quoi sert l’ancienne aujourd’hui?

Introduction

Depuis le premier siècle, beaucoup de chrétiens ont été dans la confusion à l’égard de la loi de Moïse. Beaucoup n’ont pas voulu admettre le caractère temporaire de cette loi. Beaucoup ont voulu conserver des parties de la loi qui ne font pas partie de la doctrine de Christ et de ses apôtres. D’autres reconnaissent que la loi n’est plus en vigueur, mais ne comprennent pas pourquoi le Dieu parfait aurait donné une loi « imparfaite » ayant besoin d’être remplacée par la suite. Quelle était son imperfection et quel serait le but de cette loi imparfaite ? Si elle n’est plus en vigueur, pourquoi la conserver dans nos Bibles aujourd’hui ? Voilà des questions auxquelles nous essayerons de répondre dans ce numéro.

Le chrétien ne vit pas sous la loi de Moïse

Comme nous venons de le dire, beaucoup de chrétiens dès le premier siècle ont eu du mal à accepter que la loi mosaïque ait été enlevée. Ce fait explique la présence de nombreux passages du Nouveau Testament qui soulignent justement cet enseignement. Il est affirmé à maintes reprises et de plusieurs manières que la loi était passagère.

Matthieu 5.17,18 – Voici un passage qui, pour certaines personnes, soutient que la loi est éternelle. Jésus dit qu’il n’est pas venu abolir la loi et les prophètes, mais pour les accomplir. Il dit que la moindre partie de la loi ne disparaîtrait pas jusqu’à ce que tout soit accompli. Or, en disant cela, Jésus affirme que la loi disparaîtrait, puisque tout au long de son ministère il accomplissait ce qui était écrit dans la loi et les prophètes (Matt. 2.15,17,23; 4.14; 8.17; 13.14,35; 21.4; 26.56; 27.9,35; Jean 12.38; 13.18), et à la fin il prétend que tout avait été accompli (Jean 19.30; Luc 24.22-27).

Remarquez que ce n’est pas seulement le code légal contenu dans les livres de Moïse qui fut accompli à la mort du Christ : Jésus parle de l’accomplissement de ce qui était écrit « dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes ». Toutes ces Écritures se rapportent à ce que nous appelons l’ancienne alliance, l’ancienne loi, ou l’Ancien Testament. Si la loi de Moïse est encore en vigueur, tout l’Ancien Testament est en vigueur ; si la loi n’est plus en vigueur, c’est que nous ne vivons plus sous l’Ancien Testament dans son ensemble.

Romains 7.1-6 – Dans ce passage la relation avec la loi mosaïque est comparée au mariage. Une femme mariée est libre de prendre un autre mari si son premier mari meurt, parce que cette union est dissoute par la mort. De la même manière, le chrétien, étant mort avec Christ par le baptême, est dégagé de son union à la loi. Vouloir être uni à la loi et au Christ à la fois serait une sorte de polygamie, ou adultère spirituel.

2 Corinthiens 3.6-11 – Paul glorifie Dieu ici de l’avoir rendu capable d’être ministre d’une nouvelle alliance. Il compare ces deux alliances ainsi : la première était un ministère de la mort et la condamnation, la deuxième de la réconciliation ; la première était glorieuse, la deuxième plus glorieuse ; la première était passagère, la deuxième est permanente.

Galates 4.1-7 – La condition d’un héritier qui est encore enfant n’est pas trop différente de celle d’un esclave, jusqu’au temps marqué par le père. C’était aussi la condition de ceux qui étaient sous la loi. Or, le temps marqué est déjà venu, et nous ne sommes plus esclaves (de la loi).

Galates 5.1-5 – La justification est par la foi en Christ. Chercher à être rendu juste par l’observation de la loi de Moïse nous sépare de Christ. Nous avons été affranchis de la loi et ne devons pas nous mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Éphésiens 2.11-19 – Les païens et les Juifs étaient séparés auparavant par la loi qui avait été donnée aux Juifs mais non aux païens. Le Christ a fait de ces deux peuples un seul en anéantissant la loi juive qui créait un mur entre eux. Par le Christ, tous ont accès auprès de Dieu.

Colossiens 2.13-17 – Christ a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient ; il l’a détruit en le clouant à la croix. Ainsi, personne ne devrait juger les autres au sujet des dispositions de cette loi, telles que les aliments purs et impurs, les fêtes, etc.

Hébreux 7.11-14 – Jésus est notre souverain sacrificateur (Héb. 6.20). La loi de Moïse ordonnait que les sacrificateurs soient uniquement de la tribu de Lévi. Évidemment, ce n’est pas selon la loi de Moïse que Jésus a été établi sacrificateur. « Le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi. »

Hébreux 8.6-13 – Les défauts de la première alliance ont nécessité son remplacement par l’alliance plus excellente dont Jésus est le médiateur. Ce remplacement de l’ancienne alliance avait même été déclaré six cents ans d’avance par le prophète Jérémie (Jér. 31.31-34). D’ailleurs, parler d’une alliance nouvelle indique déjà que la première est considérée comme ancienne, prête à disparaître.

En quoi la loi n’était-elle pas parfaite ?

Ceux qui comprennent que la loi mosaïque avait besoin d’être remplacée et qu’elle ne pouvait pas amener les hommes à la perfection pensent trouver en elle des défauts là où, en fait, il n’y en a pas. Ils ne reconnaissent pas en quoi l’ancienne alliance était imparfaite, et les accusations qu’ils lancent contre la loi ne sont pas justes.

Considérons quelques critiques faites souvent à l’égard de la loi de Moïse qui manquent au but, qui n’identifient pas la vraie raison pour laquelle cette loi fut remplacée.

« La loi ne tenait pas compte de l’homme intérieur, des motifs du cœur. »

Il est peut-être vrai que Jésus et ses apôtres insistaient plus que la loi sur l’importance de la pureté et la sincérité du cœur. Cela est probablement dû non pas au fait que l’homme intérieur n’est pas visé dans la loi, mais parce que les chefs religieux parmi les Juifs s’étaient occupés des exigences extérieures et cérémonielles au point de négliger les principes fondamentaux de la moralité (Matt. 9.13; 23.23). C’étaient les dirigeants, et pas la loi, qui mettaient l’accent uniquement sur les apparences (Matt. 6.1-4; 23.14). Ils se cachaient derrière une façade de justice qui masquaient la pourriture intérieure (Matt. 23.25-28).

En réalité, la loi parlait de l’homme intérieur, des motifs, des sentiments, du cœur. Considérez ces exemples :

« Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. » (Ex. 20.17)

« Tu ne haïras point ton frère dans ton cœur…Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Lév. 19.17,18)

« Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » (Deut. 6.5)

« La moralité exigée par la loi n’était pas suffisamment élevée. »

Il est vrai que Jésus met en contraste ce qui avait été dit et ce qu’il disait lui-même. Jésus appelait les hommes à une moralité plus élevée, plus spirituelle. Mais pour la plupart, au lieu de contredire les principes de la loi, il ne faisait que les approfondir et leur redonner le sens que Dieu avait voulu. Ce sont les hommes qui s’étaient éloignés du vrai sens des commandements. Jésus les rappelle à l’esprit de la loi.

Par exemple, la loi demandait aux hommes non seulement de ne pas tuer (Matt. 5.21s), mais aussi de ne pas haïr ou garder rancune – Lév. 19.17,18. Elle disait non seulement de ne pas commettre l’adultère avec la femme de son prochain (Matt. 5.27s), mais aussi de ne pas convoiter la femme de son prochain – Ex. 20.17. Jésus dit que Moïse permettait le divorce à cause de la dureté de cœur des hommes (Matt. 19.8). Quand il dit que l’infidélité était la seule cause du divorce, il confirmait l’interprétation de certains rabbins de ce que Moïse lui-même avait commandé : le divorce au cas où l’homme trouve en sa femme « quelque chose de honteux » – c’est-à-dire l’infidélité (Deut. 24.1). Il est vrai que Jésus enseigne de ne même pas jurer, mais le sens de ses paroles s’aligne avec l’exigence de la loi d’être complètement véridique, et il est possible qu’il défend les serments à cause des abus (Matt. 23.16-22). La loi disait bien de suivre le principe « œil pour œil, dent pour dent » dans un cadre juridique (Deut. 19.15-21; Lév. 24.13-20; Ex. 21), mais en ce qui concerne les relations personnelles, on oublie que la loi aussi disait : « Tu ne te vengeras point » (Lév. 19.18), ou : « Si tu rencontres le bœuf de ton ennemi ou son âne égaré, tu le lui ramèneras » (Ex. 23.4).

« Elle est trop négative : Tu ne feras pas ceci, tu ne feras pas cela. »

Tandis qu’il est vrai que parmi les dix commandements il y en a huit qui sont négatifs, la loi dans son ensemble contenait beaucoup d’exigences positives : aimer Dieu ; donner aux pauvres ; célébrer des fêtes en l’honneur de l’Éternel ; se lever devant le vieillard ; avoir des poids exacts pour le commerce ; etc.

En même temps, le Nouveau Testament contient de nombreuses défenses (1 Cor. 6.9,10; Gal. 5.19-21; Jacques 4.1-12, etc.) sans que ce fait enlève quoi que ce soit de sa valeur.

« Elle est trop difficile à respecter. »

Cette réponse est plus proche de la vérité, mais elle n’est pas tout à fait juste. Oui, l’apôtre Pierre a dit que la loi était « un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter » (Actes 15.10). Mais le problème n’est pas avec la loi elle-même. Paul écrit en Romains 7.12,14,16 : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste, et bon… nous savons que la loi est spirituelle… je reconnais que la loi est bonne. » Si la loi ne condamnait pas le péché, ce serait facile de l’observer, mais elle ne serait plus sainte et juste.

La loi de Christ n’est pas plus facile que celle de Moïse dans le degré de sainteté qu’elle demande. Jésus n’a pas placé la barre plus bas. Il nous dit, au contraire : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matt. 5.48).

Le vrai problème

Le vrai problème dans la loi n’est pas qu’elle est trop difficile, mais que (1) l’homme est trop faible, et que (2) cette loi sainte n’a pas de provision pour compenser la faiblesse de l’homme.

Pour le premier point notez ces versets :

« La loi est spirituelle, mais moi, je suis charnel, vendu au péché… je ne fais pas ce que je veux, et je fais ce que je hais. » (Romains 7.14,15; aussi Galates 5.17)

« Car – chose impossible à la loi, car la chair la rendait sans force – Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. » (Romains 8.3,4)

« Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël : … je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle… car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance. » (Hébreux 8.8,9)

Les versets suivants soutiennent le second point :

« Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi. » (Romains 3.20)

« S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché. » (Gal. 3.21,22)

« Si la perfection avait été possible par le sacerdoce lévitique… qu’était-il encore besoin que parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek ? » (Héb. 7.11)

« La loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. » (Héb. 10.1)

« Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte le péché. » (Héb. 10.4)

« Tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés. » (Héb. 10.11)

L’imperfection de la loi réside dans le fait que l’homme n’arrive pas à la garder parfaitement et qu’elle ne contient pas de provision qui puisse effacer la faute de l’homme.

En quoi la loi était-elle parfaite ? – Psaume 19.8

La loi était quand même parfaite en ce qui concernait ses vrais buts. Elle était incapable de résoudre le problème du péché, mais elle n’avait jamais été destinée à faire cela.

« C’est par la loi que vient la connaissance du péché. » (Rom. 3.20)

« Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » (Romains 5.20)

« Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. » (Romains 7.7)

« Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité… » (Gal. 3.19)

« Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. » (Gal. 3.24)

Les païens sans la loi pouvaient reconnaître qu’ils étaient coupables, même dignes de la mort (Romains 2.15; 1.32), mais la loi devait renforcer mille fois ce sentiment. La loi de Moïse faisait ressentir profondément la grande distance qui sépare l’homme pécheur et le Dieu très saint. Elle montre de nombreuses manières la réalité du péché, la souillure de l’homme, la nature de tout péché, les conséquences du péché, le prix du péché, et en même temps la justice et la sainteté de Dieu. Celui qui comprend la loi se voit condamné au plus haut degré, éloigné de Dieu, incapable d’ôter ses propres péchés, dans le plus grand besoin de la grâce de Dieu, bref, dans le besoin de Jésus le Sauveur.

Le Christ étant venu et le monde entier étant maintenant sous l’autorité, non pas de la loi mosaïque, mais de la loi du Christ (Matthieu 28.18; 1 Cor. 9.21; Gal. 6.2; Héb. 7.12; Jacques 2.12), l’ancienne loi a atteint son but. Elle a fait l’œuvre pour laquelle Dieu l’a donnée.

L’utilité de l’étude de la loi aujourd’hui

La connaissance du péché

Avant que Jésus ne vienne, la loi montrait aux hommes qu’ils étaient pécheurs. Le Nouveau Testament, comme l’Ancien Testament, identifie et condamne le péché. L’étude de l’Ancien Testament peut toujours aider les chrétiens à clarifier la nature de certains péchés. En plus, tout le système mosaïque soulignait la gravité du péché en faisant ressentir la séparation de l’homme pécheur et de Dieu. L’accès auprès de Dieu était strictement limité (Héb. 9.8).

L’Ancien Testament rend donc plus claires nos idées du péché, nous décrit bien notre état perdu et augmente notre appréciation de notre salut.

Son témoignage sur Jésus

Le Nouveau Testament affirme à plusieurs reprises que l’Ancien Testament parle de Jésus (Jean 1.45; 5.39; Luc 24.27; Actes 10.43). Cela augmente notre foi en Jésus que de voir que tout ce qu’il a fait était en conformité avec les Écritures données auparavant par Dieu (2 Pierre 1.18-21). L’Ancien Testament en parle de plusieurs manières : 1) par des prophéties (Actes 26.22,23) ; 2) par le fait de démontrer le besoin d’un Sauveur (Gal. 3.22-24) ; 3) par les symboles qui préfiguraient l’œuvre du Christ (Jean 1.29; 1 Cor. 5.7; Héb. 9.11-12; etc.). Un livre inspiré qui nous parle tant de Jésus-Christ mérite forcément qu’on l’étudie.

Les leçons de l’histoire

Des récits contenus dans la loi de Moïse nous enseignent beaucoup sur les relations de Dieu avec les hommes et sur la manière dont les hommes agissent entre eux. Il faut, bien sûr, interpréter l’histoire et dégager ses leçons en tenant compte du fait que nous ne vivons pas sous la même loi qu’eux. Voici plusieurs sortes de leçons : la patience de Dieu, le rôle actif qu’il joue dans les affaires des nations, sa justice et son châtiment du mal, les conséquences du péché dans la vie du pécheur et des autres, les exemples de soumission à Dieu, de foi, et de piété, la supériorité de Dieu par rapport aux idoles, la nécessité de servir Dieu du cœur et non seulement dans les actes extérieurs, l’importance de respecter les choix de Dieu, la bienveillance de Dieu envers son peuple, le danger de l’orgueil, etc. Le Nouveau Testament nous recommande la lecture de l’Ancien pour renforcer de telles leçons (1 Cor. 10.1-12 – surtout verset 11; Romains 15.4; Héb. 11).

Son enseignement sur Dieu

Le Nouveau Testament suppose que les lecteurs connaissent déjà Dieu et ce qu’il a fait. C’est l’Ancien Testament qui nous parle en détail de sa création du monde, de sa sainteté, de sa puissance, de sa fidélité, de sa haine pour le péché, etc. Par contre, les connaissances révélées dans l’Ancien Testament sont approfondies par la révélation faite dans la personne de Jésus-Christ (Héb. 1.1-3).

Conclusion

J’espère que cette étude nous aidera tous à faire usage légitime de la loi. Si nous voulons apprendre l’organisation de l’Église du Seigneur, le plan du salut auquel nous devons obéir, les actes d’adoration chrétienne, et beaucoup d’autres sujets, c’est surtout au Nouveau Testament que nous devons nous référer. Nous ne vivons plus sous l’ancienne alliance. La loi reste, néanmoins, très utile comme sujet d’étude pour le chrétien. La négliger c’est choisir de ne pas s’enrichir spirituellement de tout ce qu’elle peut nous offrir.

B.B.