La confession biblique et la confession catholique

« Sans doute le prêtre est un homme pécheur comme les autres. Mais ce n’est pas le prêtre lui-même qui pardonne: c’est Dieu qui donne Son pardon par la bouche du prêtre: le prêtre n’est qu’un intermédiaire – mais un intermédiaire que Jésus a voulu nécessaire. Avouer son péché au prêtre, c’est l’avouer au Christ et à nos frères et, ainsi recevoir le pardon de Dieu. Cacher son péché au prêtre pour le tromper, c’est vouloir cacher son péché à Jésus et à nos frères, ainsi c’est refuser le Pardon de Dieu. »

Le P. Billes BABINET

70 Questions/Réponses

Mgr Noël KOKORA TEKRY Evêque de Gagnoa a donné l’autorisation de publier

   On nous cite le passage de Jean 20.19 pour justifier cette prétention. Après sa résurrection Jésus se présente au milieu des apôtres et leur dit: «La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.» On peut certainement mettre en doute que cette parole que le Christ adressa aux apôtres puisse s’appliquer aux prêtres catholiques, au sujet desquels on ne trouve pas un mot dans le Nouveau Testament, mais il serait peut-être plus utile de considérer de quelle manière les apôtres eux-mêmes ont exercé ce pouvoir. En effet, dans aucun verset de la Bible on ne trouve un apôtre de Christ absoudre un pécheur à la manière des prêtres de nos jours. Qu’ils soient en face d’un païen ou d’un chrétien tombé dans la tentation, les apôtres, en tant que porte-parole de Christ, déclaraient simplement les conditions fixées par le Maître pour que le coupable reçoive le pardon de Dieu: la repentance et le baptême pour celui qui a écouté l’évangile et cru (Actes 2.38), ou la repentance et la prière pour le chrétien souillé par un péché après son baptême (Actes 8.22).

B.B.