La polygamie

*Si vous trouvez que ce sujet n’est pas pertinent dans votre pays parce que la polygamie ne fait pas partie de vos mœurs, prenez quand même le temps de lire ce numéro. Plusieurs principes dans cette étude s’appliquent à la question du divorce et du remariage. En plus, les idées concernant le mariage sont constamment mises en question dans les sociétés occidentales. Si le mariage homosexuel se fait accepter aujourd’hui dans certains pays, il n’est pas invraisemblable que l’on voie demain des campagnes en faveur du droit de contracter des mariages polygames. Enfin, des immigrants en Europe ou en Amérique qui viennent de pays où le mariage polygame n’est pas accepté se sont mis à pratiquer une forme de polygamie : ils ont une femme et des enfants dans leur pays d’origine, et une autre famille dans leur pays adoptif.


Le problème

De nombreuses personnes en Afrique sont touchées par le problème de la polygamie. Bien que certains hommes continuent de prendre plusieurs femmes, d’autres ont vu que la polygamie est un piège. Les avantages qu’elle semble offrir sont moins importants que les malheurs qu’elle crée.

L’homme pense au prestige, au plaisir que lui procurerait une femme plus jeune et plus belle, et peut-être à l’aide de plusieurs femmes et de leurs enfants dans ses travaux champêtres. Il découvre plutôt que les charges d’une si grande famille dans le monde moderne sont lourdes : frais de scolarité, habillement, ordonnances médicales, nourriture, etc. Il a du mal à supporter les querelles entre ses épouses. Et il se voit toujours en train de mentir dans un effort de ne pas exciter la jalousie de l’une ou de l’autre.

La première femme a peut-être accepté l’idée d’un foyer polygame en pensant à l’aide dans ses devoirs domestiques. La nouvelle femme pensait à la sécurité matérielle et sociale d’un mariage avec un homme déjà établi dans la vie. Chacune s’est retrouvée dans une situation où elle doit lutter contre sa rivale afin d’avoir l’amour et l’argent de son mari pour elle-même et pour ses enfants.

L’enfant, qui n’a pas choisi de naître dans un foyer polygame, se voit négligé par son père, qui a peut-être déjà trop d’enfants pour bien s’occuper d’eux tous. Peut-être que l’enfant est méprisé par sa marâtre. Peut-être qu’il ne reçoit pas les mêmes avantages donnés à ses frères et sœurs parce que sa mère n’est pas la femme préférée.

Il existe sûrement des exceptions, des foyers polygames où l’on trouve une bonne entente, mais les témoignages négatifs abondent. Il suffit de considérer les foyers polygames cités dans la Bible pour trouver une confirmation : Abraham et ses femmes Sara et Agar (Gen. 16.1-6; 21.1-12), Jacob et ses femmes Léa et Rachel (Gen. 29.31–30.24), Elkana et ses femmes Anne et Peninna (1 Sam. 1.1-8) montrent tous le potentiel pour la discorde quand on se marie à plus d’une femme. Dans le cas du roi David, c’étaient les enfants de ses différentes femmes qui perpétuaient et même rendaient violente la rivalité.

La polygamie, pourtant, produit plus que des problèmes de mésentente domestique ; elle représente aussi un problème moral. Les différentes dénominations catholiques et protestantes ont pris toute une gamme de positions face à ce problème. Certaines Églises défendent à leurs membres de prendre plus d’une femme, mais acceptent et baptisent ceux qui se sont mariés à plus d’une femme avant d’entendre l’Évangile. D’autres demandent au polygame de se séparer de toutes ses femmes sauf la première avant de recevoir le baptême. D’autres refusent aux polygames le baptême et la communion, mais leur permettent de jouer un rôle actif dans la vie de l’Église locale. D’autres encore, généralement d’origine africaine, approuvent la polygamie, leurs fondateurs mêmes prenant plusieurs femmes.

Que faut-il enseigner et pratiquer à cet égard ? Comme pour toute autre question de moralité, la Bible seule doit faire autorité. Il est important de signaler dès le départ de nos recherches que Dieu nous dit : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Ésaïe 55.8,9). C’est Dieu seul qui peut nous montrer ce qui est réellement selon la justice, la charité et la sainteté.

Le mariage et l’adultère

La Bible déclare sans équivoque : « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères » (Héb. 13.4). Dieu exige que les hommes respectent le mariage, une institution qu’il a lui-même ordonnée. Violer ses principes, c’est souiller quelque chose de pur. Se rendre coupable de l’impudicité (fornication, débauche) ou de l’adultère mérite la condamnation de Dieu. Ceux qui commettent ces péchés se souillent (Marc 7.21-23), doivent être ôtés du milieu de l’Église (1 Cor. 5.11-13), n’hériteront pas le royaume de Dieu (1 Cor. 6.10), pratiquent des œuvres de la chair (Gal. 5.19), et seront jetés dans l’étang de feu (Apoc. 21.8). Il n’est pas étonnant que Paul dise : « Fuyez l’impudicité ! » (1 Cor. 6.18). Au vu d’un si grand danger, nous devons nous garder avec soin de participer à ou d’approuver des actes de péché sexuel.

Mais est-ce que la polygamie est égale à l’adultère ? Voyons de quelle manière la Bible présente la nature du mariage et de l’adultère.

1 Corinthiens 7.2-5 : « Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre manque de maîtrise de soi. »

Pour éviter la tentation d’avoir des rapports sexuels en dehors du mariage, la Bible recommande de se marier. Dans le mariage selon Dieu, chaque homme a sa propre femme et chaque femme a son propre mari. Dans le mariage polygame, la femme partage un mari avec d’autres femmes. Selon Dieu, quand un homme se marie, il n’a plus autorité sur son propre corps. Son corps appartient à sa femme, et il a le devoir de satisfaire aux désirs sexuels de sa femme. Le corps de la femme appartient à son mari, et elle a le devoir de satisfaire à ses besoins sexuels. De cette manière les tentations de chercher la satisfaction ailleurs sont diminuées.

Un homme déjà marié n’a plus le droit de donner son corps à une autre femme. Faire une cérémonie de mariage avec l’autre femme ne change pas le fait que la première a l’autorité sur le corps de cet homme. Il est évident que la sexualité devait s’exprimer dans une relation monogame. En dehors de ce cadre, les rapports ne sont pas approuvés de Dieu.

En Matthieu 19.4,5 le Seigneur dit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » En donnant son enseignement sur le mariage Jésus s’est basé sur ce que Dieu avait ordonné au commencement. Il s’agit de l’union permanente de deux personnes, un homme et sa femme. Ces deux deviennent une seule chair. Une troisième personne n’a pas de place dans l’union intime que Dieu a voulue. Il n’y a aucun doute que Dieu a prévu pour l’homme la monogamie. Il n’a créé qu’une femme pour Adam. Bien que les hommes se soient égarés du plan originel, Jésus les rappelle au modèle donné lors de la création.

Romains 7.2,3 dit : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant : mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. » La Bible définit l’adultère très clairement dans ce passage. Une femme déjà liée à un homme dans le mariage commet l’adultère en se joignant à un autre homme. Une femme ayant plusieurs maris est forcément adultère.

Est-ce que la femme seule peut se rendre coupable de l’adultère, ou bien est-ce que Dieu exige que l’homme aussi soit fidèle à son conjoint ? Y a-t-il deux mesures différentes de fidélité : une mesure pour la femme qui a droit à un seul mari, et une autre mesure pour l’homme qui peut se permettre toutes les femmes qu’il désire épouser ? En Marc 10.11,12 Jésus dit : « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. » Évidemment, la même règle s’applique aux hommes comme aux femmes. Il n’y a pas de distinction qui donne aux hommes un droit qui serait refusé aux femmes. Le même acte rendrait coupable d’adultère homme ou femme.

Notez bien que Jésus dit que l’homme qui répudie sa femme et qui en épouse une autre commet un adultère « à son égard », c’est-à-dire à l’égard de sa femme. L’homme commet l’adultère, non seulement quand il séduit la femme d’autrui, mais aussi quand il n’est pas fidèle à sa propre femme. Si celui qui répudie sa première femme avant de prendre une deuxième commet un adultère à l’égard de la première, il est encore plus sûr que celui qui fait venir à la maison la deuxième femme pendant que la première est toujours avec lui commet aussi un adultère et provoque par son infidélité la jalousie de sa femme légitime.

En Matthieu 19.9 Jésus déclare : « Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. » La seule cause légitime pour laquelle un homme pourrait prendre une autre femme du vivant de sa première femme est donc l’infidélité de celle-ci. Le mot grec utilisé dans ce verset est « porneia » (« fornicatio » dans la version latine) et signifie un acte sexuel, la fornication. Ainsi, la version TOB rend l’expression dans ce verset « sauf en cas d’union illégale ». Il ne s’agit pas d’une infidélité en matière de religion, mais d’une infidélité sexuelle.

Si un homme divorce d’avec sa femme et en épouse une autre, tandis que la première femme n’avait pas commis la fornication, Dieu ne reconnaît pas ce divorce. Ainsi, cet homme est toujours lié à sa femme et se rend infidèle envers elle en prenant la deuxième. Répudier la femme innocente, c’est du péché, mais ce n’est pas l’adultère. L’adultère se commet en prenant la deuxième femme.

Matthieu 5.32 ajoute que « celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’adultère, l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ». Cet élément s’accorde avec la manière dont nous avons déjà présenté les liens du mariage. Si un homme divorce d’avec sa femme pour une cause quelconque, c’est-à-dire quand elle n’a pas commis d’adultère, il la prive des rapports sexuels (et de son soutien matériel) et la met dans une situation ou elle sera tentée d’avoir des rapports avec un autre homme ou même de se marier à un autre. Puisque Dieu ne reconnaît pas leur droit de se divorcer, ils sont toujours liés par le mariage. Le fait d’avoir des rapports avec un autre homme après ce divorce non reconnu par Dieu serait un adultère. L’homme qui épouse la femme ainsi divorcée se rend coupable aussi en prenant une femme qui est toujours mariée aux yeux de Dieu.

Quand on est lié à un conjoint par le mariage, on n’a le droit ni au mariage ni aux rapports sexuels avec d’autres personnes. Toute violation de ce principe est un adultère.

Quelques objections à la condamnation de la polygamie

Certaines objections peuvent venir à l’esprit quand il est dit que la polygamie est un péché. Examinons-les pour voir si elles pourraient annuler les principes que nous venons de présenter.

– En voyant que l’on ne trouve ni le terme « polygame » ni l’exemple d’un polygame dans le Nouveau Testament, certains chrétiens ont cru que la Bible se tait sur le sujet et que nous ne pouvons donc pas condamner la polygamie.

Mais est-ce que la Bible est silencieuse au sujet de ce que Dieu accepte dans le mariage ? Loin de là. Elle montre clairement que c’est le mariage monogame que Dieu approuve, et elle définit avec suffisamment de précision ce qui constitue l’adultère. Le mariage à plusieurs femmes ne correspond pas à ce que Dieu ordonne (les deux deviendront une seule chair), mais plutôt à ce qu’il condamne (qui en épouse une autre commet un adultère).

– Certaines personnes soutiennent la polygamie en se référant à des hommes de Dieu dans l’Ancien Testament qui étaient polygames (Abraham, Jacob, David, etc.). Si Dieu leur a permis d’avoir plusieurs femmes et ne les a pas condamnés, se disent-ils, pourquoi dirait-on maintenant que c’est un péché ? C’est une question tout à fait naturelle.

Les pharisiens ont posé une telle question quand Jésus leur disait de ne pas divorcer d’avec leurs femmes (« Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint »). « Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? Jésus leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère » (Matt. 19.6-9). Dieu avait permis certains éloignements de sa volonté sur le plan du mariage, mais Jésus déclarait que cela ne serait plus le cas. Rappelons-nous que toute autorité lui a été donnée (Matt. 28.18). C’est sous le Nouveau Testament que nous vivons (Héb. 8.6-13).

– Un autre argument offert en faveur de la tolérance de la polygamie est basé sur la culture. On peut remarquer que dans une culture donnée, on ne considère pas qu’un homme marié qui épouse d’autres femmes tout en gardant la première commet un acte d’infidélité. Si en Afrique on ne pense pas que la polygamie soit un adultère, les chrétiens ne doivent pas imposer aux Africains la conception européenne ou américaine du mariage.

Dans chaque société, qu’elle soit africaine, occidentale, ou asiatique, on trouve des valeurs communes et des pratiques répandues qui sont condamnées par Dieu. C’est pourquoi le chrétien, où qu’il se trouve, est appelé à sortir du monde et faire partie d’un peuple séparé (1 Cor. 6.17). Afin d’être le peuple de Dieu, il faut accepter une moralité plus élevée que celle de nos voisins qui sont du monde.

Il y a, en plus de la polygamie, beaucoup de pratiques et de valeurs relatives au mariage qui sont contraires aux enseignements du Christ et de ses apôtres. Par exemple, beaucoup s’attendent à ce qu’un homme fréquente des copines ou même des prostituées si sa femme est en voyage, parce que, se disent-ils, « les hommes sont faits comme ça ». Encore, certaines cultures acceptent difficilement que la stérilité d’une femme n’est pas une cause légitime pour le divorce. Dans la société actuelle, la majorité des jeunes rejettent l’idée qu’il faut attendre le mariage avant d’avoir des rapports sexuels. Toutes ces attitudes sont contraires aux principes bibliques. L’Église doit tenir courageusement aux commandements de Dieu. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Rom. 12.2).

Ce n’est pas la société occidentale qui nous pousse à croire que la Bible enseigne la monogamie. C’est l’influence de la Bible qui a amené la société occidentale à croire que le mariage doit être monogame. L’Afrique doit bénéficier de la même bonne influence.

La repentance

La polygamie, étant une forme d’adultère, est bien un péché que Dieu jugera, qui exclut le coupable du royaume de Dieu, et qui doit être pardonné pour que l’homme accède au ciel. Le polygame, peut-il recevoir le pardon de Dieu et être sauvé ? Bien sûr. Mais on ne peut pas parler de pardon sans parler de la repentance.

En envoyant ses disciples évangéliser le monde entier, Jésus a bien parlé de la nécessité de croire et d’être baptisé pour être sauvé (Marc 16.15,16), mais il a aussi parlé de la repentance : « Il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24.46,47). Nous voyons donc l’accent mis sur la repentance dans la prédication des apôtres. Pierre prêcha : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés » (Actes 3.19).

Quand on se repent de ses péchés, on cesse de les pratiquer. La repentance est la ferme résolution que l’on prend de changer sa pensée et son comportement. Étant triste devant l’iniquité de ses actes, on se repent (2 Cor. 7.10). Cette repentance produit par la suite des fruits qui en sont dignes, un comportement nouveau (Matt. 3.8). Celui qui vole s’arrête de voler et si possible restitue ce qu’il a pris (Luc 19.7-9). Celui qui adore les idoles s’en débarrasse. Celui qui s’enivre renonce à l’ivresse. Et celui qui commet l’adultère cesse d’avoir des rapports avec d’autres femmes que sa femme légitime, sa première.

En Marc 6.17,18 nous lisons que le roi Hérode fit arrêter Jean-Baptiste « à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu’il l’avait épousée, et que Jean lui disait : Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère ». Pour se soumettre à la prédication de Jean, il n’aurait pas suffi pour Hérode de simplement renoncer à épouser d’autres femmes de ses frères à l’avenir. Jean s’attendait à ce qu’Hérode se sépare d’Hérodias. Il n’a pas dit : « Il ne t’était pas permis de la prendre », mais : « Il ne t’est pas permis de l’avoir. »

Est-ce que Dieu exigerait réellement à un homme de répudier des femmes qu’il a épousées et avec qui il a fait des enfants ? Si l’homme n’avait pas le droit de les épouser au départ, oui. C’est ce qui a été exigé au temps d’Esdras. En Esdras chapitre 9 il est dit que des hommes parmi les Juifs revenus en Israël après la captivité babylonienne avaient péché en prenant pour femmes des filles parmi les peuples païens qui les entouraient. Esdras 10.44 ajoute que « plusieurs en avaient eu des enfants ». Or, la loi de Moïse avait formellement interdit de tels mariages. Le chapitre 10 montre ce que ces hommes décidèrent de faire quand ils virent leur faute. Ils dirent : « Faisons maintenant une alliance avec notre Dieu pour le renvoi de toutes ces femmes et de leurs enfants, selon l’avis de mon seigneur et de ceux qui tremblent devant les commandements de notre Dieu. Et que l’on agisse d’après la loi » (Esdras 10.3). Évidemment, comme il a déjà été dit, nous ne vivons plus sous la loi de Moïse. Ce cas n’est pas cité pour que l’on applique cette loi contre le mariage avec d’autres ethnies. Mais le récit nous montre que la repentance d’un mariage interdit par Dieu exige la séparation. De la même manière, on ne peut pas se repentir du péché de la polygamie et continuer de vivre dans la polygamie.

Quelques objections à l’exigence de se séparer de toute sauf la première femme

Certains chrétiens acceptent le fait que la polygamie n’est pas conforme à la volonté de Dieu, mais croient que celui qui a déjà plus d’une femme avant de devenir chrétien doit garder toutes ses femmes après sa conversion. Examinons les arguments qui sont avancés.

– L’apôtre Paul dit en 1 Cor. 7.24 : « Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé. » Au verset 27 il dit même : « Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien. » On conclut donc que le polygame ne doit pas rompre les liens avec ses multiples femmes, mais plutôt demeurer dans l’état où il était quand il a été appelé. (On ne souligne pas, pourtant, que la deuxième partie du verset 27 dit : « N’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme, » ce qui empêcherait au chrétien célibataire de pouvoir se marier.)

Si l’on ne considère pas le contexte de ce chapitre, on risque de mettre la Bible en contradiction avec elle-même. Si le verset 24 n’est pas qualifié par le contexte, il enlève la nécessité de toute repentance. L’homosexuel, le brigand, l’idolâtre, et le rebelle à ses parents auraient tous à demeurer dans leur état de péché. Mais en réalité, Paul parle de conditions qui ne sont pas pécheresses. Les exemples qu’il cite sont l’état circoncis ou incirconcis, l’état esclave ou libre, et l’état marié ou célibataire. On n’a pas besoin de s’inquiéter, car on peut servir Dieu de manière acceptable dans n’importe lequel de ces états. Un état d’adultère n’est pas en vue dans ces versets.

– D’autres attachent beaucoup d’importance au fait que celui qui aspire à la charge d’évêque doit être, selon 1 Timothée 3.2 et Tite 1.6, « mari d’une seule femme ». On définit cette expression comme « non-polygame ». On suppose donc qu’il y avait des hommes polygames dans les Églises et que cela était acceptable tant que ces hommes ne cherchaient pas à devenir évêques.

Au moins deux problèmes enlèvent la force de cette objection. Premièrement, le fait de préciser un péché qui disqualifie un homme de la charge d’évêque ne signifie pas que ce péché était tolérable chez les membres « ordinaires » de l’Église. Au contraire, il y a une correspondance remarquable entre les listes de péchés dans la discussion de la discipline en 1 Corinthiens 5 et celle des qualifications des évêques en 1 Timothée 3 et Tite 1. Paul dit à l’Église en 1 Corinthiens 5.11 de ne pas avoir de relations avec un soi-disant frère qui serait impudique, cupide, outrageux, ivrogne ou ravisseur. On ne devait pas tolérer ces péchés dans l’Église. Et pourtant, Paul se donne la peine de disqualifier ces mêmes personnes du ministère de l’évêque. On doit s’éloigner du frère cupide, et choisir comme évêque un homme « désintéresse » (littéralement, « n’aimant pas l’argent » ; la version TOB dit « ni cupide »). On doit s’éloigner du frère outrageux (insulteur), et choisir comme évêque un homme qui n’est pas « coléreux », mais plutôt « pacifique ». On doit s’éloigner du frère ivrogne, et choisir comme évêque un homme qui n’est pas « adonné au vin » (la version TOB dit « buveur »). On doit s’éloigner du frère ravisseur (voleur, filou) et choisir comme évêque un homme qui n’est pas « porté à un gain déshonnête ». De même, il faut s’éloigner du frère impudique, et choisir comme évêque un homme qui est « mari d’une seule femme ». Paul ne suppose nullement que ces différents péchés seront tolérés parmi les chrétiens. Il insiste seulement sur la pureté morale qui doit caractériser ceux qui sont chargés de surveiller le troupeau de Dieu. Comment pourraient-ils conduire et parfois corriger les autres si eux-mêmes vivaient en violation des lois de Dieu ?

Le deuxième problème dans le raisonnement cité plus haut est la définition de « mari d’une seule femme ». En fait, le terme n’est pas simplement le contraire de polygame. Les mots qui sont utilisés en grec sont très généraux : « un homme » (pas « un mari ») « à une seule femme » (pas « à une seule épouse »). L’expression disqualifie en même temps le polygame, l’adultère, et celui qui répudie sa femme pour autre cause que la fornication et qui en épouse une autre ; l’expression ne se réfère pas exclusivement à la polygamie. En effet, Paul utilise l’inverse exact de cette expression en 1 Timothée 5.9 où il dit qu’une veuve soutenue par l’Église devait avoir été « femme d’un seul mari ». Ce n’est pas que certaines femmes avaient eu plusieurs maris à la fois ; Paul parle simplement de la fidélité envers son conjoint.

L’évangélisation

Pour beaucoup de chrétiens, le vrai problème en ce qui concerne la polygamie, c’est l’évangélisation. Ils trouvent que l’exigence de renoncer à la polygamie est un obstacle insurmontable au salut de ceux qui ont déjà plus d’une femme. On veut annoncer une bonne nouvelle, mais on se voit plutôt comme celui qui vient pour briser un foyer. On veut que ses parents ou ses amis polygames se donnent au Seigneur, mais on est certain qu’ils rejetteront l’Évangile s’ils doivent se séparer de leurs femmes.

Certes, on ne trouve aucun plaisir à informer quelqu’un que son mariage n’est pas acceptable devant Dieu. On a raison de penser qu’il lui serait très difficile de changer de vie. Pourtant, cela ne doit pas nous empêcher d’enseigner, avec de la prière et de l’amour sincère, ce que la Parole de Dieu demande. Nous devons être convaincus que quiconque peut se repentir du péché et devenir enfant de Dieu (1 Tim. 1.15,16). Ce n’est pas à nous de décider qu’une personne n’obéirait pas à la volonté de Dieu, et donc refuser de lui annoncer la bonne nouvelle. De nombreuses personnes que l’on aurait cru trop enfoncées dans le péché pour changer sont aujourd’hui des chrétiens fidèles. Il y a des anciens polygames qui se sont repentis et sont devenus par la suite des prédicateurs de l’Évangile. Ce n’est pas à nous non plus de diluer la Parole pour faciliter la « conversion » (2 Tim. 4.1-5).

Au premier siècle la persécution contre l’Église était très sévère. Ne pas participer aux cultes païens pouvait exclure le chrétien entièrement de la vie économique et sociale. Jésus condamnait pourtant ceux qui encourageaient le compromis parmi les chrétiens (Apoc. 2.19-23). Devenir chrétien quand l’Empire romain avait déclaré la guerre contre l’Église, c’était choisir l’emprisonnement, l’enlèvement des biens, et parfois la mort. Les premiers chrétiens continuaient pourtant de prêcher au nom de Jésus. Ils n’ont pas modifié le message et ils n’ont pas raisonné que leurs auditeurs trouveraient la vie chrétienne trop difficile.

La repentance

Dans sa grâce infinie, Dieu a fait tout ce que l’homme ne pouvait pas faire pour se sauver de la condamnation du péché. Dieu a envoyé un Sauveur, Jésus-Christ, qui s’est donné comme sacrifice pour nos péchés. Lui qui n’a commis aucun péché a pris le châtiment que nous avions mérité. Dieu a révélé par le Saint-Esprit son plan pour le salut des hommes, et il a ordonné que la bonne nouvelle soit prêchée à chaque être humain. Si Dieu n’avait pas fait tout ce qu’il a fait, aucun effort de notre part ne pourrait ôter un seul de nos péchés. Il nous sauve par sa grâce. Personne donc ne peut se glorifier de son salut comme s’il était sauvé par sa propre justice.

Mais il faut reconnaître que l’homme lui-même doit faire quelque chose pour recevoir la grâce de Dieu. Son pardon n’est pas inconditionnel. Il y a des choses que Dieu nous demande de faire. Plus précisément, il y a cinq choses que nous devons faire avant de recevoir le pardon de Dieu. Il faut :

  1. écouter l’Évangile, qui est la puissance de Dieu pour le salut, la semence par laquelle on est né de nouveau ;
  2. croire que Jésus est ressuscité d’entre les morts, qu’il est le Fils de Dieu ;
  3. se repentir de ses péchés ;
  4. confesser (dire publiquement) que l’on croit que Jésus est le Fils de Dieu ;
  5. être baptisé, ou immergé dans l’eau, pour le pardon des péchés.

La foi est, bien sûr, l’étape la plus fondamentale. C’est la base de tout. Sans la foi en Christ, on n’accomplit pas, en principe, toutes les autres étapes, et l’on ne peut jamais plaire à Dieu.

Dieu a fait ce qui était la chose la plus difficile pour nous sauver lorsqu’il donna son Fils unique. Mais la repentance est sans doute l’étape dans le plan du salut qui est la plus difficile pour les hommes. Voyons donc ce que c’est que la repentance, ce qui la produit, ce qu’elle produit, et pourquoi le besoin de se repentir est si urgent.

I. Qu’est-ce que la repentance ?

Qu’est-ce que la repentance ? Le premier sens de « se repentir », c’est tout simplement changer de décision, de direction, ou d’avis. C’est dans ce sens que certains passages, tels que Jérémie 18.7-10, disent que Dieu s’est repenti de telle ou telle chose. Mais en ce qui concerne les hommes pécheurs, se repentir, c’est prendre une décision ferme et sincère de se détourner de ce qui est contre la volonté de Dieu, une décision d’abandonner ses péchés.

La repentance est un besoin chez toute personne qui veut être sauvée. En Luc 24.47 Jésus dit que la repentance en vue du pardon des péchés devait être prêchée en son nom à toutes les nations. Quand les apôtres annonçaient la bonne nouvelle, ils ne manquaient pas de lancer cet appel à la repentance. En Actes 2.38 Pierre dit aux Juifs qui avaient cru en Jésus le jour de la Pentecôte : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés. » En Actes 3.19, il annonce à une autre foule : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. »

Se repentir du péché est difficile parce que chaque péché nous offre un plaisir ou un avantage qui nous a attirés au départ, que ce soit le plaisir sexuel, l’honneur aux yeux de quelqu’un, de l’argent ou un avantage matériel, ou la solution d’un problème quelconque. Renoncer au péché, c’est non seulement admettre que nous avons mal fait (ce qui nous est difficile à cause de notre orgueil), c’est aussi renoncer au plaisir ou à l’avantage que le péché nous procure.

Quand Satan tentait Ève dans le jardin d’Eden à manger du fruit que Dieu avait défendu, il dit : « Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme des dieux » (Genèse. 3.5). Commettre le péché, c’est effectivement vouloir nous mettre à la place de Dieu. C’est suivre notre volonté plutôt que la sienne. C’est choisir ce qui nous plaît et non ce que Dieu veut. Se repentir, c’est décider de faire le contraire.

Le pécheur qui désire le pardon de Dieu doit abandonner son attitude de rébellion à l’égard de Dieu et changer la direction de sa vie. Mais il doit aussi renoncer à des actes spécifiques dès qu’il apprend que ces choses sont contre la volonté de Dieu. Jean-Baptiste lançait un appel général, « Produisez donc des fruits dignes de la repentance » (Luc 3.8a), mais il entrait également dans les détails :

« La foule l’interrogeait, disant : Que devons-nous donc faire ? Il leur répondit : Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. Il vint aussi des publicains pour être baptisés, et ils lui dirent : Maître, que devons-nous faire ? Il leur répondit : N’exigez rien au-delà de ce qui vous a été ordonné. Des soldats aussi lui demandèrent : Et nous, que devons-nous faire ? Il leur répondit : Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. » (Luc 3.10-14)

En Éphésiens 4.25,28,31, Paul s’adresse à ceux qui sont déjà chrétiens :

« Renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain… Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu’il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin… Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. »

On voit donc que la repentance est nécessaire pour obtenir le salut ; elle est aussi nécessaire pour le conserver. Il faut qu’elle soit souvent renouvelée. Compte tenu de notre faiblesse humaine, on ne peut pas vraiment se repentir une fois pour toutes. Comme Paul l’a recommandé en 2 Corinthiens 13.5, nous avons souvent besoin de nous examiner.

II. Ce qui produit la repentance

La Bible dit que la vraie repentance est le produit d’une « tristesse selon Dieu ». L’Église de Corinthe se trouvait dans certaines fautes très graves, et l’apôtre Paul fut contraint d’adresser aux frères des reproches sévères. Par la suite, il apprit que l’Église avait cherché à se corriger. Paul leur écrit donc dans sa deuxième épître :

« Je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage. En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. » (2 Corinthiens 7.9,10)

Quand vous êtes triste de la tristesse du monde, vous regrettez vos actions, mais surtout parce que vous en souffrez des conséquences : en tant qu’élève en grossesse, vous ne pourrez plus aller à l’école ; ou bien votre femme a su que vous êtes en train de la tromper, elle s’est fâchée et elle vous rend la vie pénible ; ou bien vous avez été pris en train de voler, et l’on vous a mis en prison où vous avez faim et vous n’êtes pas libre. Lorsqu’il s’agit de la tristesse selon Dieu, vous regrettez, peut-être au point de verser des larmes, surtout parce que vous voyez que vos actions sont mauvaises, condamnables. Vous avez offensé Dieu, vous avez fait du mal à Christ qui est mort pour vous. Même si l’on ne vous découvre pas, vous vous accusez vous-même, et vous ne voulez plus continuer sur la même pente. C’est cette attitude qui peut produire une vraie repentance. Ça fait mal, mais cela vous fera du bien parce que vous allez changer.

La Bible nous enseigne que l’amour de Dieu pour nous peut produire la repentance dans notre cœur. Romains 2.4 dit : « Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? »

Quand je pense à quelqu’un qui a toujours voulu mon bien, qui m’a aimé, qui m’a aidé – je ne veux pas blesser, attrister ou décevoir cette personne. Si je le fais, et que je pense à sa bonté pour moi, cela me pousse à changer de sentiments ; je veux cesser de faire le mal. C’est dans ce sens que Jésus dit qu’il attirerait les hommes à lui quand il serait élevé sur la croix (Jean 12.32,33). Si nous pensons à Jésus en train de souffrir pour nous sur la croix, nous sommes convaincus qu’il nous aime. Et l’apôtre Jean dit que « nous l’aimons, car il nous a aimés le premier » (1 Jean 4.19).

Mais nous ne sommes pas toujours aussi tendres. Alors, dans ce cas, ce sera peut-être la crainte du jugement qui nous amènera à changer. C’est une motivation légitime, aussi. Romains 2.5 nous rappelle : « Par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu. »

III. Ce que la repentance produit

Qu’est-ce que la repentance produit dans la vie d’une personne ? Paul parle en Actes 26.20 de « la pratique d’œuvres dignes de la repentance ». Si je me repens, cette décision me poussera, par exemple, à jeter ou brûler un fétiche, une bague de protection, et tout autre objet idolâtre. Elle m’amènera à rompre avec un partenaire sexuel qui n’est pas mon conjoint, à augmenter ce que je donne pour l’œuvre du Seigneur, à cesser de négliger les études bibliques et les réunions de l’Église. La repentance peut me pousser à laisser la boisson, la fraude, ou les efforts de me venger sur quelqu’un qui m’a fait du mal.

La restitution

Il y a des circonstances où la vraie repentance amène le coupable à faire de la restitution. Pour ceux qui vivaient sous la loi de Moïse, il était parfois nécessaire de réparer son mal avant de se présenter devant Dieu avec un sacrifice pour demander pardon.

« Lorsque quelqu’un péchera et commettra une infidélité envers l’Éternel, en mentant à son prochain au sujet d’un dépôt, d’un objet confié à sa garde, d’une chose volée ou soustraite par fraude, en niant d’avoir trouvé une chose perdue, ou en faisant un faux serment sur une chose quelconque de nature à constituer un péché ; lorsqu’il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose… il la restituera en entier, y ajoutera un cinquième, et la remettra à son propriétaire le jour même où il offrira son sacrifice de culpabilité. » (Lévitique 5.21-24)

Dans certains cas, l’exigence était encore plus sévère. Si un homme avait volé une bête et qu’on la trouvait encore vivant chez lui, il avait à restituer cette bête-là plus une autre. S’il l’avait déjà vendue ou abattue, il avait à restituer cinq bœufs pour un bœuf, ou quatre agneaux pour un agneau (Exode 22.1-4).

Ces passages éclairent l’engagement pris par le publicain Zachée que Jésus a amené à la repentance en Luc 19. Les publicains, c’est-à-dire les collecteurs d’impôts qui travaillaient pour le compte des Romains, avaient une réputation bien méritée d’être des hommes malhonnêtes qui s’enrichissaient sur le dos de leurs frères juifs. Zachée était chef des publicains dans le secteur de Jéricho, et les habitants le considérait comme « un homme pécheur » (v. 7). Quand Zachée se repentit, il voulait, autant que possible, réparer le mal qu’il avait fait au lieu de continuer de bénéficier matériellement des péchés qu’il abandonnait. Il dit à Jésus : « Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple » (Luc 19.8). Jésus approuva les propos de Zachée et dit : « Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison » (v. 9).

Il est certain qu’il y a des péchés pour lesquels nous n’avons pas la possibilité de faire restitution, des maux que nous ne pouvons pas corriger. Une femme qui a avorté son enfant ne peut pas lui rendre la vie qu’elle a ôtée. Le père qui s’absentait excessivement ou ne s’intéressait pas à ses enfants pendant qu’ils grandissaient ne peut pas, s’il se repent quand ils sont déjà grands, leur donner l’éducation qu’ils devaient recevoir de lui quand ils étaient petits. Un commerçant qui a, pendant des années, utilisé de fausses balances pour frauder ses clients ne pourra probablement pas retrouver tous ceux à qui il a fait du tort afin de rembourser leur argent. Mais quand on regrette sincèrement le mal qu’on a fait, on aura envie de réparer le mal là où il est possible de le faire.

La cessation de relations contraires à la Parole de Dieu

Une sorte de situation où la repentance peut être particulièrement pénible, c’est le cas d’un mariage que la parole de Dieu ne permet pas. En Marc 6.17,18 nous lisons que le roi Hérode fit arrêter Jean-Baptiste « à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu’il l’avait épousée, et que Jean lui disait : Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère ». Pour se soumettre à la prédication de Jean, il n’aurait pas suffi pour Hérode de simplement renoncer à épouser d’autres femmes de ses frères à l’avenir. Jean s’attendait à ce qu’Hérode se sépare d’Hérodias. Il n’avait pas dit : « Il ne t’était pas permis de la prendre », mais : « Il ne t’est pas permis de l’avoir. »

Est-ce que Dieu exigerait réellement à un homme de répudier une femme (ou des femmes dans un contexte polygame) qu’il a épousée et avec qui il a fait des enfants ? Si l’homme n’avait pas le droit de l’épouser au départ, oui. C’est ce qui a été exigé au temps d’Esdras. En Esdras chapitre 9 il est dit que des hommes parmi les Juifs revenus en Israël après la captivité babylonienne avaient péché en prenant pour femmes des filles parmi les peuples païens qui les entouraient. Esdras 10.44 ajoute que « plusieurs en avaient eu des enfants ». Or, la loi de Moïse avait formellement interdit de tels mariages. Le chapitre 10 montre ce que ces hommes décidèrent de faire quand ils virent leur faute. Ils dirent : « Faisons maintenant une alliance avec notre Dieu pour le renvoi de toutes ces femmes et de leurs enfants, selon l’avis de mon Seigneur et de ceux qui tremblent devant les commandements de notre Dieu. Et que l’on agisse d’après la loi » (Esd. 10.3). Évidemment, nous ne vivons plus sous la loi de Moïse. Ce cas n’est pas cité pour que l’on applique l’interdiction du mariage avec d’autres ethnies. Mais le récit nous montre que la repentance d’un mariage interdit par Dieu exige la séparation.

Des précautions

Pour que votre repentance soit durable, vous avez besoin de prendre certaines dispositions pour ne pas retomber dans le péché. Il faut donc veiller sur vos pensées, votre volonté, votre cœur. Jésus dit : « Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme » (Marc 7.21-23).

Vous ne pouvez pas éviter les péchés sexuels si vous vous permettez de penser à vos mauvais désirs ou vos fantaisies immorales, de regarder les femmes avec convoitise, ou de feuilleter les revues pornographiques. Il faut mettre des garde-fous dans votre vie, c’est-à-dire éviter les situations où vous risquez plus de pécher. Il faut se connaître soi-même et reconnaître ses faiblesses ; on peut alors prendre des mesures pour ne pas s’exposer à la situation où l’on est apte à tomber.

IV. Pourquoi la repentance est-elle urgente ?

Le besoin de se repentir est urgent. On ne doit pas remettre cette décision à plus tard. Quelle que soit la difficulté de la repentance, Jésus nous exhorte d’abandonner notre péché, ou ce qui nous fait pécher, pour ne pas être condamnés au châtiment éternel. « Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point » (Marc 9.43,44). Et finalement c’est ça. Si nous refusons de nous repentir, c’est le feu de la géhenne qui nous attend.

Mais beaucoup d’entre nous ne diraient jamais : « Je refuse de me repentir. » On dit plutôt : « Je ne suis pas prêt. Je vais venir (ou revenir) à Dieu, mais pas maintenant. Je vais abandonner mon péché, mais pas encore. » Que c’est dangereux de penser comme ça ! Quel risque nous courons ! Savez-vous quel jour vous allez mourir ? Savez-vous quand Jésus reviendra ? Ne savez-vous pas que lorsque vous persistez dans un péché, ce péché endurcit votre cœur et peut vous rendre incapable de vous repentir ?

Conclusion

La repentance est rarement facile. En fait, nous avons déjà reconnu que c’est l’étape la plus difficile que nous avons à franchir pour recevoir la grâce de Dieu. Jésus n’a jamais caché aux hommes le fait qu’il demandait de leur part un engagement total : « De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit : Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14.25-27). Il recommandait donc de s’asseoir et de « calculer la dépense » avant de s’engager dans la vie chrétienne (Luc 14.28-33). Mais pour ceux qui s’engagent réellement à laisser leurs péchés pour vivre dans la soumission envers Dieu, les bénédictions dépassent notre compréhension, et la repentance d’une seule personne suffit pour provoquer « de la joie devant les anges de Dieu » (Luc 15.10).

Comme nous l’avons dit, pour que l’homme soit sauvé, sa foi doit se manifester non seulement dans la repentance, mais aussi dans une confession publique de sa croyance en Jésus et dans le baptême. Ce n’est pas au moment de la repentance que nous recevons le pardon, mais lorsque, nous étant repentis, nous confessons notre foi et nous sommes baptisés. Néanmoins, sans la repentance, la confession de foi et le baptême seraient inutiles.

Dieu est patient avec nous, mais cela ne veut pas dire qu’il ne voit pas nos péchés. Comme le jardinier qui veut donner une dernière occasion au figuier de produire des fruits, Dieu est peut-être en train de vous accorder une dernière chance pour mieux faire avant de vous appeler en jugement (2 Pierre 3.9). Si vous ne changez pas, si vous ne produisez pas de bon fruit – l’obéissance à l’Évangile et la fidélité dans la vie chrétienne – vous serez « abattu et jeté dans le feu ». Ne remettez donc pas la décision à demain. « C’est aujourd’hui le jour du salut » (2 Corinthiens 6.2).

7 Questions sur le divorce et le remariage

« L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui… L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 2.18,22-24)

En instituant le mariage, Dieu a offert à l’homme une grande bénédiction. Il savait que l’homme aurait besoin d’une compagne pour partager sa vie afin d’éloigner la solitude et jouir d’un bonheur plus profond. Il a donc créé la femme, voulant que l’homme et la femme soient unis pour toute leur vie dans l’amour mutuel. Il accordait à l’humanité quelque chose de beau et de précieux : le cadre idéal pour vivre l’amour, s’exprimer sexuellement, éduquer des enfants et se réfugier des difficultés et des incertitudes de la vie dans les bras d’une personne qui offre inconditionnellement son amour, sa présence et son soutien moral, quelle que soit l’épreuve.

Malheureusement, les hommes n’ont pas toujours respecté la volonté de Dieu en ce qui concerne ce don précieux. L’égoïsme, le manque de respect mutuel, l’infidélité, et bien d’autres péchés ont eu leurs effets dans de nombreux foyers. Parfois ces mariages subsistent, mais dans une ambiance sans affection et tendresse, sans confiance, sans communication, sans paix et sans bonheur. Ces mariages pourraient être sauvés et rendus heureux si les deux conjoints s’engageaient à mettre en pratique les conseils de la Bible. Mais d’autres mariages ont déjà terminé par le divorce. Certaines personnes sont passées par le mariage, le divorce et le remariage plusieurs fois.

Il est vrai qu’il y a souvent des questions épineuses en ce qui concerne le mariage, des situations réelles qui sont très complexes et difficiles à démêler. À cause de l’égarement du dessein originel de Dieu, on ne sait pas toujours comment procéder pour retrouver, si possible, une situation saine et acceptable devant Dieu. Nous essayerons, néanmoins, de répondre, à l’aide de la Bible, à plusieurs questions relatives au mariage et au divorce afin de dégager les principes divins qui régleront la majorité des cas.

1. Qui a le droit de se marier ?

La première catégorie de personnes ayant le droit de se marier est composée de celles qui n’ont pas encore été mariées. Les « vrais » célibataires ont la possibilité de se marier. Ce n’est pas du tout une obligation, et il peut y avoir des situations où il serait nettement mieux de rester célibataire (1 Corinthiens 7.8,9,25-27), mais le fait d’imposer le célibat obligatoire est identifié en 1 Timothée 4.1-3 comme une fausse doctrine, voire une « doctrine de démons ». L’apôtre Paul lui-même n’était pas marié, mais il affirmait son droit de se marier et de se faire accompagner par sa femme au cours de ses voyages missionnaires (1 Corinthiens 9.5). À l’homme qui n’avait pas d’épouse, Paul dit : « Si tu t’es marié, tu n’as pas péché ; et si la vierge s’est mariée, elle n’a pas péché » (1 Corinthiens 7.28).

La deuxième catégorie est composée des veufs et des veuves : « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur » (1 Corinthiens 7.39). Romains 7.2,3 et 1 Corinthiens 7.8,9 affirment ce même droit à ces personnes dont le conjoint est décédé.

Les personnes divorcées qui avaient bibliquement le droit de divorcer constituent une troisième catégorie ayant le droit de se marier. Ce qui nous amène à une deuxième question :

2. Qui a le droit de divorcer ?

En Matthieu 19.3 les pharisiens demandèrent à Jésus : « Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? » Après leur avoir rappelé le passage de Genèse par lequel nous avons commencé cette étude, Jésus déclara : « Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » (Déjà dans l’Ancien Testament Dieu avait dit par le prophète Malachie : « Je hais la répudiation [le divorce] », Mal. 2.16.) Les pharisiens poursuivirent en demandant pourquoi Moïse avait autorisé de renvoyer une femme en lui donnant une lettre de divorce. Jésus leur répondit : « C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. » Le mot grec traduit « infidélité » par Louis Segond est le mot porneia, d’où nous avons le mot, fornication (et aussi le mot, pornographie). Il s’agit du péché sexuel, toute relation sexuelle en dehors du mariage. D’autres traductions sont : « union illégale » – TOB, « fornication » – Darby, et « adultère » – Ostervald. Selon Jésus, cette action est la seule cause de divorce reconnue par Dieu. Si votre conjoint a eu, après votre mariage, des relations sexuelles avec toute autre personne que vous, la parole de Dieu vous autorise de divorcer d’avec lui et de trouver un autre conjoint qui vous sera fidèle. (Il devrait aller sans dire que si vous avez été infidèle vous-même envers votre mari ou votre femme, vous n’avez pas le droit de divorcer d’avec l’autre et de vous remarier. Autrement, un homme qui veut changer d’épouse pour n’importe quelle raison pourrait tout simplement commencer ouvertement une relation avec une autre femme. Quand son épouse jalouse le répudie, il se marie à celle qu’il a choisie en disant que son divorce est « biblique » puisqu’il eut pour cause la fornication – la sienne ! Une telle conclusion est manifestement fausse.)

Étant donné que Jésus ne cita que cette seule exception à l’interdiction de divorce, les nombreux arguments que les gens avancent pour justifier leurs décisions de divorcer ne sont pas valables aux yeux de Dieu. Si votre femme est stérile, si votre mari est devenu impuissant, si votre femme vous semble trop querelleuse, si votre mari est au chômage depuis longue date, si vos parents mettent une pression sur vous de changer d’époux, vous n’avez quand même pas le droit de divorcer. Nous pouvons certainement sympathiser et peut-être suggérer des moyens de résoudre certains problèmes, mais nous ne pouvons pas autoriser le divorce là où Dieu ne l’a pas autorisé.

Certains croient trouver une deuxième cause biblique pour le divorce en 1 Corinthiens 7.15 qui parle des mariages entre chrétien et non-chrétien. Paul avait dit aux versets 12 à 14 que le chrétien dont la conjointe, qui n’est pas croyante, accepte de vivre avec lui ne doit pas la répudier (la répudier parce qu’elle n’est pas chrétienne, bien sûr). Il doit rester avec elle et garder l’espoir qu’elle se convertira. La même règle s’applique à la sœur en Christ dont le mari non chrétien consent à habiter avec elle. Au verset 15 la situation contraire est envisagée : Que faire si le non-croyant ne veut pas rester avec un conjoint chrétien ? « Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. »

Beaucoup de personnes disent que, selon ce verset, si l’on est abandonné par son mari ou sa femme, on peut se remarier. Mais ce n’est pas là le sens des propos de l’apôtre. D’abord Paul dit que si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare. Le mot utilisé en grec dans ce verset, chorizo, signifie se séparer, quitter. Il ne suggère pas l’idée de se rendre à la cour de justice pour terminer le mariage (ou de rembourser une dot) pour avoir ainsi le droit de se remarier. Le mot pour « divorcer » est apoluo, qui n’est pas utilisé ici. Ni le divorce ni le remariage ne sont mentionnés dans ce verset. Ensuite, Paul dit que le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Ici il faut examiner le sens du mot « lié ». Paul se sert du mot grec dedoulotai (du verbe douloo). C’est un mot qui se réfère à l’esclavage ou au fait d’être asservi, la servitude. Selon la forme du verbe employée, le sens est que le frère ou la sœur n’est pas asservi au non-chrétien et n’a jamais été ainsi asservi. Le mot est employé 125 fois dans le Nouveau Testament, mais il n’est jamais employé pour désigner le mariage. Paul n’est pas en train de dire que le frère ou la sœur ne sont pas mariés dans ces cas-là. Si oui, il serait en train de dire qu’ils n’ont jamais été mariés dans ces cas-là. Dans le même chapitre, nous voyons le mot français « lié » utilisé dans le sens de « marié » ou « lié par mariage à quelqu’un » (versets 27 et 39). Mais dans ces versets, ce n’est pas le mot « dedoulotai », mais le mot « deo » qui veut dire littéralement « collé, joint, ou attaché ». C’est ce mot qui est habituellement employé pour désigner les liens du mariage.

Quel est donc l’enseignement du verset 15 ? Si une femme chrétienne a, par exemple, un mari païen ou musulman qui veut la forcer à abandonner sa foi chrétienne, qui menace de la renvoyer ou l’abandonner à moins qu’elle cesse d’aller à l’Église ou qu’elle accepte de suivre la religion de son mari, elle ferait mieux d’accepter d’être abandonnée. Elle n’est pas l’esclave de son mari de sorte qu’elle soit obligée d’abandonner le Seigneur afin de conserver son mari. Il n’est pas dit qu’elle peut se remarier. Elle doit se considérer dans le même cas que celle qui est mentionnée au verset 11 : Elle demeure sans se marier ou bien elle est réconciliée à son mari (s’il change de position). Une autre question se posera maintenant dans l’esprit de plusieurs personnes :

3. Que dois-je faire si j’ai déjà divorcé pour autre cause, c’est-à-dire non à cause de l’infidélité sexuelle de mon conjoint ?

Toujours en 1 Corinthiens 7 Paul identifie aux versets 10 et 11 les deux actions possibles : « À ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari ; (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. » Certes, quand il y a eu séparation ou divorce, il n’est pas toujours facile de se réconcilier. Si l’autre personne s’est remariée, elle n’acceptera peut-être pas de quitter son conjoint actuel, même si elle apprend que devant Dieu elle n’avait pas le droit de divorcer au départ et donc aucun droit de contracter un autre mariage. Il est vrai que par la prière et la persévérance beaucoup de choses ont été réalisées que l’on n’aurait pas cru possibles, y compris des réconciliations après de longues années de séparation ou de divorce. Néanmoins, la réconciliation ne se produit pas toujours. Dans ces cas, la personne qui n’avait pas raison de divorcer doit rester sans se remarier, tant que son conjoint légitime sera vivant.

4. Que dois-je faire si j’ai divorcé pour autre cause que la fornication et que je me suis marié à une autre personne ?

Jésus dit en Matthieu 5.32 : « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. » Nous avons déjà vu en Matthieu 19.9 que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère. Marc 10.11,12 affirme la même chose, que ce soit l’homme ou la femme qui initie le divorce. Il précise que celui qui se remarie dans ces conditions commet l’adultère « à l’égard de » ou contre sa première femme. Il semble clair que la personne dont la Bible n’a pas autorisé le divorce demeure, aux yeux de Dieu, mariée à son premier conjoint. Toute relation sexuelle avec autre personne, que ce soit sanctionné par les hommes par une cérémonie de mariage ou pas, constitue un adultère, un péché sexuel. Puisque l’adultère est par définition un acte sexuel, chaque fois que la personne qui s’est remariée contre la volonté de Dieu a des relations avec son nouveau partenaire, il s’agit d’adultère. Tous les deux se rendent coupables.

De nombreux passages, tels que 1 Corinthiens 6.9,10, nous disent que les adultères « n’hériteront pas le royaume de Dieu ». Il n’est donc pas permis de continuer dans une telle union. La repentance (Luc 13.1-3; Actes 2.38; 3.19; 17.30; 26.19,20) exige que le pécheur cesse de pratiquer le mal. Il ne suffirait pas de dire : « Je ne divorcerai plus pour des raisons non bibliques, mais je reste avec celui ou celle que j’ai actuellement. » Comme nous l’avons déjà constaté, l’adultère consiste non pas dans le divorce ni dans la cérémonie de mariage, mais dans les relations sexuelles avec une personne que Dieu ne reconnaît pas comme notre époux légitime. Ceci est confirmé par la parole que Jean-Baptiste adressa à Hérode au sujet d’Hérodias, femme de Philippe, son frère. « Jean lui disait : Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme » (Matthieu 14.4). Il n’aurait pas suffi pour Hérode de dire « Je ne prendrai plus d’autres femmes de mes frères. » Jean ne dit pas : « Tu n’avais pas le droit de la prendre », mais : « Tu n’as pas le droit de la garder. »

5. Si j’ai divorcé et que je me suis remarié avant d’entendre l’évangile, est-ce que mon deuxième mariage n’est pas rendu pur par mon baptême ?

On pose souvent et naturellement de telles questions. « Je reconnais que ce que j’ai fait était contre l’enseignement de Jésus, mais j’étais ignorant, étant dans le monde ; et puisque Dieu m’offre le pardon de tous mes péchés, pourquoi dites-vous que je dois me séparer de mon conjoint ? »

Premièrement le fait de ne pas reconnaître l’autorité de Jésus et d’ignorer ses commandements ne signifie pas que nous ne sommes pas responsables devant sa loi et coupables quand nous lui désobéissons. Tous, chrétiens comme non-chrétiens, sont sujets à l’autorité de Christ. Il dit en Matthieu 28.18 : « Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. » Éphésiens 1.22 dit que Dieu a tout mis sous les pieds de Jésus. Selon 2 Corinthiens 5.10, « il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ », et selon 2 Timothée 4.1, Jésus-Christ « doit juger les vivants et les morts ». Or le jugement de Jésus sera selon la parole qu’il a lui-même annoncée (Jean 12.48). Tout le monde est censé connaître la loi. Si nous n’étions pas sous la loi de Dieu, on serait sans péché (Romains 4.15). Le fait que nous sommes qualifiés de pécheurs prouve que nous sommes sous sa loi. Malgré le fait que les hommes se justifient dans leurs actions, la Bible condamne « l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses » (Colossiens 3.5b-8a). Même si l’on ignore les lois de Dieu, on est sous sa condamnation quand on y désobéit. On doit s’en repentir, et se repentir signifie que l’on accepte d’abandonner son péché.

Deuxièmement, il est évident que le baptême ne change pas un acte pécheur en acte approuvé de Dieu. Oui, selon l’enseignement de la Bible, la personne qui a cru en Jésus et qui s’est repentie de ses péchés reçoit, lorsqu’elle est baptisée en Christ, le pardon de ses péchés (Marc 16.16; Actes 2.38; Actes 22.16; Romains 6.1-7). Mais quand Dieu me pardonne le mal que j’ai fait, cela ne veut pas dire que cette activité ne sera plus pécheresse si je continue de la faire ou si je la reprends de nouveau. Je ne peux pas persister dans le péché sans m’attirer encore la condamnation (Romains 8.13).

Si je vis dans la fornication, ayant des relations sexuelles avec une femme sans que nous soyons mariés l’un à l’autre, le fait de croire en Christ et me faire baptiser ne prend pas la place du mariage que je dois faire. Être baptisé ne veut pas dire que je suis du coup marié à mon partenaire dans la fornication et que cette relation est maintenant pure devant Dieu. Être baptisé ne veut pas dire que celle que Dieu ne reconnaissait pas comme ma femme légitime est maintenant reconnue comme ma femme. Le baptême ne me donne pas le droit de demeurer dans une situation que la parole de Dieu condamne.

6. Est-ce qu’il est vraiment possible de « rester comme ça » sans se marier, sans avoir de relations sexuelles avec qui que ce soit ? Dieu exigerait-il une telle chose ?

Si l’enseignement de Jésus sur le mariage nous paraît difficile, sachons qu’il paraissait difficile à ses premiers disciples également.

En apprenant la position du Seigneur à l’égard du divorce, ils se sont exclamés : « Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier » (Matthieu 19.10). La réponse de Jésus indique qu’il était conscient que d’autres n’accepteraient pas ce qu’il avait dit, mais qu’à cause du royaume des cieux certains avaient accepté d’être comme des eunuques, des hommes qui n’ont jamais de rapports sexuels avec des femmes.

Oui, il est certainement difficile pour la plupart d’hommes et de femmes de ne pas se marier et de se garder purs dans un monde immoral. Chacun est appelé, pourtant, à savoir « posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans se livrer à une convoitise passionnée » (1 Thessaloniciens 4.4,5). Ce n’est pas seulement à la personne qui a divorcé pour des raisons non bibliques que Dieu demande de s’abstenir de rapports sexuels. Le célibataire doit en faire autant, quel que soit le nombre d’années qu’il doit attendre avant de se marier. Le frère marié dont la femme devient victime d’une longue maladie qui empêche les rapports doit faire autant. La femme dont le mari est en prison doit faire autant. Leurs situations ne sont pas de leur faute, mais elles imposent l’abstinence.

Quel que soit le sacrifice demandé par Dieu, nous pouvons être sûrs que Dieu le récompensera. « Jésus leur dit : Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause du royaume de Dieu, sa maison, ou sa femme, ou ses frères, ou ses parents, ou ses enfants, ne reçoive beaucoup plus dans ce siècle-ci, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle » (Luc 18.29,30).

7. Disons que je ne suis pas formellement « marié » à mon partenaire (ou mon ex-partenaire). Puis-je divorcer ou me remarier ?

Nous parlons parfois de mariage coutumier et parfois de mariage légal. Mais celui qui n’a fait ni l’un ni l’autre ne peut guère parler de divorcer ou de se remarier. Le concubinage n’égale pas le mariage. Ni les rapports sexuels, ni la cohabitation, ni la procréation ne font un mariage. Si vous n’avez jamais épousé un partenaire sexuel, vous n’êtes pas lié à la personne. Vous devez vous repentir de votre comportement immoral (soit en vous séparant définitivement, soit en vous mariant), mais votre péché ne serait pas l’adultère dont nous parlons ici.

Conclusion

Nous reconnaissons que les conclusions tirées dans cette étude seront difficiles à admettre pour beaucoup de personnes. Elles risquent de bouleverser la vie de ceux qui ne soupçonnaient même pas leur condition devant Dieu. Elles provoqueront peut-être de la colère chez d’autres. Si nous ne permettons pas à nos émotions et nos désirs naturels de nous faire perdre l’objectivité, nous verrons, pourtant, que la volonté de Dieu au sujet du mariage est assez claire. La vérité n’est pas toujours agréable ou facile à appliquer, mais c’est elle qui nous libère du péché (Jean 8.32). Ayons le courage de l’accepter, de la prêcher avec amour, et de conformer nos vies à ses exigences.

B.B.

(dans Vol. 5, No. 2)

Êtes-vous troublé par des péchés sexuels?

Solange est une jeune collégienne. Pendant les vacances scolaires, elle a du mal à trouver de l’argent pour acheter la nourriture et les articles dont elle a besoin pour la rentrée. Elle n’arrive pas à trouver du travail, mais elle a découvert que les jeunes hommes lui donnent de l’argent et des habits si elle couche avec eux. Quand elle couche avec les hommes, ils lui donnent ce qu’elle veut. Bientôt Solange se trouve enceinte. Que fera-t-elle ? Elle a peur d’en parler à ses parents. Elle fait des rêves terrifiants et se sent très coupable.

Richard est un homme marié qui a un bon emploi et de beaux enfants. Au service il y a une jolie jeune femme qui travaille comme secrétaire. Richard aime la femme et lui fait des cadeaux. Elle devient sa camarade. Richard se croit heureux jusqu’au jour où sa femme apprend qu’il a cette amie. Il revient du travail un jour et trouve que la maison est vide. Sa femme a pris les enfants, et elle est partie au village. L’affaire se termine par un divorce très désagréable, et Richard en est abattu.

Anne-Marie n’a pas de mari, mais elle a des amis qui lui donnent de l’argent, des pagnes et beaucoup d’autres choses. Un jour elle fait la connaissance d’un homme bien et les deux se marient. Au départ ils sont très heureux ensemble, mais le temps passe et Anne-Marie ne prend jamais de grossesse. Elle consulte un médecin qui lui dit qu’elle a une maladie vénérienne (maladie sexuellement transmissible) que ses amis lui ont transmise. Il dit qu’elle n’enfantera jamais. Anne-Marie se sent seule, et son existence devient toute triste.

Serge est un étudiant qui aime les soirées et qui aime coucher avec les filles. Finalement, il se marie, et sa femme et lui désirent faire des enfants. La femme fait un petit garçon, mais ce fils est aveugle et handicapé mentalement. Pourquoi ? Parce que l’une des camarades de Serge lui a passé une maladie sexuelle, et Serge l’a communiquée à son épouse. L’enfant a contracté la maladie de sa mère. Serge a rendu aveugle son propre fils.

Mes amis, de telles choses se produisent dans la vie plusieurs fois chaque jour. Ni ces comportements ni leurs conséquences ne sont nouveaux. La Bible parle de la débauche ou fornication, de l’adultère, de la lasciveté et d’autres formes de péché sexuel. Dans sa parole Dieu nous met en garde contre le mal que produit le péché sexuel :

Osée 4.1-11 les péchés sexuels détruisent le pays
Proverbes 6.32 l’adultère détruit l’âme
Proverbes 29.3 les péchés sexuels nous rendent pauvres
Proverbes 30.20 les péchés sexuels endurcissent le cœur

Au commencement, Dieu créa l’homme et la femme pour qu’ils soient ensemble et deviennent « une seule chair ». Les relations sexuelles entre le mari et sa femme sont saintes et bonnes (Genèse 2.21-25; 1 Corinthiens 7.2-5; Hébreux 13.4). Cependant, les relations sexuelles ne doivent avoir lieu qu’entre deux époux. Dieu nous dit clairement que les rapports sexuels en dehors du mariage constituent un péché – ils font perdre l’âme. Les passages suivants soulignent cette idée et valent la peine d’être lus : Matthieu 5.27,28,32; Galates 5.19-21; 1 Corinthiens 6.9,10,18-20; 1 Thessaloniciens 4.3-5. Si nous désobéissons à la loi de Dieu, nous serons séparés de Dieu par le péché et nos vies seront remplies de confusion.

Mais certains disent qu’il faut exercer notre corps sexuellement même si nous ne sommes pas mariés, sinon nous tomberons malades. Qui vous a créé ? N’est-ce pas Dieu ? Puisque c’est Dieu qui nous a créés, c’est lui qui sait ce qui est mieux pour nous – Jérémie 10.23; 1 Corinthiens 6.13. Le corps est pour le Seigneur et non pour le péché. Nous ne devons pas nous laisser diriger par les convoitises de la chair (1 Jean 2.15,16).

Certains disent qu’il faut être sûr que la fille que l’on se propose d’épouser n’est pas stérile, sinon, le mariage sera un échec. Mes amis, les enfants sont une bénédiction de la part de Dieu (Psaume 127.3), mais faire des enfants n’est pas ce qui est le plus important dans le mariage. Adam et Ève ont été faits l’un pour l’autre, et non seulement pour se reproduire (Genèse 2). La Bible nous parle de plusieurs mariages sans enfants qui étaient pourtant de bons et solides mariages (Genèse 17.15-19; 29.30,31; 1 Samuel 1.4-8; Luc 1.5-7). Dieu a donné des enfants à ces couples par la suite, mais leurs mariages étaient complets sans enfants. Jésus n’a jamais admis la stérilité comme cause valable du divorce (Matthieu 19.9). Il nous faut comprendre que Dieu veut que l’on se marie afin de jouir de la compagnie et l’amour l’un de l’autre même sans enfants. En Éphésiens 5.22-31, l’apôtre Paul nous a laissé l’un des plus beaux passages portant sur l’union merveilleuse du mari et de la femme, mais il ne dit rien des enfants. Les enfants n’assurent pas la réussite d’un mariage. Nous sommes bénis d’avoir des enfants, mais nous ne pouvons ni chercher une grossesse avant le mariage ni rompre les liens du mariage à cause de l’absence d’enfants. Si nous faisons ainsi, nous n’aurons pas la faveur de Dieu.

D’autres disent : « Si j’aime vraiment mon ami ou fiancé, je dois le démontrer en lui faisant l’amour. » Ou bien : « J’ai besoin de savoir si cette fille peut me plaire sexuellement. » Les amis et frères, les rapports sexuels n’égalent pas l’amour. L’amour entre un homme et une femme devrait croître progressivement ; il comportera un jour les rapports sexuels dans le mariage. Mais coucher ensemble n’est pas une preuve de l’amour. Si vous voulez vraiment plaire à votre futur mari, étudiez les Écritures avec lui pour l’aider à s’approcher de Dieu. Alors vous pourrez construire votre relation sur le fondement spirituel de respect mutuel. Aucun homme ne devrait s’attendre à ce qu’une fille lui « prouve » son amour par les rapports sexuels. En quoi cela constitue-t-il une preuve ? C’est de l’égoïsme de la part de l’homme. Des liens basés sur la seule satisfaction de la chair ne sont pas forts et sont capables de disparaître en peu de temps. Quand un homme désire beaucoup le foufou, il ne pense qu’au foufou et au fait qu’il a faim. Dès qu’il a mangé et qu’il est satisfait, il ne veut plus de foufou. Ne bâtissez pas votre mariage sur les rapports sexuels, car il s’écroulera. (Un exemple de ce principe concernant l’appétit sexuel se trouve en 2 Samuel 13.1-18.)

De nos jours il semble que les gens se servent librement des rapports sexuels pour obtenir des choses ou juste pour se satisfaire eux-mêmes. Ils sont donc pris au piège de Satan. Considérons quelques-uns des problèmes occasionnés par le péché sexuel :

1. Le péché sexuel attriste l’Esprit de Dieu. En effet, le corps du chrétien est le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6.19). Quand nous abusons de notre corps par les péchés sexuels, nous attristons l’Esprit Saint (Éphésiens 4.30).

2. Les péchés sexuels détruisent les mariages et d’autres relations personnelles. Les foyers sont brisés et ruinés. Les enfants sont blessés et confus. Il y a des grossesses non voulues et des divorces. L’avortement (le meurtre des bébés pas encore nés) peut détruire la vie des parents aussi.

3. Le péché sexuel peut provoquer des maladies telles que le SIDA et la gonorrhée. On peut attraper ces maladies après s’être couché une seule fois avec une personne contaminée. Souvent on ne sait pas que l’on est atteint de la maladie. Ces maladies causent beaucoup de souffrances, la cécité, la folie, et même la mort. Très souvent, de telles maladies provoquent la stérilité. Il est un fait établi qu’en Afrique de l’Ouest la maladie vénérienne fait que 10 à 15 % des femmes sont frappées de stérilité ou éprouvent de grandes difficultés à devenir enceintes.

4. Les péchés sexuels nous font perdre notre dignité et éprouver des sentiments de culpabilité. Ceci est dû au fait que nous faisons ce qui n’est pas juste et que Dieu ne nous a pas créés pour vivre de cette manière-là.

Il faut nous décider de vivre dans la pureté et de ne pas participer aux activités sexuelles avant le mariage ; ainsi nous serons en conformité avec le dessein de Dieu. Alors nous pourrons entrer dans le mariage avec un cœur et un corps purs. Ainsi pourrons-nous nous donner complètement à notre mari ou à notre femme. Maîtrisons-nous et abstenons-nous d’activité sexuelle jusqu’à ce que les démarches pour notre mariage soient achevées. Ne négligeons pas les rites coutumiers exigés dans nos communautés. Alors nous aurons l’assurance que nous sommes purs et que l’acte sexuel est saint et acceptable. N’ayons pas peur d’enseigner à nos enfants la voie de pureté que Dieu recommande à tous et de les avertir des tentations auxquelles ils feront face. Dieu parle de la sexualité dans la Bible (Lévitique 18-20, Proverbes 7, Cantiques des Cantiques, 1 Corinthiens 7) ; ne craignons donc pas d’en parler dans nos familles. Donnons l’instruction qui convient (Deutéronome 6.7). Rappelez-vous aussi que si les péchés sexuels vous ont posé un problème, vous pouvez vous détourner de ces péchés et demander pardon à Dieu. Le Seigneur peut et veut pardonner (Éphésiens 4.32; 1 Corinthiens 6.9-11).

Le monde entier semble marcher au rythme des désirs charnels, mais nous ne devons pas suivre cette mauvaise voie. Nous devons nous détourner du péché et marcher dans la voie de pureté. Vivons selon la parole de Dieu. Gardons les rapports sexuels dans le mariage comme Dieu le demande. Si vous avez des problèmes, priez, et Dieu vous aidera (Philippiens 4.6). Fuyez la tentation (1 Corinthiens 10.13; 2 Timothée 2.22). Consacrez-vous à ce qui est pur (Philippiens 4.8; 2 Corinthiens 7.1).

Dan McVey
(dans Vol. 2, No. 6)