Extrait de « dois-je renoncer à ma soutane» par Fausto Salvoni

La Sainte Écriture ne nous interdit pas de confesser nos péchés à d’autres personnes si nous le désirons : «Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière du juste a une grande puissance.» (Jacques 5.16). Mais cette confession n’est pas obligatoire, sauf pour l’offenseur qui doit confesser ses fautes à celui qu’il a outragé. Pour recevoir cette confession biblique, il n’est pas nécessaire d’être prêtre, mais il suffit d’être chrétien, c’est-à-dire d’être frère ou sœur spirituel du pécheur : «Confessez donc vos péchés les uns autres et priez les uns pour les autres.» Quand on dit «Que les laïques se confessent donc aux prêtres», c’est un changement que l’on apporte à la parole de Dieu, qui déclare : «les uns aux autres». Si les laïques doivent se confesser aux prêtres, les prêtres, réciproquement, doivent le faire aux laïques !

Jusqu’à la fin du 12e siècle de l’ère chrétienne, les prêtres catholiques, continuant la tradition apostolique, ne donnaient pas l’absolution aux pécheurs, mais comme le font encore maintenant les prêtres grecs, ils priaient seulement Dieu de pardonner le pénitent qui se confessait… Mais, aujourd’hui, c’est le prêtre catholique, pécheur lui-même, qui pardonne les péchés au nom de Jésus… Mais où a-t-il puisé ce pouvoir ? Dans toute la Bible, il n’en existe pas la moindre trace.

écrit par Fausto Salvoni (ancien prêtre catholique, ancien professeur de langues orientales du Grand Séminaire de Milan) dans le livre, Dois-je renoncer à ma soutane?