Le « sacrement de la confession » est-il prescrit dans la Bible ?

On peut fouiller la Bible toute entière sans trouver une trace du «sacrement de la confession». On peut chercher partout dans les écrits du premier millénaire du christianisme sans trouver une autorisation de la pratique ni même une indication qu’une telle pratique existait. En parcourant les écrits de Chrysostom, Athanase, Nestorius, Tertullien, Jérôme, Origène, et même Augustin, on arrive à la conclusion, qu’on le veuille ou pas, que tous ces «Pères de l’Église», qui écrivirent en grand détail au sujet des pratiques et des croyances de leur époque (2ème au 5ème siècles), vécurent et moururent sans observer ce «sacrement» ni même en entendre parler.  Rien ne suggère que, pendant mille ans après la mort de Christ, les chrétiens aient été obligés de se prosterner devant un prêtre et lui confesser secrètement leurs péchés.

Ce n’était qu’au quatrième concile du Latran en l’an 1215, sous la direction d’Innocent III, que le sacrement de la confession fut rendu obligatoire pour tous les catholiques. Le concile décréta qu’au moins une fois par an les catholiques devaient se confesser et chercher l’absolution auprès d’un prêtre. Ce décret fut plus tard confirmé par le concile de Trente, Séance 14, à partir du 25 novembre 1551.

L’histoire montre clairement que «le sacrement de pénitence et de réconciliation», y compris la confession au prêtre, ne fut pas institué par Christ. Il s’agit bien au contraire d’une invention humaine que ne fut imposé à la communauté catholique qu’aux environs de 1215 apr. J.-C., presque 1200 ans après la mort de Christ.

Greg Litmer, Catholicism Under the Microscope.