Peut-on prier les «Saints» tant qu’on n’a pas recours aux images?

Même si l’on s’abstenait de se prosterner devant leurs images et de leur prodiguer des louanges que Dieu seul a le droit de recevoir, on n’aurait pas raison d’adresser aux «Saints» nos requêtes. Dieu dit dans l’Ancien Testament: «Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple» (Lévitique 20.6). «Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ?» (Ésaïe 8.19). Les «Saints» ne sont-ils pas morts ?  (En fait, le mot «saints» dans le Nouveau Testament se réfère tout simplement aux chrétiens. La Bible ne connaît pas de «saints» dans le sens de personnes mortes désignées par l’Église comme ayant mérité par leur justice un rang supérieur et la capacité de dispenser des grâces aux autres hommes.)

Il a été dit que la «vénération» d’un «Saint» est l’acte de dévotion envers un juste que l’on croit plus saint que nous et qui bénéficie de «l’oreille attentive» de Dieu. Nous avons déjà un tel juste, et il s’appelle Jésus. «Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !» (Rom. 8.34). «Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses…; Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins» (Héb. 4.15,16). Croyez-vous que Jésus, qui nous a tant aimés qu’il accepta de mourir dans l’agonie sur la croix pour nous, serait insensible à nos besoins? L’oreille de Dieu ne serait-elle pas attentive à Jésus lui-même? En vérité, que ce soit avec ou sans images, il n’y a aucun besoin de nous adresser à ceux qu’on appelle les «Saints», car déjà «nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste» (1 Jean 2.1).

B.B.

(Dans Vol. 13 No. 3)